ENDETTEMENT MONDIAL : Un record, non sans risque, selon la directrice du FMI

La dette mondiale des secteurs public et privé confondus a atteint le montant inédit de 188.000 milliards de dollars, soit environ, 230% du PIB mondial. On n'est plus à l'abri d'une catastrophe financière mondiale qui, si elle survenait, rendrait encore plus vulnérable les économies les plus faibles, à savoir, celles d'Afrique.

L'économie mondiale accuse un endettement record largement alimenté par le secteur privé, non sans risque, a mis en garde, ce jeudi, 7 novembre, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. La dette mondiale des secteurs public et privé confondus a atteint le montant inédit de 188.000 milliards de dollars, soit environ, 230% du Produit intérieur brut mondial, a dévoilé la nouvelle dirigeante du Fonds monétaire international lors d'une conférence consacrée à la dette.

La dette mondiale s'est ainsi accrue de 14,6% comparé à l'estimation d'avril 2018 du FMI (164.000 milliards). «Le secteur privé est un des principaux moteurs de cette accumulation, qui représente actuellement près des deux tiers du niveau total de la dette», a souligné Kristalina Georgieva. En outre, la dette publique des économies avancées est à des niveaux inédits depuis la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle ajouté. «La dette publique des marchés émergents a atteint les niveaux enregistrés lors de la crise de la dette des années 80. Et le fardeau de la dette des pays à faible revenu a fortement augmenté au cours des cinq dernières années», a-t-elle relevé.

Si les crédits bancaires et les marchés à crédits ont un rôle essentiel pour la prospérité en aidant les familles à acquérir un logement et les entreprises à investir, «un endettement élevé ne représente pas seulement un risque pour la stabilité financière, il peut être un poids pour la croissance», a-t-elle alerté.

Elle a rappelé la nécessité de s'assurer des capacités à rembourser : «cela signifie qu'il faut procéder avec prudence quand il s'agit de contracter de nouvelles dettes en se concentrant davantage sur l'attraction des investissements en actions, tels que les investissements directs étrangers, augmenter les recettes fiscales et intensifier la lutte contre la bureaucratie et la corruption».

Elle a recommandé, en outre, de s'assurer que les pratiques d'emprunt et de prêts sont «plus transparentes». «Dans de nombreux pays, il est possible de renforcer de manière significative les institutions qui enregistrent, surveillent et déclarent la dette», a-t-elle dit.

Elle a, enfin, exhorté à «une meilleure collaboration entre les pays emprunteurs et les prêteurs».

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