PRESIDENTIELLE AMERICAINE : Un deuxième lanceur d'alerte prêt à témoigner contre Donald Trump

Alors que les démocrates tentent de démontrer que Donald Trump a fait pression sur Kiev pour salir son rival à la présidentielle, Joe Biden, un deuxième lanceur d'alerte est prêt à témoigner sur le président américain, a annoncé, dimanche, 6 octobre, ABC News. L'étau se resserre de plus en plus sur le mafieux chef de la Maison Blanche dont les enquêtes concernent, déjà, son vice-président, Mike Pence. L'autre Mike (Pompeo), le secrétaire d'Etat est, lui aussi, dans le collimateur des démocrates. Pour Nancy Pelosi, la patronne de la chambre des représentants, le parti démocrate tient, enfin, le bon bout pour nuire à Trump jusqu'à la présidentielle, sauf, s'il démissionnait avant, ce qui, aujourd'hui, paraît, encore, hautement, improbable.

Mark Zaid, qui représente le premier lanceur d'alerte dont le signalement a provoqué l'ouverture de cette enquête sur l'affaire ukrainienne, a indiqué que son client était, également, membre des services de renseignement et avait une connaissance directe de certains des éléments évoqués par son confrère, en lien avec une conversation téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Ce deuxième lanceur d'alerte a été entendu par l'inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, toujours, selon Mark Zaid cité par ABC News. Mais, il n'a pas encore contacté ou été contacté par les commissions parlementaires menant l'enquête. Ce qui n'est qu'une affaire de quelques heures.

Vendredi, 4 octobre, soir, le New York Times avait évoqué l'existence d'un deuxième lanceur d'alerte, qui se serait, lui aussi, alarmé de l'attitude du président vis-à-vis de l'Ukraine.

Le premier lanceur d'alerte avait jugé que dans son appel du 25 juillet avec Volodymyr Zelensky, Donald Trump avait "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine dans la campagne pour sa réélection en 2020, en lui demandant de l'aider à rassembler des informations compromettantes sur le démocrate Joe Biden. Une affaire très grave aux Etats-Unis, qui se veulent champions toutes catégories de la démocratie, de la transparence électorale et de la droiture en ce sens que tout chez eux fait référence aux Saintes Ecritures. L'appel à l'aide à l'Ukraine rappelle l'ingérence de la Russie en faveur de Trump, pendant la présidentielle de 2016, laquelle ingérence avait fait perdre l'élection à la démocrate, Hillary Clinton, que tout le monde voyait remplacer Barack Obama à la Maison Blanche.

Le président américain a, toutefois, de nouveau, défendu, samedi, 5 octobre, son coup de fil "parfait" avec son homologue ukrainien, accusant le lanceur d'alerte d'être inexact dans sa version des faits.

Mais, même au sein de son propre camp républicain, on commence de moins en moins à le croire (sur notre photo, Donald Trump avec son épouse d'origine slovène, région où Trump compte beaucoup d'alliés).

Bientôt le lâchage public de certains sénateurs républicains ?

Commentaires

Ku Ibiti (non vérifié)
Trump, il ne fallait pas aller chercher noise à la Chine, à l'Europe et même au climat....Tu vas récolter ce que tu as semé...

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