Economie

Le Togo continue à donner des leçons de démocratie au reste de l'Afrique, et ne cesse d'étonner les grands partenaires du Nord. Après avoir lancé, pendant cet été, le processus de désignation des représentants de la diaspora par le vote électronique, le ministère togolais des Affaires étrangères vient de le finaliser en permettant l'élection de 77 délégués qui vont représenter le million et demi de Togolais de la diaspora au sein du très officiel Haut conseil des Togolais de l'extérieur (HCTE). Quand on connaît l'Afrique et ses balbutiements démocratiques, on peut, très sincèrement, féliciter Faure Gnassingbé, le très discret président du Togo qui fait progresser lentement son pays, mais, sûrement.

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a achevé, mardi, 10 septembre, sa mission dans le cadre de la 5e revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC). A sa tête, Ivohasina Fizara Razafimahefa, chef de mission pour le Togo, cette délégation a donné un satisfecit général à la gestion toute de prudence qui permet, aujourd'hui, au Togo de prétendre faire partie des premiers wagons du train ECO (monnaie unique de la CEDEAO) dont le lancement est prévu courant 2020. Le Ghana, deuxième économie de la CEDEAO après le Nigeria, et la Côte d'Ivoire, sont, également, prêts pour ce lancement. Il devrait en être de même pour les six autres pays membres de l'UEMOA (Sénégal, Niger, Burkina Faso, Bénin, Mali et Guinée Bissau), selon les propos de son président en exercice, Alassane Ouattara. Chose notable à signaler : la CEEAC bouge aussi pour aller dans le même sens.

L’actuelle numéro 2 de la Banque mondiale, la Bulgare, Kristalina Georgieva, est la seule candidate en lice pour prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de la Française, Christine Lagarde, démissionnaire pour diriger la Banque centrale européenne (BCE), a indiqué le FMI dans un communiqué publié le lundi, 9 septembre 2019.

Fin juillet et début août, le président de l'Inde, Ram Nath Kovind, avait entrepris une visite d'une dizaine de jours en Afrique, qui l'avait, successivement, conduit au Bénin, en Gambie et en Guinée. Objectif : nouer de bonnes relations de partenariat économique avec son pays. Un mois, plus tard, c'est au tour de son ministre délégué aux Affaires extérieures, Vellamvelli Muraleedharan, de se rendre sur le continent, pour établir les mêmes relations de partenariat. Le 5 septembre, il a été accueilli à bras ouverts au Togo par son homologue des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey.

Ce 5 septembre, matin, on compte pas moins de sept morts du fait des attaques xénophobes, dans la région de Johannesburg. Cette situation plus ou moins encouragée (sinon largement tolérée par les tenants du pouvoir sud-africain) a déclenché des représailles contre les Sud-Africains résidant dans certains pays africains, notamment, au Nigeria, où la multinationale sud-africaine, MTN, après avoir enregistré l'incendie d'une de ses agences, a fermé toutes les autres dans le pays, afin d'éviter leur saccage. La colère est, donc, au maximum d'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'une telle fièvre de xénophobie survient dans le pays de Nelson Mandela. Les autorités au pouvoir ainsi que l'ANC sont complices et largement responsables de cette fâcheuse situation.

Le premier ministre, Shinzo Abe, vient de conclure le Ticad 7 (28 au 30 août) en mettant en garde contre le surendettement (vis-à-vis de la Chine). Pas sûr que les chefs d'Etat présents approuvent des leçons d'un pays qui donne très peu et qui critique celui qui leur ouvre largement les vannes de crédit.

Cette augmentation de la production sera au moins de 50% par rapport à la production actuelle. Pour y parvenir, le Gabon a délivré de nouveaux permis aux nouvelles sociétés. Le ministre gabonais du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, Noël Mboumba, aura l'occasion de détailler les tenants et les aboutissants de ces projets à l'expo-conférence Africa Oil & Power, qui se déroulera, au Cap, en Afrique du Sud, du 9 au 11 octobre 2019. Objectif : promouvoir les opportunités d'exploration et de production au Gabon.

Après Nairobi qui avait accueilli le TICAD 6, place, cette année, au Japon où, du 28 au 30 août, le port de Yokohama abrite les travaux du TICAD 7. La principale thématique portée à l’ordre du jour de ce Sommet est dédiée à « La transformation et à la diversification de l’économie africaine ». Plusieurs chefs d'Etat assistent aux travaux dirigés par le premier ministre Shinzo Abe.

Le chef de cabinet du président brésilien a conseillé à Emmanuel Macron de s'occuper "de sa maison et de ses colonies". ...D'Afrique.

Emmanuel Macron proposera au G7 un train de mesures concrètes pour l'Amazonie. C'est le dernier communiqué qui émane de l'Elysée pour apporter les réponses concrètes à la forêt de l'Amazonie qui brûle, après les critiques de ces derniers jours. On note que la forêt qui a, déjà, consumé sous les flammes est l'équivalent d'un pays comme l'Espagne. Et ce n'est pas fini car c'est seulement, maintenant, que l'armée appelée en renfort commence à se déployer. Avec des moyens limités. Cela dit, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a réussi, grâce à sa façon de faire bien particulière, à sortir les pays riches de leur indifférence coupable et caractérisée, en laissant l'Amazonie brûler. Les chefs d'Etat de l'Afrique centrale (gardiens de l'autre poumon mondial qu'est la Forêt du Bassin du Congo) au premier rang desquels on compte le président congolais, par ailleurs, président de la Commission Climat du Bassin du Congo, Denis Sassou-Nguesso, savent, désormais, ce qu'ils doivent faire pour attirer, chez eux, aussi, l'attention de la communauté internationale, et les financements adéquats.

Vive Jair Bolsonaro d'avoir « menti » à Emmanuel Macron sur ses engagements climatiques, lors du Sommet du G20, à Osaka, au Japon. La forêt de l'Amazonie, qui fournit 20% de l'oxygène au monde, est en feu par le fait du président brésilien qui favoriserait, ainsi, les lobbies agricoles, qui l'ont fait élire président de la République. Sauf qu'il s'est mis à dos, en très peu de temps, toute la communauté internationale dans son ensemble, lui, le climatosceptique comme son ami, Donald Trump, qui ne croit pas au réchauffement climatique. Au moment où l'Europe pousse à la non-signature du traité du Mercosur grâce à une forte pression de la France, on se souvient que l'autre forêt, celle du Bassin du Congo, peine à survivre à cause des engagements pris lors du Sommet de Paris, et qui sont restés lettre morte malgré le respect du cahier des charges par les pays d'Afrique centrale. Et si les dirigeants des pays concernés se comportaient comme Jair Bolsonaro ? Cette question s'adresse aux pays du G7 qui refusent de respecter leurs engagements.

Après avoir signé avec le FMI au terme d'une longue et harassante négociation de deux ans, Denis Sassou-Nguesso, risque de ne pas souffler, avant de se lancer dans la campagne en vue de sa réélection, en mars 2021. Car en fait, il sera candidat à la prochaine élection présidentielle qui pourrait même, selon certaines indiscrétions, être anticipée. Cette fois, ce n'est pas lui-même qui est mis, directement, en cause (encore que), mais, deux de ses enfants qui siègent à l'Assemblée nationale. Et pour cause, ces derniers sont accusés de détourner massivement les fonds publics.

Le président indien, Ram Nath Kovind, a entrepris une visite d'une dizaine de jours qui doit le conduire, tour à tour, au Bénin, en Gambie et en Guinée. Ce n'est pas tous les jours que l'Afrique reçoit la visite d'un chef d'Etat indien. C'est pourquoi quand celle-ci est programmée, les Africains s'attendent à ce qu'elle soit marquante. Est-ce le cas au Bénin où le président indien vient de passer deux jours ? Pour être courtois à l'endroit de son excellence, Ram Nath Kovind, on dira, courtoisement : peut (nettement) mieux faire.

Qui pour succéder à la Française Christine Lagarde ? La directrice générale sortante du FMI (Fonds monétaire international) va, désormais, diriger la Banque centrale européenne (BCE). Le ministère français de l'Economie a indiqué, vendredi, 26 juillet, que cinq candidats européens se dégageaient pour la remplacer à la tête de l’institution. Faites vos paris !

Comme la presque totalité des pays membres de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), qui utilisent le F CFA comme monnaie commune, le Ghana avec son cédi sera prêt, en 2020, pour faire partie du groupe de pays qui lanceront l'ECO (monnaie commune de la CEDEO). Il est entendu que les autres pays retardataires prendront le train (ECO) en marche après avoir satisfait aux critères de convergence, à savoir, le niveau de l'inflation, le taux d'endettement public par rapport au PIB et le niveau du déficit public par rapport au PIB.

La compagnie, Ethiopian Airlines, actionnaire stratégique de la compagnie aérienne togolaise, Asky, vient annoncer son intention de lancer une compagnie aérienne au Nigeria après son annonce de faire de même au Ghana. Il en a, aussi, fait de même au Tchad. Reste à savoir si le succès attendu dans ces trois pays sera le même qu'au Togo où Asky semble avoir les mêmes ambitions que la défunte Air Afrique disparue au début des années 2000 à cause d'une gestion calamiteuse des dirigeants africains et de cette compagnie.

Réunis le 29 juin, à Abuja, au Nigeria, lors d'un Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), les chefs d'Etat ont, définitivement, mis les points sur certains « i » concernant leur future monnaie unique, qu'ils ont décidé d'appeler « ECO ». Autre décision importante : Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat du Niger, qui supervise le processus conduisant à la mise en place de cette future monnaie commune de la CEDEAO en collaboration étroite avec son homologue du Ghana, Nana Akufo-Addo, a été porté, pour un an, à la présidence en exercice de la CEDEAO. Une position qui lui permettra de « batailler », fermement, avec le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, qui dû accepter la création de l'ECO du bout des lèvres, et qui a monopolisé la présidence en exercice de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) depuis 2016, afin de mieux défendre le F CFA, alors que cette présidence est annuelle et tournante.

Les pays de l'Union africaine (UA) ont lancé, dimanche, 7 juillet, en fin de journée, à Niamey, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), qui doit constituer un pas vers la " paix et la prospérité en Afrique". La ZLEC aura son siège à Accra, au Ghana, et lancera ses activités très prochainement. Celles-ci consisteront à harmoniser les règlements entre Etats pour permettre le fonctionnement du processus.

La compagnie aérienne, Air Sénégal, continue à étoffer son réseau en inaugurant deux nouvelles routes au départ de l’Aéroport international Blaise Diagne de Dakar. Depuis le1er juillet, la cité-capitale, Ouagadougou (Burkina Faso), est desservie à raison de 6 vols par semaine (sauf le dimanche) en Airbus A319 bi-classes (12 sièges en classe affaires et 108 sièges en classe économique). Quant à Niamey, la capitale du Niger, elle est, désormais, reliée à Dakar grâce à trois vols hebdomadaires, les lundis, mercredis et vendredis, toujours, en Airbus A319 configuré en bi-classes.

Le président chinois, Xi Jinping, a présenté, vendredi, 28 juin, à Osaka, en marge du Sommet du G20, une proposition en trois points sur la construction d'une communauté de destin plus étroite entre la Chine et les pays africains. Simple littérature, bavardage inutile ou juste des chinoiseries dont l'Afrique peut se passer ?