Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

Après la défaite du groupe extrémiste, Etat islamique (EI), dans son fief libyen de Syrte, les principales factions rivales de la Libye se livrent une lutte d'influence sans merci, faisant planer la menace d'un conflit généralisé.

La saignée des combattants d'Abubakar Shekau continue. Très gonflé pour reconnaître que son mouvement est en totale perte de vitesse, il continue de bomber le torse. Après avoir été chassé de sa base de Sambisa par l'armée du Nigeria, il y a deux semaines, Boko Haram a vu ses combattants s'éparpiller dans la nature. Parfois pieds nus. On les trouve errant ici et là leur unité de commandement ayant éclaté. Face à cette débandade, beaucoup d'entre eux eux préfèrent se rendre. C'est le moindre mal. C'est le cas de la vingtaine de combattants qui ont signé leur reddition, il y a quelques jours, auprès des autorités du Niger.

Pierre Nkurunziza est en train de mettre le Burundi en lambeaux. Un seul chiffre : celui du secteur de l'Education dont le budget a été divisé par trois, en 2017, par rapport à 2016. Il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Etat.

Changement de comportement chez Joseph Kabila. Est-ce l'effet Vatican ou la fête de la nativité qui ont eu raison de son imperméabilité ? Le président rdcongolais avait, déjà, marqué son accord pour quitter le pouvoir, fin 2017, et de ne pas modifier la constitution avant. Il a vu qu'il n'était pas raisonnable pour lui de s'accrocher au pouvoir avec les conséquences prévisibles qu'on craignait (cas du Burundi et du Congo-Brazzaville). Qu'il valait mieux le quitter, démocratiquement, avec l'espoir de tenter un retour dans cinq ou dix ans. A 45 ans, il a, encore, son avenir devant lui. Résultat, il coopère, maintenant, de tout cœur avec la CENCO pour la signature d'un accord gagnant-gagnant avec l'opposition. Une très bonne chose pour la RDC et ses hommes politiques que le pouvoir de Brazzaville doit regarder d'un très très mauvais œil.

Après ses différents succès électoraux dont celui du mois dernier sur le changement de la constitution, Alassane Ouattara est à même de proposer la 3e République qu'il appelait de toutes ses forces. Lors de la cérémonie des vœux, ce mercredi, 4 janvier, il a promis la mise en place rapide des différentes institutions, à commencer par la nomination d'un vice-président dont personne ne croit bien appréhender le profil. L'enjeu est de taille : en 2020, Alassane Ouattara a annoncé urbi et orbi qu'il quittera, définitivement, le pouvoir. Le vice-président sera, alors, bien parti pour lui succéder.

Si l'Afrique est dans la situation actuelle, c'est à cause, en grande partie, de ses “intellectuels”. Le modèle à suivre, ce sont Wole Soyinka (Nigeria), Mongo Beti (Cameroun), N'Gugi Wa Thiongo (Kenya), pour ne citer que ceux-là, car ils n'ont jamais accepté de compromission, ni aucun marchandage, pour préserver un quelconque confort ou bien-être personnel.

Denis Sassou-Nguesso n'est pas bien dans sa peau de dictateur ces derniers temps. Son Falcon 7X (de location) actuellement en révision en France, est cloué au sol pour factures non honorées. Les frais de stationnement ne sont pas non plus payées. Mais ce n'est pas la seule mauvaise nouvelle qui le frappe. Pas plus tard qu'hier, il a failli perdre son (précieux) directeur de cabinet, Firmin Ayessa, suite à une chaude engueulade avec sa fille et non moins conseillère en communication, Claudia Sassou-Nguesso, qui considère Ayessa comme son chiffon, alors qu'il est son patron direct. Après l'humiliation de Miami, Sassou est obligé d'éteindre le feu qui couve à ses portes.

Qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans la tête du petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza ? Après avoir mis les ONG sous contrôle et exigé d'elles qu'elles déclarent leurs devises, après avoir laissé entendre que le peuple lui demandait de modifier la constitution afin qu'il devienne président à vie, le voilà qui interdit la plus ancienne ligue burundaise des droits de l'homme. Où s'arrêtera ce petit despote ?

Un front des Africains va s'élever contre le F CFA, samedi, 7 janvier 2017, en plusieurs lieux symboliques : Paris, Dakar, Abidjan, Ouidah, Londres, Bruxelles, Port au Prince, etc. vont accueillir une conférence sur la nécessité pour les Africains de se défaire de cette monnaie, rigoureusement, coloniale, qui concentre tant de haine et d'animosité auprès des peuples d'Afrique alors que certains dirigeants africains (aux ordres ?) ne jurent que par son nom.

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