Quand Bongo Ondimba Ali (BOA), sous la pression de son directeur de cabinet, le Béninois, Maixent Accrombessi, décida d'accrocher l'organisation de la CAN-2017, au Gabon, c'était pour des besoins d'enrichissement personnel. A l'époque, ce couple (infernal) entendait faire main basse sur les fonds destinés à son organisation, comme ce fut le cas en 2012. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Non seulement, les cours du pétrole sont en chute libre, mais plus grave, aujourd'hui, jour d'investiture précipitée, on se demande si le tirage au sort aura bien lieu, le 19 octobre prochain, à Libreville. Et si la CAN se jouera bien au Gabon début 2017.

Six cents personnes se sont réunies, ce mardi, 27 septembre, en catastrophe, au Palais du Bord de Mer de Libreville, pour investir le nouveau président réélu du Gabon, Bongo Ondimba Ali (BOA). Six cents invités triés sur le volet sur un lieu hautement protégé, loin de la ferveur des militants.

Pas d'invité étranger. Rien que les amis de Bongo Ondimba Ali (BOA) présents à Libreville pourront assister à son investiture, mardi, 27 septembre, au Palais du Bord de Mer. Soit quatre jours après la proclamation de sa victoire par la Cour constitutionnelle. Les entrées du Palais seront filtrées, ne sait-on jamais. La phobie du coup d'état a gagné les émergents du Palais du Bord de Mer.

Le retour de l'Ile de Mayotte dans le giron comorien fait partie des priorités du président des Comores, le colonel, Azali Assoumani. Créé à cet effet, le Comité Maoré s'inscrit, pleinement, dans cette dynamique. Il ne s'agit, nullement, d'aller en guerre contre l'ancienne puissance colonisatrice. Ce serait contreproductif. Les Comoriens veulent, simplement, que l' injustice frustrante dont ils sont l'objet, soit corrigée. En dehors même du fait qu'il s'agit, là, d'un principe simple du droit international, admis par toutes les conventions internationales : le droit du peuple des Comores à disposer de lui-même, à travers un de ses démembrements (Mayotte).

Une centaine de personnes ont été tuées jeudi et vendredi dans des affrontements entre les partisans d'un chef coutumier tué en août et les forces de sécurité pour le contrôle de l'aéroport de Kananga, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC).

Le président du Sénégal, Macky Sall, ne va pas se faire que des amis au Gabon, pays qu'il devra éviter, à tout prix, pendant quelque temps. Et pour cause, les félicitations qu'il s'est empressé d'adresser, hier, à Bongo Ondimba Ali (BOA) passent très mal, pas seulement, dans le camp de Jean Ping, mais, au Gabon, en général. Pour les Gabonais, c'est comme si le président sénégalais ne souhaitait pas que le Gabon devienne, comme le Sénégal, un pays démocratique.

La conseillère spéciale du président « élu », Jean Ping, demande une protection des responsables de l'opposition, au Gabon, par un vote rapide du Conseil de sécurité, et se dit disponible pour négocier sous l'égide de la communauté internationale, des conditions du départ du pouvoir de Bongo Ondimba Ali (BOA). Pour que démarre, enfin, la ré-construction du Gabon. Elle se confie à afriqueeducation.com

Question à mille dollars : Qui a gagné l'élection présidentielle du Gabon ? On a l'impression que celui qui a été déclaré vainqueur, se la joue modeste. Est-ce parce qu'il sait qu'il a triché avant de bénéficier du favoritisme de la Cour constitutionnelle ?

Le Gabon ne va connaître aucun répit. Bongo Ondimba Ali (BOA) n'aura pas le droit de souffler, après avoir laissé tellement d'énergie dans la tricherie électorale. Jean Ping qui se considère comme le président « élu » par les Gabonais et perçu comme tel par la communauté internationale, s'organise pour occuper le terrain qui, on doit le reconnaître, lui est favorable.

Bongo Ondimba Ali (BOA) a été déclaré élu par la Cour constitutionnelle de sa belle-mère. Cela était prévu. Maintenant, on fait quoi ? A Jean Ping, nouveau chef de l'opposition et ses amis, d'accroître la pression, en organisant, par tous les moyens, la reconquête du pouvoir qui vient de leur être volé, au vu et au su de toute la communauté internationale.

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