Isabel dos Santos, la fille aînée du président angolais, José Eduardo dos Santos, et femme la plus riche d'Afrique, a pris le contrôle de la principale banque du pays, Banco de Fomento Angola. Elle est, déjà, la patronne de la plus grande société du pays, la compagnie pétrolière, Sonangol, et du plus grand opérateur de téléphonie d'Angola, Unitel. Jusqu'où ira l'appétit vorace de cette jeune femme dont le séduisant et innocent visage cache mal son caractère de dame de fer en affaires ?

De nombreuses incertitudes planent, toujours, sur l'audience de la Cour suprême gambienne du 10 janvier pour statuer sur le recours du parti du président, Yahya Jammeh, contre sa défaite électorale.

Ils sont toujours comme ça les Chinois. Ils disent vouloir faire des affaires sans juger les régimes politiques africains avec lesquels ils traitent. Après, ils parlent de partenariat « gagnant gagnant » pour cacher leur hypocrisie, alors que chez eux, le président de la République qui est en même temps le patron du parti communiste, ne peut faire que deux mandats de 5 ans, ce qui fait en tout et pour tout, 10 ans au pouvoir. Au Congo-Brazzaville où Sassou-Nguesso s'est octroyé une présidence à vie (déjà 33 ans au pouvoir), les Chinois font un partenariat "perdant perdant" : Des milliers de morts à l'actif du dictateur sous les yeux des Chinois. Alors question : Les Chinois sont-ils les amis des Congolais ?

A quelques semaines du Sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba, où le plat de résistance des travaux, après l'élection du successeur de Xhosazana Dlamini-Zuma, concernera l'admission du Maroc au sein de la grande famille africaine, le président sud-africain, Jacob Zuma, vient d'apporter un soutien de taille à la RASD (République arabe sahraouie démocratique), en demandant la fin de la colonisation marocaine dans cette « province » du Maroc. Avec l'indéfectible soutien de l'Algérie, éternelle marraine de la RASD, on est à peu près sûr que l'organisation va, à nouveau, être paralysée si l'arrivée du Maroc voudra dire sortie de la RASD de l'UA. Personne ne l'acceptera à Pretoria et à Alger.

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

Après la défaite du groupe extrémiste, Etat islamique (EI), dans son fief libyen de Syrte, les principales factions rivales de la Libye se livrent une lutte d'influence sans merci, faisant planer la menace d'un conflit généralisé.

La saignée des combattants d'Abubakar Shekau continue. Très gonflé pour reconnaître que son mouvement est en totale perte de vitesse, il continue de bomber le torse. Après avoir été chassé de sa base de Sambisa par l'armée du Nigeria, il y a deux semaines, Boko Haram a vu ses combattants s'éparpiller dans la nature. Parfois pieds nus. On les trouve errant ici et là leur unité de commandement ayant éclaté. Face à cette débandade, beaucoup d'entre eux eux préfèrent se rendre. C'est le moindre mal. C'est le cas de la vingtaine de combattants qui ont signé leur reddition, il y a quelques jours, auprès des autorités du Niger.

Pierre Nkurunziza est en train de mettre le Burundi en lambeaux. Un seul chiffre : celui du secteur de l'Education dont le budget a été divisé par trois, en 2017, par rapport à 2016. Il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Etat.

Changement de comportement chez Joseph Kabila. Est-ce l'effet Vatican ou la fête de la nativité qui ont eu raison de son imperméabilité ? Le président rdcongolais avait, déjà, marqué son accord pour quitter le pouvoir, fin 2017, et de ne pas modifier la constitution avant. Il a vu qu'il n'était pas raisonnable pour lui de s'accrocher au pouvoir avec les conséquences prévisibles qu'on craignait (cas du Burundi et du Congo-Brazzaville). Qu'il valait mieux le quitter, démocratiquement, avec l'espoir de tenter un retour dans cinq ou dix ans. A 45 ans, il a, encore, son avenir devant lui. Résultat, il coopère, maintenant, de tout cœur avec la CENCO pour la signature d'un accord gagnant-gagnant avec l'opposition. Une très bonne chose pour la RDC et ses hommes politiques que le pouvoir de Brazzaville doit regarder d'un très très mauvais œil.

Après ses différents succès électoraux dont celui du mois dernier sur le changement de la constitution, Alassane Ouattara est à même de proposer la 3e République qu'il appelait de toutes ses forces. Lors de la cérémonie des vœux, ce mercredi, 4 janvier, il a promis la mise en place rapide des différentes institutions, à commencer par la nomination d'un vice-président dont personne ne croit bien appréhender le profil. L'enjeu est de taille : en 2020, Alassane Ouattara a annoncé urbi et orbi qu'il quittera, définitivement, le pouvoir. Le vice-président sera, alors, bien parti pour lui succéder.

Les plus populaires