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Economie

Les négociations en vue du renouvellement de l'Accord ACP-UE se poursuivent lentement mais sûrement. A la suite des récentes consultations au niveau régional avec les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), les négociateurs en chef, le commissaire européen, Neven Mimica, et le ministre togolais des Affaires étrangères et négociateur en chef côté ACP, le professeur, Robert Dussey, se sont réunis, jeudi, 23 mai, à Bruxelles, pour discuter des grandes lignes du futur accord ACP-UE. On commence, donc, à entrevoir la forme du futur Accord même s'il est prématuré d'en parler au stade actuel des négociations.

Coup de tonnerre à Libreville en pleine saison sèche ! Le président, Ali Bongo Ondimba, a limogé, mardi, 21 mai, dans la soirée, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, et le ministre d'Etat chargé des Forêts, Guy Bertrand Mapangou. Un acte fort pour quelqu'un que l'opposition disait mourant. Ancien candidat à l'élection présidentielle d'août 2016, Pierre Claver avait reconnu la victoire d'Ali alors que celle-ci était, encore, fortement, contestée par l'opposition et la société civile. Homme courageux comme il en existe très peu au Gabon, « l'enfant terrible de la classe politique gabonaise », comme le qualifiait le patriarche Ondimba, a été récompensé du prestigieux poste de vice-président de la République, alors même que son fils, Biendi Maganga Moussavou, siège comme ministre dans les gouvernements formés après la présidentielle de 2016. Quant à Guy Bertrand Mapangou, c'est un intime du président de la République, qui appartenait à son cercle fermé. Venu dans ses bagages au Palais du Bord de Mer, après avoir officié comme secrétaire général du ministère de la Défense où Ali Bongo Ondimba était resté dix ans comme ministre, avant de faire acte de candidature à la présidence de la République en 2009, Guy Bertrand Mapangou était considéré comme le proche parmi les plus proches qui pouvait rester aux côtés d'Ali après que tous les autres eurent trahi le président. C'est pour dire que prendre ces deux décisions, n'a pas été chose facile pour le chef de l'Etat.

Lorsque les fonds détournés par les dictateurs sont saisis, en France, ils restent à la seule disposition du budget français. Nous savons, également, que les gels des avoirs dans les banques ne concernent que les écritures, pas l’argent qui continue à être utilisé par ces mêmes banques. Les peuples africains perdent deux fois des revenus dont ils ont besoin pour leur développement économique. Dès lors, le problème des BMA (Bien Mal Acquis) des dictateurs africains reste intact. Rappelons-nous des milliards de Bokassa, de Mobutu, pour ne citer que ces deux-là.

Soixante personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans la nuit de dimanche, 5 mai, à lundi, 6 mai, à Niamey, par l'explosion d'un camion-citerne qui s'était renversé, attirant des badauds voulant récupérer l'essence qui en coulait. Pareille situation est impensable en Europe où la sécurité du périmètre accidenté aurait, immédiatement, été sous contrôle. Toutes les personnes en dehors de celles impliquées dans l'intervention, auraient, systématiquement, été éloignées du site. A Niamey, au contraire, les populations ont accouru pour soutirer l'essence qui fuyait des cuves, espérant se faire un peu d'argent, mais, ignorant le danger auquel elles faisaient face. L'absence des mesures pour circonscrire le danger et éloigner les populations, ce qui est du ressort du gouvernement, est à l'origine de cette hécatombe. Mais, sur le fond, la question de la misère et de la pauvreté, qui frappent les populations concernées, est la principale cause de cette situation. Ce qui est arrivé à Niamey peut survenir dans n'importe quelle ville africaine.

Vendredi, 3 mai, à Mbabane, en Eswatini, les négociateurs en chef Neven Mimica (pour l'Union européenne) et Robert Dussey (pour les ACP), ont rencontré les ministres africains pour discuter du pilier «Afrique» du futur partenariat entre l'UE et 79 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Les élections européennes ayant lieu, du 23 au 26 mai, c'est le parlement européen renouvelé qui aura à connaître du projet du nouvel Accord, actuellement, en négociation. On peut, donc, envisager la signature du Nouvel Accord avant la fin de cette année ou au premier trimestre de l'année 2020.

L'ambassadeur du Togo en France, Calixte Batossié Madjoulba, est passé grand maître dans l'organisation des cérémonies marquant l'indépendance de son pays. A chaque année, sa nouveauté. En 2018, il avait fait venir des artistes togolais du Togo pour les présenter au public français et ainsi, assurer, à moindres frais pour eux, leur promotion. Il avait, alors, accueilli ses invités à Montparnasse, dans le 14e arrondissement, où une salle pouvant contenir plusieurs milliers de personnes, avait été louée. Cette année, le très luxueux pavillon royal, dans les alentours de la Porte Dauphine, dans le 16e arrondissement, a été choisi, pour accueillir ses distingués invités.
Dans le désordre, autour de deux ou trois milliers de Togolais, on a pu noter la présence de ministres, d'honorables députés de l'Assemblée nationale française, plusieurs ambassadeurs et membres du corps diplomatique dont leur doyen, les représentants d'organisations internationales comme l'Unesco, l'OIF, plusieurs maires et élus locaux amoureux du Togo, et bien entendu, des associations dont la présence est saluée dans la bonne marche du Togo vers son développement.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a décidé de mettre fin aux exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien afin de "porter à zéro les exportations" de ce pays, a annoncé, lundi, 22 avril, la Maison Blanche. La décision de Donald Trump provoque la hausse sensible des cours du pétrole sur le marché, ce qui avantage les pays africains producteurs. Mais, elle a un côté pervers : la dictature dont elle fait montre est insupportable pour les partisans d'un monde de dialogue et de solidarité. Car après tout, les Etats-Unis ne sont ni les Nations-Unies, ni le pays qui régit les affaires internationales.

Le professeur, Kako Nubukpo, a été plébiscité, jeudi, 18 avril, par ses pairs en obtenant 100% des suffrages pour le poste de doyen de la Faculté des sciences-économiques et de gestion de l'Université de Lomé. Agrégé des sciences-économiques, il était le seul candidat à se présenter au deuxième tour du scrutin. Il est élu pour un mandat de deux ans renouvelable une fois.

Les négociations entre le groupe des pays ACP et l’Union européenne se poursuivent pour parvenir à un accord post-Cotonou d’ici 2020. Après Samoa et le Tchad, il y a quelques jours, c'est la Jamaïque qui reçoit le collège des négociateurs de l'Union européenne et des pays ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique).

Que s'est-il donc passé en Guinée équatoriale où on sait que le président de la République, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, doyen des chefs d'Etat d'Afrique, ne prend, jamais, de décision sur un simple coup de tête ? Il vient, pourtant, de limoger trois hauts responsables de l'Etat dont le ministre de l'Economie et des Finances, Lucas Abaga Nchama, qui fut, avant d'occuper ce poste de confiance, de 2010 à 2017, gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) dont le siège est à Yaoundé au Cameroun.

Cette leçon n'est pas exceptionnelle bien que mémorable. Elle a même l'air du déjà entendu. Mais elle vaut la peine d'être répétée. Oui, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, exhorte, tout simplement, les pays africains à transformer, sur place, leurs matières premières pour gagner le combat contre la migration clandestine. Il sait, parfaitement, de quoi il parle : l'exploitation de l'uranium dont le Niger abrite l'un des plus grands gisements au monde, n'apporte pas grand-chose à son pays alors que le tiers des ménages en France, est, justement, éclairé grâce à cet uranium qu'exploite, depuis des décennies, une multinationale française.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, dimanche, 7 avril, les pays africains à accélérer la mise en place d'une couverture maladie universelle sur le continent, un effort crucial pour réduire le fardeau de plus en plus lourd représenté par les maladies infectieuses et non transmissibles en Afrique.

Le gouvernement zimbabwéen a annoncé, lundi, 8 avril, qu'il verserait à partir du mois prochain (mai 2019) des indemnités aux fermiers blancs expulsés de force lors de la réforme agraire controversée ordonnée par l'ex-président, Robert Mugabe, il y a une vingtaine d'années. C'est un tournant majeur de la politique en la matière jusque-là menée par son ancien vice-président arrivé au pouvoir non pas par la volonté de Camarade Bob, mais, de l'armée.

L'Américain, David Malpass, a été, officiellement, nommé président de la Banque mondiale et prendra ses fonctions, mardi, 9 avril, pour un mandat de cinq ans, a indiqué, vendredi, 5 avril, la Banque mondiale, dans un communiqué. Comme quoi, un Américain succède à un autre Américain comme le veut la tradition, à la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l'autre grande institution, étant, généralement, dirigée par un Européen. Ainsi va le partage du monde façonné par les grands de ce monde, membres du Conseil de sécurité. Cela dit, David Malpass, grand ami de Donald Trump, vient à la Banque mondiale avec des idées bien arrêtées. Il n'hésite pas à dénoncer le copinage des institutions de Bretton Woods dans l'octroi de prêts et de facilités, même à des Etats corrompus. Du coup, on se tourne vers le FMI du temps de Dominique Strauss-Kahn et sa décision de réduire la dette du Congo-Brazzaville sans que celle-ci ait eu un impact dans le redressement durable des finances publiques du pays. Dix ans après cette opération controversée, le Congo se débat, à nouveau, depuis deux ans, à vouloir signer un accord avec le FMI, qui se rend compte qu'il est loin de réunir les conditions à cet effet. La raison à cela est simple : entre-temps, Dominique Strauss-Kahn a cédé sa place à Christine Lagarde, qui ne prête pas l'argent de l'organisation (aux copains) à n'importe quelle condition.

Le président de la Cour suprême du Nigeria a démissionné après avoir été suspendu sur des accusations de corruption, à l'origine d'une vaste polémique, ces dernières temps. Sa suspension juste quelques jours avant l'élection présidentielle avait donné lieu à des commentaires d'ordre politique. On soupçonnait le président-candidat, Muhammadu Buhari, de mettre à l'écart un magistrat qu'il ne comptait pas parmi ses amis et qui avait l'insigne honneur d'arbitrer en dernier ressort le contentieux électoral.

Cette semaine, à N'Djamena, au Tchad, les négociateurs en chef ont souligné les progrès accomplis et lancé la phase suivante des négociations. A terme, cette nouvelle étape aboutira à la création de piliers sur mesure pour chaque région, lesquels figurent parmi les nouveautés qui seront introduites dans le futur accord ACP-UE (Afrique Caraïbes Pacifique – Union européenne).

Preuve de cette belle entente : Jeff Bezos, fondateur et patron d'Amazon, conservera bien la garde du trésor familial après son divorce, ainsi que, le contrôle des actions du couple dans son groupe, et hors du groupe comme au Washington Post où le couple détient, aussi, des actions.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur, Robert Dussey, a procédé, ce 1er avril 2019, à Lomé, à la présentation de la
« Feuille de route du gouvernement pour les Togolais de l’extérieur ».
La Feuille de route du gouvernement pour les Togolais de l’extérieur répond à la vision du président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, celle d’assurer une meilleure organisation de la diaspora togolaise en vue de sa plus adéquate implication dans les efforts de développement national. Sa mission est de créer les conditions d’une implication plus inclusive de la diaspora togolaise à l’œuvre de construction  nationale. L'objectif de cette démarche est la totale implication de la diaspora dans la réussite du PND (Plan national de développement) que le président de la République a, officiellement, lancé, le 4 mars 2019, à Lomé.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a procédé, mardi, 26 mars, au lancement officiel de la reprise effective des travaux de construction du gigantesque barrage hydroélectrique de Kandadji, sur le fleuve Niger. La production d'électricité attendue est, au moins, de 130 mégawatts. Coût du projet : 740 milliards de F CFA.

En amont des réunions de la zone franc à Niamey (Niger) du 28 mars auxquelles le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, prendra part, Idriss Déby Itno, président du Tchad et président en exercice de la CEMAC, a convoqué un Sommet, à N'Djamena, ce dimanche, 24 mars, pour une concertation préalable et nécessaire des pays membres. C'est vrai qu'on a parlé des réformes institutionnelles que conduit le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (absent à N'Djamena), depuis 2006, mais aussi, de la circulation des biens et des personnes, mais surtout, il a été question du F CFA. Cette sous-monnaie gérée par le Trésor français (Ministère français de l'Economie) et dont les Africains des 14 pays où elle est utilisée, ne veulent plus.

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