En ce début 2017, le professeur, Jean-Claude Djereke, invite les Africains à un changement profond des mentalités, à sortir de leur sommeil profond, à prendre exemple sur le Japon et Israël, qui, après avoir été persécutés, ont su prendre leur destin en main, en se donnant la capacité de faire face, aujourd'hui, à toute sorte d'adversité. D'où qu'elle vienne. La liberté ne s'octroie jamais. Elle s'arrache. Toujours, toujours. C'est la leçon de Bernard Dadié à l'Afrique, son Afrique, en cette nouvelle année pleine d'incertitude.

L'accord consacrant la cogestion de la République démocratique du Congo (RDC) entre la fin du mandat du président, Joseph Kabila, et l'élection de son successeur, en principe, à la fin de l'année, suscite des interrogations sur sa mise en œuvre, deux jours à peine après sa signature.

Le ministre burundais de l'Environnement a été tué par balle, dimanche, 1er janvier, matin, dans la capitale Bujumbura, devenant le premier membre du gouvernement à être assassiné depuis que le Burundi a plongé dans une grave crise politique, il y a près de deux ans. Une crise qui va s'approfondir, Pierre Nkurunziza ayant annoncé la modification de la constitution pour une présidence à vie.

La fin de Boko Haram en tant que groupement terroriste est proche, même s'il restera des résidus de djihadistes qui réussiront à fondre dans les populations, parfois, avec quelques capacités de nuisance. L'objectif actuel est de mettre la main sur son chef présumé, Abubakar Shekau, mort ou vif. En attendant, on commence à solder certains comptes dans les pays concernés. Au Niger, par exemple, un millier de combattants de cette nébuleuse vont bientôt passer devant les tribunaux.

Dans deux semaines, le Gabon accueillera la plus grande fête sportive du continent, la CAN (Coupe d'Afrique des nations) de football. Mais pour qu'elle soit, réellement, une fête populaire, il faut que l'environnement le permette et que les populations aient le cœur à cette fête. Tel n'est pas le cas dans le Gabon post-électoral actuel où on compte deux présidents : un président proclamé par la Cour constitutionnelle et un autre, auto-proclamé, qui draine une masse importante de Gabonais derrière lui, et qui lui reconnaît la qualité de « président élu ».

A côté d'un Paul Kagamé et d'un Denis Sassou Nguesso triomphants, parce qu'ils ont bravé les lois de leur pays qu'ils sont supposés faire respecter, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, ne pouvait être insensible à une modification de la constitution qui lui donne la latitude de rester au pouvoir autant d'années qu'il le voudra. D'autant plus que la communauté internationale sur laquelle compte l'opposition burundaise compte pour du beurre, comme on l'a vu au Congo-Brazzaville et au Rwanda. Résultat : Pierre Nkurunziza a annoncé ne pas exclure un 4e mandat si le peuple le lui demande. Puis, un 5e, un 6e, un 7e, un 8e, un 9e, un 10e, bref, jusqu'à ce que Dieu le Tout Puissant veuille bien le convoquer, au ciel.

Sassou-Nguesso a-t-il donné son accord pour la liquidation de Paulin Makaya, comme ça se chuchote à Brazzaville ? Le comportement de ses sbires fait, en tout cas, peser de forts soupçons selon lesquels le dictateur voudrait, vite, se débarrasser de l'empêcheur de tourner en rond, Paulin Makaya. Mais, très mal exécuté, son plan pour assassiner le président de l'UPC, le 29 décembre, a connu quelques ratés, ce qui lui donne quelques jours de sursis, à moins que le dictateur ne change de fusil d'épaule, maintenant que tout est mis sur la place publique.

Moscou joue le chaud et le froid. Après avoir annoncé la réciprocité, en expulsant 35 diplomates américains accrédités en Russie, VladimirPoutine atteint par la grâce et le pardon, annonce ne vouloir expulser personne.

Le courant ne passe plus entre l'ancien premier ministre de transition, le général, Isaac Zida, et le nouveau pouvoir du Burkina Faso. Installé au Canada depuis la fin de la transition, ce dernier n'a répondu à aucune des convocations qui lui ont été adressées pour reprendre ses fonctions dans l'armée.

Moscou n'a pas attendu une journée pour répondre à l'expulsion de ses 35 diplomates par Barack Obama. Ce sera le même traitement : 35 diplomates américains vont quitter la Russie incessamment.

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