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CAMEROUN : Lancement de l'Observatoire national sur les changements climatiques

Est-ce l'effet de la COP21 ? De mémoire d'Africain, on n'a jamais autant parlé « Climat » en Afrique, qu'à l'occasion de la COP 21 organisée, à Paris, du 30 novembre au 10 décembre. Avant ce grand rendez-vous, chaque pays essaie de s'organiser comme il peut, en prenant, parfois, des objectifs, hors de portée. Des organismes sur le climat voient, également, le jour ici et là. C'est le cas au Cameroun avec l'Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC).

Celui-ci devient, réellement, opérationnel, deux semaines avant la COP 21, avec la nomination de Joseph Armathé Amougou et Forghab Patrick Mbomba, respectivement, directeur et directeur-adjoint de l'ONACC.

Dans le même temps, Wouamene Mbele a été porté à la présidence du conseil d'orientation de cet organisme public.

Créé le 10 décembre 2009 par le chef de l'Etat, Paul Biya, l'ONACC est, notamment, chargé d'établir les indicateurs climatiques pertinents pour le suivi de la politique environnementale, de mener des analyses prospectives visant à proposer une vision sur l'évolution du climat, de fournir des données météorologiques et climatologiques à tous les secteurs de l'activité humaine concernés et de dresser le bilan climatique annuel du pays. Un vaste programme. Ce n'est pas tout.

Il doit, aussi, initier et promouvoir des études portant sur la mise en évidence des indicateurs, des impacts et des risques liés aux changements climatiques, collecter, analyser et mettre à la disposition des décideurs publics, privés, ainsi que, des différents organismes nationaux et internationaux, les informations de référence sur les changements climatiques au Cameroun.

L'ONACC doit, également, initier des actions de sensibilisation et d'information préventive sur les changements climatiques, être un instrument opérationnel dans le cadre des autres activités de réduction des gaz à effet de serre, proposer au gouvernement des mesures préventives de réduction d'émission de gaz à effet de serre, ainsi que, des mesures d'atténuation et/ou d'adaptation aux effets néfastes et risques liés aux changements climatiques. Bref, on peut dire que l'ONACC a du pain sur la planche.

Selon le Plan national d'adaptation aux changements climatiques (PNACC) que vient de publier le gouvernement, quelque 320.000 Camerounais, sur une population totale de 22 millions d'âmes, voire, plus, sont, déjà, touchés, à plusieurs niveaux, par les catastrophes liées au climat.

Commentaires

Patrick ENDOUGOU (non vérifié)
Ravis de voir la prise de conscience de notre pays face a ce probleme de climatique qui frappe le cameroun et le monde...
Sévérin (non vérifié)
Les changements climatiques sont une réalité, bravo au gouvernement camerounais pour avoir pris en compte cet autre aspect des problèmes environnementaux. je suis postulant en doctorat option écologie Université de Douala et j'aimerai avoir un thème portant sur les changements climatiques pour ma thèse. severinelisee@yahoo.fr
climato (non vérifié)
La rigolade de trop! une belle façade...avec un contenu vide...comme beaucoup d'autres boîtes d'ailleurs. Et comment comptent-ils fournir ces données climatiques lorsque les centres météorologiques (autres boîtes vides) n'en mesurent pas? Il n'y aura qu'eux pour croire à la pertinence de leurs indicateurs climatiques..... Par exemple selon le PNACC, seul 1% de la population camerounaise (320.000 sur 22 millions) serait directement concernée par les conséquences des changements climatiques???????? j'en rirais si ce n'était pas aussi ridicule....
Ecolo (non vérifié)
Oui mais cette info là il faut être sûre qu'elle vient du PNACC et non de l'imagination du rédacteur.

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