DEFILE DU 70e ANNIVERSAIRE : Le Chinois Xi Jinping sort ses engins de la mort

Ce jeudi, 3 septembre, c'est jour de fête en Chine. Même les paysans des contrées les plus réculées ont revêtu leurs meilleures tuniques pour fêter, à l'unisson, avec le grand camarade, Xi Jinping, les 70 ans de la victoire de la Chine sur les impérialistes (entendez les Japonais). Pour montrer ses biceps à la hauteur des ambitions mondiales de la Grande Chine, l'Armée populaire de libération (APL) a gratifié le monde entier d'une parade militaire telle qu'on les voyait, seulement, à l'ère de l'Armée route de la Grande Union Soviétique : 12.000 soldats, 500 engins de la mort les uns plus sophistiqués que les autres, 200 avions et hélicoptères de guerre.

Le président chinois, Xi Jinping, a, incontestablement, réussi à passer son message, au moment même, où son rival au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le président russe, Vladimir Poutine, présent à ses côtés, pendant la cérémonie, parachève son premier Plan de modernisation du complexe militaro-industriel russe d'un coût de 600 milliards de dollars sur dix ans. Conséquence directe : la Russie est en train d'implanter une première base navale en Guinée équatoriale, en attendant, une deuxième, en Egypte, avant la fin de l'année. Si ce n'est rien de tel pour la Chine, tout laisse penser que ce n'est qu'une question de temps : les investissements massifs de Pékin sur le continent africain ne laissent planer aucun doute. Pékin va négocier ses bases militaires, sur le continent, comme le font Moscou, Washington, Paris et Londres. Objectif : sécuriser ses intérets.

Voilà pourquoi les chefs d'Etat africains ne pouvaient pas manquer à l'appel. Ce genre de parade se fête avec les amis ...africains : le président soudanais, Omar el Béchir, ennemi numéro un de l'Occident, est présent, dans le cadre d'une visite officielle de 4 jours, tout comme le RDCongolais, Joseph Kabila, et l'incontournable, Jacob Zuma, le président sud-africain.

Place Tiananmen, l'APL a pu exposer au public les nouveaux missiles balistiques 21D qu'on appelle communément, à Pékin, « tueurs de porte-avions ». L'allusion est faite ici à la 7e flotte américaine, qui mouille dans les eaux du Pacifique. Pour les Pékinois, ces navires militaires ne sont plus hors de portée. Les « Dongfeng » (Vent d'Est) vont à 3.500 km/h, ce qui les rend invisibles face aux défenses antiaériennes de Oncle Sam, alors que leurs charges explosives sont capables de décapiter, complètement, une ville de plusieurs millions d'habitants.

Qui a dit course aux armements ? On y est en plein, au moment où l'Occident se débat dans des crises multiformes. On peut, d'ailleurs, comprendre pourquoi Barack Obama, personnellement, invité par son ami, Xi, n'a pas osé faire le déplacement. Il a bien fait de rester à Washington car il y avait de l'humiliation dans l'air. Pour lui qui est considéré comme l'homme le plus puissant du monde.

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