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GABON : Les législatives se tiendront le 28 avril avec l'eau dans les robinets et l'électricité dans les maisons

Le président, Ali Bongo Ondimba, et son gouvernement, ont fait acte de courage en mettant fin au contrat léonin qui liait le Gabon à Véolia. Alors que certains ténors de l'opposition cherchent, au contraire, à soumettre, encore plus, le Gabon à l'ancienne puissance colonisatrice, le président, Ali Bongo Ondimba, lui, privilégie le mieux-disant économique et financier pour son pays. C'est le sens que les Gabonais doivent donner à la rupture de la Convention avec Véolia que vient d'opérer le ministre de l'Eau et de l'Energie, Patrick Eyogo Edzang (sur notre photo en train d'installer le 19 février le nouveau directeur général de la SEEG). C'est une posture (pas de facilité) qui permet au Gabon de mieux s'assumer. Personne ne peut le lui reprocher d'autant plus que les consommateurs d'eau et d'électricité du Gabon, souffrent, dans leur chair, depuis 21 ans de l'inapplication du cahier des charges confié à Véolia (ex-Générale des eaux). Il ne se compte pas un Gabonais ayant l'électricité dans sa maison qui n'aurait pas enregistré, au moins, un appareil électro-ménager abîmé du fait des coupures intempestives de la SEEG. Or, cette dernière n'a, jamais, jamais, indemnisé les consommateurs lésés par son mauvais service d'électricité. Les Gabonais doivent, donc, soutenir leur gouvernement qui vient de poser un acte de rupture avec la Françafrique. La direction générale de la SEEG a été confiée, le 19 février, à Marcelin Massila Akendengué, pour une durée d'un an. Le chien aboie la caravane passe.

Cet acte survient à un moment très sensible car les élections législatives auront lieu le 28 avril prochain au Gabon, comme l'a annoncé, lundi, 19 février, lors d'une conférence de presse, à Libreville, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze.

Avant d'y aller, le gouvernement a procédé à la révision de la Constitution afin de tenir compte du consensus politique sorti du dialogue entre mars et mai 2017. Il en est de même du redécoupage électoral qui a fait passer le nombre de députés de 120 à 143. Il reste à mettre en place, d'ici le 28 avril, le Centre gabonais des élections (CGE) qui remplacera la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), et à procéder à la révision de la liste électorale.

Ces élections dont les Gabonais souhaitent le bon déroulement, devront permettre au pays de se (re)mettre au travail, après une présidentielle tumultueuse organisée en août 2016. Actuellement divisée sur sa participation (ou non) à ces législatives, l'opposition ferait une grave erreur en laissant, à nouveau, l'assemblée nationale entre les seules mains du PDG. Car une assemblée monocolore comme l'actuelle sortante, ne rend pas, forcément, service à la démocratie.

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