GABON : Frappé par un AVC en 2018, Ali Bongo Ondimba aurait déjà abandonné la canne

C'est parfois désagréable de parcourir ce qui se dit sur le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sur la toile. Il a beau être indifférent à des discours désobligeants, à un moment donné, ceux-ci finissent par affecter, au moins, les membres de sa famille et de son entourage proche. Le 30 septembre, à l'Elysée, en marge du déjeuner que le maître des lieux, Emmanuel Macron, avait offert aux invités étrangers venus dire adieu à l'ancien président, Jacques Chirac, un aparté, selon les réseaux sociaux, aurait eu lieu entre les présidents français, congolais, Denis Sassou-Nguesso, équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, et la présidente du sénat, Dr Milebou Aubusson.

Selon cette rumeur, les chefs d'Etat concernés auraient évoqué la vacance de pouvoir au Gabon, au regard de l'état physique actuel du président, Ali Bongo Ondimba (ABO). Une vacance qui profiterait, naturellement, à la présidente du sénat, présente à cet aparté.

Cette nouvelle est, évidemment, fausse. Si on peut reprocher à Emmanuel Macron, de n'avoir pas une politique africaine digne de ce nom, il est tout le contraire d'un Nicolas Sarkozy : sur les questions africaines, en effet, il fait du François Hollande. Autrement dit, il n'agit pas, mais, il réagit quand une situation se présente à lui. Il ne s'est donc pas ingéré de cette grossière manière, dans les affaires intérieures du Gabon, un pays ami qui compte.

Mais, pour étouffer cette fausse rumeur dans l'oeuf, ABO a tenu à se manifester, à sa manière, question de répondre à ceux qui veulent l'enterrer vivant : samedi, 5 octobre, il est venu avec ses deux pieds au stade librevillois de Nzeng Ayong, un quartier populaire parmi les plus populaires de la capitale gabonaise, prononcer un discours devant un public conquis, sans notes (notre photo). D'autre part, il s’est permis, à cette occasion, d’effectuer quelques pas de danse de musique traditionnelle. Et cela devant une immense foule surprise et ahurie. A-t-on déjà vu un mourant esquisser des pas de danse ?

ABO ne se sert même plus (pratiquement) de sa canne. Sauf à certaines rares occasions. Son rétablissement est, donc, progressif. Mais définitif. Et dans un avenir proche, il recommencera à participer à des Sommets, à l'étranger, comme par le passé. Le pire pour le Gabon est derrière. Au point où le directeur de cabinet du président, Brice Laccruche Alihanga, commence à parler de ...2023, année de la prochaine élection présidentielle. De quoi énerver Jean Ping et ses amis.

Sujet de droit constitutionnel aux étudiants de 1ère année de droit public de l'Université Omar Bongo de Libreville : "Un mourant (vrai vrai) a-t-il le temps de penser à sa propre succession à la magistrature suprême" ?

Commentaires

Ku Ibiti (non vérifié)
kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk Bravo à ABO !! Shame on you à DSN et TON, occupez vous de vos affaires !! kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

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