Notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, a réagi à la publication de la politique culturelle du président du Bénin, Patrice Talon. Il le fait sans arrières-pensées (politiques) comme il l'a, toujours, fait, en France, son pays d'accueil, où il vient d'écrire au candidat socialiste, Benoît Hamon, exactement, pour le même problème.

Le deuxième mandat du président, Alassane Ouattara, devient un calvaire. Accordé, officiellement, pour terminer ses chantiers commencés en 2011, ce mandat devient un sac de nœuds difficile à dénouer. Machine à accéder au pouvoir, le RHDP est, pratiquement, en train de voler en éclats. Il ne tient plus qu'à un fil. Au sein du RDR, les héritiers du président aiguisent les couteaux, sous les gandourah. Le PDCI, de son côté, refuse de plus en plus d'être l'éternelle remorque du parti du chef de l'Etat, le RDR. Si Henri Konan Bédié garde, encore, le calme, ses lieutenants proches ou lointains, eux, donnent de la voix. C'est dans ce contexte que les anciens rebelles, reconvertis dans l'armée, ainsi que, les militaires réguliers, ont décidé de se faire entendre. La presse de l'opposition, bien naturellement, s'en donne à cœur joie, ce qui est de bonne guerre. Le pouvoir est énervé. Mais n'est-ce pas la règle du jeu ? On croyait pourtant le président de la République libéral : il fait une erreur en ordonnant (par procureur interposé) l'arrestation des journalistes de l'opposition. Pour si peu ? C'est franchement pitoyable.

On ne sait pas si Donald Trump va insuffler une politique, carrément, anti-arabe dans le monde. La façon dont il vient de bloquer la nomination du successeur de Martin Kobler, comme émissaire des Nations-Unies en Libye, peut le laisser penser. En effet, Palestinien et ancien premier ministre, Salam Fayyad a été récusé par Washington. Une décision qui crée un certain émoi aux Nations-Unies.

Les législateurs rwandais ont adopté, mercredi, 8 février, la loi établissant le kiswahili comme une langue officielle en plus de l'anglais, du français et du kinyarwanda. Le kinyarwanda (ou le kirundi au Burundi) est la langue nationale parlée par 98% de Rwandais et de Burundais. L'adoption du swahili comme langue nationale (parlée dans toute la sous-région d'Afrique australe) est un pas vers l'intégration africaine.

Le parquet de Nanterre, saisi d'une plainte mettant, notamment, en cause Camrail, filiale camerounaise du groupe Bolloré, après une catastrophe ferroviaire au Cameroun, en octobre, s'est déclaré "incompétent" pour mener l'enquête.

Au moins, 20 combattants ont été tués dans des affrontements qui ont éclaté, samedi, dans une localité minière du centre du Centrafrique entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, selon des témoins qui fuyaient les combats.

La FIDH et la Ligue ITEKA condamnent avec la plus grande fermeté l'attaque du camp militaire de Mukoni par des hommes armés non-identifiés le 24 janvier et les opérations de représailles des autorités au sein de l'armée contre les soldats tutsi des ex-Forces armées burundaises (FAB).

Candidat de la droite et du centre, vainqueur incontesté des primaires devant Alain Juppé, François Fillon a été rattrapé par son passé d'homme du « système ». Après avoir fait la différence avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy en convoquant la morale pendant la campagne, il peine, aujourd'hui, à expliquer qu'il soit, aussi, transparent que le général de Gaulle qu'il aimait prendre comme référence dans ses attaques contre ses concurrents. S'il a réussi, momentanément, à maintenir les dirigeants de la droite et du centre (à l'exception notable de François Bayrou) derrière lui, on commence, cependant, à noter de grosses fissures dans le rang des militants. A la veille de son voyage à l'île de la Réunion, François Fillon n'est, vraiment, plus lui-même. Il est en train de tuer son camp : Il l'a empêché de recourir à un Plan B (Alain Juppé, François Baroin ou Xavier Bertrand) alors qu'il est dans l'impossibilité morale et intellectuelle de faire campagne pour gagner. Du coup, la traditionnelle machine à perdre de la droite est à nouveau en marche. Pour le bonheur de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron ? On ne le sait encore.

Le tonitruant président américain, Donald Trump, plie, mais refuse, toujours, de rompre. Son appel a été rejeté à l'unanimité des trois juges de la Cour d'appel de San Francisco. Pas du tout démonté, le milliardaire pense, désormais, saisir la Cour suprême. Cette question est-elle devenue une affaire de vie ou de mort pour lui ? On commence à se le demander.

Une ville américaine et non des moindres, Los Angeles, est, également, candidate (comme Paris) pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024. Les choses allaient bien pour elle jusqu'à la signature des décrets anti-immigration de Donald Trump, qui tentent d'annuler les visas des ressortissants de sept pays arabes. Depuis, c'est le bras de fer entre la Maison Blanche et la justice américaine qui a réussi à les suspendre, provisoirement, en attendant l'aboutissement des recours diligentés par Trump. Conséquence : Los Angeles perd de son attrait et accroît, indirectement, les chances de Paris. Merci Trump !

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