Des militaires mutins tirent en l'air et patrouillent dans Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, rackettant les habitants, ont affirmé plusieurs témoins, ce mardi. Ils occupent la préfecture des 1er et 2e arrondissements de cette ville. Contrairement à ce qui avait été déclaré, la situation n'est pas sous contrôle. Aux dernières nouvelles, la Garde républicaine a attaqué les mutins. Déjà au moins un mort, ce qui a provoqué d'autres mutineries à Man, Dimbroko, Bouaké et Daloa.

Le parquet militaire a requis, lundi, 16 janvier, cinq à vingt ans de prison ferme contre les 27 soldats membres de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ex-garde prétorienne du président déchu, Blaise Compaoré, accusés d'avoir voulu libérer leurs collègues emprisonnés après le putsch raté en septembre 2015.

Le président de la Cour suprême gambienne, Emmanuel Fagbenle, s'est récusé, lundi, 16 janvier, de l'examen du recours porté devant cette juridiction par le chef de l'Etat, Yahya Jammeh, contre l'investiture de son successeur élu Adama Barrow, prévue le 19 janvier. Par ailleurs, alors qu'il se trouve au Sénégal où il a élu domicile jusqu'à son investiture, Adama Barrow a perdu un de ses cinq fils, hier, à Banjul, décédé de morsures de chiens. Il était âgé de 8 ans.

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, qui a, déjà, à plusieurs reprises, annoncé qu'il sera, encore, à la tête du pays à 100 ans (92 ans actuellement), n'a pas apprécié qu'un pasteur annonce sa mort en 2017. Il a ordonné son arrestation.

La présidence burundaise a, officiellement, demandé à ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, d'entamer la procédure de retrait des troupes burundaises déployées, en Somalie, dans le cadre de la force de l'Union africaine (Amisom), en raison d'un conflit sur les salaires des soldats.

Les chefs d'Etat membres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) ont entrepris un bras de fer avec leur homologue de Gambie, Yahya Jammeh, battu, logiquement, à l'élection présidentielle de décembre dernier. Alors que, malgré sa défaite, il a décidé de rester en place tant que la Cour suprême qu'il a saisie ne confirme pas la victoire d'Adama Barrow, la CEDEAO, elle, annonce l'investiture de ce dernier, le 19 janvier. Et par mesure de sécurité, la présidente en exercice de la CEDEAO, Ellen Johnson Sirleaf, a annoncé que Barrow résidera, désormais, à Dakar, jusqu'à son investiture, sous la bienveillante protection du Sénégalais, Macky Sall.

Un projet de connectivité destiné à 200 écoles sur toute l'étendue du territoire national a été lancé, jeudi, 12 janvier, par le président guinéen, Alpha Condé, en présence de certains partenaires au développement.

"On nous dit que c'est fini mais combien de temps avant que ça ne recommence ?": Sita Soro, commerçante au marché de Bouaké, résume les craintes de beaucoup d’Ivoiriens après une nouvelle mutinerie de militaires, qui pèse sur l'avenir d'un pays redevenu une locomotive régionale. La rébellion conduite par Guillaume Soro, en 2002, n'a pas, encore, livré tous ses secrets. Loin s'en faut.

Le président, Sassou Nguesso, en tant que président du Comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la Libye, convoquera un Sommet sur la Libye, le 25 janvier, à Brazzaville, soit, la veille du Sommet de l'UA, à Addis Abeba. Il compte tenir cette rencontre internationale dans un pays qu'il maintient en état d'urgence, notamment, au Pool (région de Brazzaville) où il a déployé plus de 10.000 militaires pour y déloger le pasteur Ntoumi accusé de lui tenir tête. Dans une dictature où il n'y a aucune contestation possible, le pasteur Ntoumi est considéré par les Congolais comme un héros. Au vu et au su de tous, le dictateur met, un à un, tous ceux qui peuvent lui apporter contradiction aux arrêts. Après Paulin Makaya (dont l'emprisonnement l'a empêché de se présenter à la présidentielle de mars 2016 et Jean-Marie Michel Mokoko et beaucoup d'autres, il vient, coup sur coup, en moins d'une semaine, d'arrêter le député, André Okombi Salissa (AOS), ancien candidat à la présidentielle, alors qu'il bénéficie de l'immunité parlementaire. Depuis cinq jours, AOS est embastillé à la DGST (police politique), menotté (notre photo), comme un vulgaire délinquant, alors que son écharpe tricolore lui confère des prérogatives que seule la loi peut enlever. Depuis hier, c'est notre confrère, patron de Thalassa, Ghys Fortuné Dombé, qui croupit dans les geôles de la même DGST. Juste parce qu'il a déclaré que des individus comme le général, Jean François Ndengué, directeur général de la police, après avoir atteint la limite d'âge, ne devraient plus émarger dans la fonction publique comme agents de l'Etat. Conclusion : Sassou est au-dessus de la loi quand il n'est pas lui-même la loi. Il a dépassé les Congolais, mais aussi, le monde entier.
Il y a quelques semaines, Afrique Education avait réussi à joindre AOS de son refuge à Brazzaville. Il nous avait accordé une interview (parue dans le numéro 447 d'Afrique Education) qui avait fait perdre le sommeil au dictateur. Cette interview (à lire ci-après) a permis de sauver la vie à Okombi. Car le dictateur avait organisé son assassinat. Purement et simplement. Maintenant, AOS est sous sa « protection » directe. Si quelque chose lui arrive, on saura à qui demander les comptes. C'est-à-dire à Sassou-Nguesso himself.

Le Sommet France-Afrique de Bamako a permis aux chefs d'Etat et de gouvernement présents d'examiner la situation qui prévaut, actuellement, en Gambie. Invité à participer à cette rencontre, Adama Barrow a pu être présenté à l'Afrique comme chef d'Etat élu de Gambie. Il en sera, de même, fin janvier, à Addis Abeba, au Sommet de l'Union africaine, si d'ici là, Yahya Jammeh n'a pas quitté le pouvoir. Pour le déloger du Palais, les chefs d'Etat réunis à Bamako pensent qu'il ne sera pas nécessaire de recourir à un « bain de sang ». C'est du moins ce que pense le Malien, Ibrahim Boubacar Keita.

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