Economie

Le dictateur maudirait la diaspora qui a réussi à freiner des quatre fers la signature (facile) d'un programme de redressement avec le FMI, comme il fut recommandé aux six pays de la CEMAC, fin décembre 2016, à Yaoundé, à l'issue d'une réunion à laquelle avaient pris part, les chefs d'Etat de la CEMAC, Christine Lagarde, la patronne du FMI, et Michel Sapin, le ministre de l'Economie de l'époque de François Hollande. La dévaluation du F CFA pour corriger la dégradation profonde des comptes des pays de la CEMAC ayant été rejetée par les six chefs d'Etat, il restait la solution d'une négociation directe avec le FMI, et de façon individuelle. A ce jour, seuls le Congo-Brazzaville et la Guinée équatoriale n'ont pas encore signé. Et pas pour les mêmes raisons.

Le Niger a confirmé, jeudi, 15 novembre, soir, la découverte par la société algérienne Sonatrach d'un nouveau bassin pétrolier, à Kafra, à la frontière nigéro-algérienne. Petit à petit, ce pays va devenir un producteur de pétrole modeste, certes, mais qui comptera au sein de l'Association des pays africains producteurs de pétrole. Son pétrole doit être écoulé par le port de Kribi, au Cameroun, à travers le pipeline Tchad-Cameroun.

Jacob Zuma avait mis son intelligence et son énergie ailleurs. Les problèmes de justice auxquels il est, aujourd'hui, confronté le prouvent. Sitôt arrivé à la tête de l'Etat, son ancien vice-président, Cyril Ramaphosa, a décidé de s'attaquer à la réforme agraire, qui est une promesse lointaine que n'avait pu mettre en œuvre le président, Thabo Mbeki. Décidé à la réaliser, Cyril Ramaphosa vient de mettre le parlement à contribution, une étape déterminante pour son succès.

La Convention ACP-UE prendra fin en février 2020 et devra être immédiatement renouvelée. Pour ce faire, les deux parties viennent de se lancer dans un processus long et difficile de négociations, qui abordera tous les aspects de ce partenariat : politique, économie, commerce, industrie, services, culture, santé, éducation, agriculture, élevage, nouvelles technologies de l'information et de la communication, etc. Négociateur en chef des pays ACP, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Togo, le professeur, Robert Dussey, s'est confié à votre magazine préféré à ce sujet. Parfaitement conscient des attentes au niveau des pays ACP, le négociateur en chef et son équipe prennent leur rôle très au sérieux et annoncent qu'ils feront tout pour ne pas décevoir.

Dans le cadre de la diplomatie économique initiée par le président, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre des Affaires étrangères de la Coopération et de l’Intégration africaine, le professeur, Robert Dussey, a pris part, les 07 et 08 novembre 2018, au « 8th Nordic-African Business Summit », à Oslo, au Royaume de Norvège.  Il a, notamment, participé aux discussions du panel consacrées à « Africa’s Port outlook-specially with an update on the current deep sea port development in Togo ».

Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a reçu les présidents érythréen et somalien, vendredi, 9 novembre, dans le Nord de l’Ethiopie où ils ont évoqué les moyens de renforcer l'intégration économique régionale entre leurs pays par le passé rivaux. C'est un miracle qui se produit, sous nos yeux, en cette fin d'année 2018.

La chancelière allemande, Angela Merkel, accueille, ce mardi, 30 octobre, à Berlin, 12 chefs d'Etat africains pour une nouvelle dynamique axée sur le secteur privé. Il s'agit des chefs d'Etat venant des pays suivants : Bénin, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Maroc, Rwanda, Sénégal, Tunisie, Togo et Burkina Faso. A ce jour, ces 12 pays ont adhéré à ce projet et exposé leurs aspirations et leurs programmes de réforme dans un cadre adopté par les ministres des Finances du G-20 en mars 2017. On peut, donc, dire sans risque de se tromper que ces douze pays sont ceux qui font de réels efforts de bonne gouvernance version Banque mondiale et Fonds monétaire international.

Une grosse et inattendue fatigue vient de contraindre le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO), à s'absenter à deux importantes rencontres internationales. Il s'agit du « Davos du désert », en Arabie Saoudite, et au Sommet de la CEMAC, à N'Djamena, au Tchad.

Le milliardaire tanzanien, Mohammed Dewji, a été libéré, dans la nuit de vendredi à samedi, 20 octobre, et a dit être rentré chez lui "sain et sauf", un peu plus d'une semaine après son spectaculaire enlèvement le 11 octobre à Dar es Salaam.

Démarrées le 28 septembre 2018, à New York, en marge des travaux de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, les négociations en vue d'un nouvel Accord entre les 79 pays ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique) et les 27 de l'Union européenne (UE), viennent de connaître leur première session technique conjointe, le 18 octobre, à Bruxelles, entre les ambassadeurs ACP et les hauts fonctionnaires UE. On notait, aussi, la présence du Dr Patrick I. Gomes, secrétaire général du Groupe ACP, de Stefano Manservisi, directeur général pour la Coopération internationale et le développement, et de Helga Schmid, secrétaire général du Service européen pour l'action extérieure. Négociateur en chef pour le compte des ACP, le ministre togolais des Affaires étrangères de la Coopération et de l'Intégration africaine, le professeur, Robert Dussey, a prononcé une allocution pour situer, une fois de plus, les uns et les autres sur les attentes (fortes) des 79 et rassurer sur leur (réelle) volonté de travailler, main dans la main, à la conclusion d'un Accord, vraiment, gagnant gagnant, avec l'UE. A un moment où l'offensive des pays émergents apporte une autre offre en matière de développement et d'industrialisation chez les ACP, ce qui au passage crée, une inquiétude certaine auprès des partenaires européens, le professeur, Robert Dussey, au nom du Groupe ACP, a tenu à rassurer l'UE sur l'ancrage en profondeur de la coopération entre les deux parties.

La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, mardi, 16 octobre, la signature d'un "accord de développement exclusif" avec deux entreprises chinoise et espagnole pour tenter de financer son projet de méga-barrage hydro-électrique Grand Inga sur le fleuve Congo d'une capacité de 11.000 MW.

C'est un véritable marathon qui démarre entre les 79 pays d'Afrique des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et les 27 de l'Union européenne (UE). Présidées côté ACP par le chef des négociateurs, le ministre togolais des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, le professeur, Robert Dussey, ces négociations ont, officiellement, débuté, à New York, le 28 septembre dernier, en marge de l'Assemblée Générale des Nations-Unies. La présence des deux parties à Bruxelles pour la première session des négociations techniques, n'est que la suite logique de l'entrée en matière à New York. Le rythme des sessions et des rencontres sera, ainsi, soutenu jusqu'à la signature d'une nouvelle convention en 2020.

Ce n'est pas un film de James Bond. Mais un fait réel qui alimente la Une des journaux en Tanzanie où l'homme considéré comme le plus jeune milliardaire du continent africain, le businessman tanzanien, Mohammed Dewji, a été enlevé, ce jeudi, 11 octobre, par des hommes armés, à Dar es Salaam, pour une destination inconnue. Toutes les forces de défense et de sécurité du pays sont à sa recherche.

La Namibie va exproprier les propriétaires terriens étrangers qui ne vivent pas sur son sol dans le cadre d'une nouvelle réforme destinée à corriger les inégalités foncières héritées de son époque coloniale. Cette annonce du président, Hage Geingob, vient mettre un terme à ses hésitations en la matière alors que beaucoup de paysans sans terre en demandent pour vivre et aider à la relance de la production dans le pays.

L'Opération Assainissement des finances publiques se poursuit activement en Angola. Le chef de l'Etat, Joao Lourenço, qui l'a initiée ne se soucie guère des qu'en dira-t-on. Après avoir emprisonné le fils de son prédécesseur, Jose Filomeno dos Santos dit Zenu, la semaine dernière, c'est au tour du président de la fondation de l'ancien chef de l'Etat de se retrouver en prison dans une affaire de "fraudes financières".

Coup de tonnerre à Luanda : Jose Filomeno dos Santos va dormir dès cette nuit en prison. Motif de sa détention : Détournement de fonds publics. Le nouveau chef de l'Etat, le général, Joao Lourenço, a surpris par la rapidité des mesures qu'il prend contre les corrompus du système. Même Ingénieur Jose Eduardo dos Santos semble pris de court. Jusqu'à ira cette opération « Nettoyage » ?

Arrivé à Beijing à 12 heures locales (5 heures du matin à Yaoundé), vendredi, 31 août 2018, pour prendre part au 3ème Sommet du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) dont l’ouverture est prévue le 3 septembre, le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, accompagné de son épouse, Chantal Biya, a, immédiatement, eu une séance de travail avec son homologue chinois, Xi Jinping, au Grand Palais du Peuple, dans l'après-midi. Au Cameroun, les Chinois financent, pratiquement, huit grandes réalisations sur dix, et veulent aller au-delà. Mais, encore faudrait-il que cela soit, véritablement, un partenariat « gagnant-gagnant » pour les Camerounais aussi. Paul Biya n'a pas eu tort de demander une annulation pure et simple de la dette chinoise, une requête que va examiner la partie chinoise au moment où le Cameroun devient la principale destination des investissements chinois en Afrique francophone et la quatrième en Afrique après l'Afrique du Sud, la Tanzanie et l'Ethiopie.

La première ministre britannique, Theresa May, est vraiment décidée à damer le pion à ses homologues du G7. Alors que Donald Trump essaie de lui couper de l'herbe sous les pieds en prospectant les pays anglophones les plus prospères (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya et Egypte), elle annonce que la Grande Bretagne sera numéro 1 du G7 sur le plan des investissements en Afrique en 2022 au plus tard. Voilà un défi lancé à Donald Trump, mais aussi, à Angela Merkel et, surtout, à Emmanuel Macron, qui en l'espace d'une année à l'Elysée, a effectué plusieurs visites en Afrique (Algérie, Maroc, Tunisie, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Sénégal, Nigeria et Mali). Si Emmanuel Macron est champion toutes catégories au niveau des pays visités (où il souhaite entretenir le courant d'affaires), Theresa May, elle, affiche son ambition : être numéro un en investissements en Afrique d'ici quatre ans. Qui dit mieux ? Seule la Chine !

La Grande Bretagne n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts. Après son départ avec armes et bagages de l'Afrique, contrairement, à la France qui fit mine de partir pour mieux s'implanter, elle cherche, aujourd'hui, à remettre pied dans ses anciennes possessions les plus juteuses. Il faut dire que le Brexit est passé par là, ce qui fait que Londres ne peut plus miser sur l'Union européenne au moment où l'incontrôlable, Donald Trump, montre à la Grande Bretagne qu'elle n'est plus l'alliée naturelle des Etats-Unis en tous points. La Grande Bretagne se doit, donc, d'assurer ses arrières, en allant reconquérir en Afrique, ce qui est, d'ores et déjà, perdu en Europe. Mais membre des BRICS, l'Afrique du Sud n'est pas à prendre malgré sa fragilité économique actuelle. Le président, Cyril Ramaphosa, mise beaucoup plus sur la dynamisation des relations économiques de son pays avec la Chine et l'Inde. Alors que le président kenyan, Uhuru Kenyatta, est, actuellement, invité, à la Maison Blanche, par Donald Trump, pour parler terrorisme et affaires économiques, pays où le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a, déjà, été invité, fin avril 2018, tout comme le président égyptien, Fattah al Sisi, début avril 2017, premier président africain à y avoir été convié, Donald Trump (outre les intérêts bilatéraux) voulant saluer le flair de Sisi qui, avait su miser sur son élection à la Maison Blanche quand personne n'y croyait, Theresa May va arriver sur un continent où ses anciennes principales colonies ont, toutes, été prospectées par son ancien encombrant allié. Mais, mieux vaut tard que jamais, semble se dire la première ministre britannique. Par les temps qui courent, a-t-elle encore les moyens de faire la fine bouche ?

C'est comme si Donald Trump n'était pas content du rapprochement entre le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et son homologue chinois, Xi Jinping. Après une visite officielle (réussie) en Afrique du Sud, en juillet, le président chinois va co-présider le Sommet Chine-Afrique, à Beijing, les 3 et 4 septembre, avec son homologue du BRICS, Cyril Ramaphosa. De quoi alimenter la colère de Trump actuellement en guerre commerciale avec la Chine où on se rend coup pour coup. L'Afrique du Sud a, vivement, reproché, jeudi, 23 août, à Donald Trump d'alimenter les tensions raciales dans le pays après un tweet où il s'inquiète des "expropriations" et "meurtres de grande ampleur" qui visent, selon lui, les fermiers blancs sud-africains. La question se pose avec insistance à Pretoria : depuis quand Trump s'intéresse-t-il à la réforme agraire en Afrique du Sud ? Depuis quand est-il intrigué par des tueries en Afrique du Sud alors qu'aux Etats-Unis, il est, totalement, incapable de faire face à ce problème ? Pour les Sud-Africains, le problème de Trump est ailleurs. C'est la Chine.