L'ancien ministre de l'Economie tout puissant du président, Bongo Ondimba Ali, a été emprisonné pour corruption présumée, une première dans cet Etat pétrolier frappé par une crise économique et politique où le ministre du Pétrole vient, aussi, d'être destitué.

Les peuples africains, après avoir remarqué la défaillance de leurs dirigeants, prennent, désormais, les questions monétaires en main. En Afrique francophone, ils demandent l'abandon du F CFA au profit d'une monnaie souveraine et non plus sous tutelle. Le combat ne fait que commencer.

Après le Nigeria et le Niger, au tour du Cameroun de publier les pertes que son armée vient d'infliger à Boko Haram ces dernières semaines, ce qui confirme l'affaiblissement certain de cette secte terroriste, obligée, maintenant, d'exister en commettant des attentats suicide.

On peut haïr BOA (Bongo Ondimba Ali) à cause de la succession des erreurs et des fautes politiques qu'il a commises, malgré les conseils qui lui étaient prodigués, tout au long de son premier mandat. Mais, on ne peut que l'applaudir quand il se rattrape par une action symbolique qui se veut d'éclat. Contre toute attente, il a décidé de baptiser, le 9 janvier, le nouveau stade de Port Gentil de 20.000 places où va se jouer la Coupe d'Afrique des nations, « Complexe Michel Essonghe » du nom de son conseiller politique, fidèle parmi les plus fidèles de ses collaborateurs du Palais du Bord de Mer.

Le Falcon 7X a été immatriculé par l'armée de l'air congolaise, et pas, directement, par le dictateur. Simple astuce d'un mauvais payeur devant l'éternel ? N'étant pas un avion présidentiel, il devient, du coup, un avion saisissable par les huissiers de justice. Est-ce pour cette raison qu'un secret opaque l'entoure, en ce moment, en ce sens que, comme si on s'était passé le mot, personne ne veut en parler dans les services compétents ?

Le Congo-Brazzaville est triste. Après une année de cavale, André Okombi Salissa (AOS) a été arrêté, ce matin, par les services du dictateur, en plein cœur de Brazzaville. Ce n'est, vraiment, pas une bonne nouvelle, mais, positivons en disant que ceux qui l'adorent peuvent, enfin, respirer car, désormais, plus de balle perdue pour le tuer avant de maquiller l'assassinat, plus de poison dans sa nourriture, avant de diffuser une fausse version sur Télé Congo. Aujourd'hui, on sait qu'il est entre les mains du dictateur. Si un de ses cheveux saute, ce sera Sassou-Nguesso himself.

Isabel dos Santos, la fille aînée du président angolais, José Eduardo dos Santos, et femme la plus riche d'Afrique, a pris le contrôle de la principale banque du pays, Banco de Fomento Angola. Elle est, déjà, la patronne de la plus grande société du pays, la compagnie pétrolière, Sonangol, et du plus grand opérateur de téléphonie d'Angola, Unitel. Jusqu'où ira l'appétit vorace de cette jeune femme dont le séduisant et innocent visage cache mal son caractère de dame de fer en affaires ?

De nombreuses incertitudes planent, toujours, sur l'audience de la Cour suprême gambienne du 10 janvier pour statuer sur le recours du parti du président, Yahya Jammeh, contre sa défaite électorale.

Ils sont toujours comme ça les Chinois. Ils disent vouloir faire des affaires sans juger les régimes politiques africains avec lesquels ils traitent. Après, ils parlent de partenariat « gagnant gagnant » pour cacher leur hypocrisie, alors que chez eux, le président de la République qui est en même temps le patron du parti communiste, ne peut faire que deux mandats de 5 ans, ce qui fait en tout et pour tout, 10 ans au pouvoir. Au Congo-Brazzaville où Sassou-Nguesso s'est octroyé une présidence à vie (déjà 33 ans au pouvoir), les Chinois font un partenariat "perdant perdant" : Des milliers de morts à l'actif du dictateur sous les yeux des Chinois. Alors question : Les Chinois sont-ils les amis des Congolais ?

A quelques semaines du Sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba, où le plat de résistance des travaux, après l'élection du successeur de Xhosazana Dlamini-Zuma, concernera l'admission du Maroc au sein de la grande famille africaine, le président sud-africain, Jacob Zuma, vient d'apporter un soutien de taille à la RASD (République arabe sahraouie démocratique), en demandant la fin de la colonisation marocaine dans cette « province » du Maroc. Avec l'indéfectible soutien de l'Algérie, éternelle marraine de la RASD, on est à peu près sûr que l'organisation va, à nouveau, être paralysée si l'arrivée du Maroc voudra dire sortie de la RASD de l'UA. Personne ne l'acceptera à Pretoria et à Alger.

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