GABON-VEOLIA : Est-ce un crime de vouloir prendre son destin en main ?

La SEEG (Société d'eau et d'énergie du Gabon), filiale du groupe français Véolia, ne semble pas vivre sur la même terre que les consommateurs d'eau et d'électricité du Gabon. Sinon, elle aurait pris, sans demander son reste, la poudre d'escampette à cause de son incapacité à respecter son cahier des charges. Que de coupures d'eau, que de délestages électriques avec sa cohorte de matériels électro-ménagers abîmés et que personne à la SEEG n'a, jamais, voulu indemniser. Ca fait exactement 21 ans que les Gabonais souffrent. N'y a-t-il pas une fin pour chaque chose ? Même quand on est colonisés comme les usagers d'eau et d'électricité du Gabon ? Au lieu que Véolia rase les murs, son service au Gabon étant indigne de celui d'une grande entreprise française du CAC 40, elle ose dénoncer, parce que c'est le Gabon, un champ où on a l'habitude de récolter même ce qu'on n'a pas semé (notre photo montrant le siège de la SEEG à Libreville construit par le patriarche et offert à Véolia). On préfère regretter « une action brutale menée en dehors de toute règle de droit » alors que la dégradation de la qualité des services de Véolia devenait inacceptable. Au final, la prorogation du contrat de 5 ans de Véolia, à la demande de l'ancien président, François Hollande, n'a, absolument, pas influencé la qualité de service de cette société dont on avait souhaité que ses performances au Gabon soient à la hauteur de sa réputation en France où elle donne pleine satisfaction à ses nombreux clients. Mais, on l'aura compris : le Gabon n'est pas la France.

« Nous sommes à quelques mois des élections législatives. Ali Bongo a fait de l'eau un outil politique. Cette décision est une mesure populiste », confie un responsable parisien de Véolia.

Cette réaction inopportune fait presque étrangler le ministre, Patrick Eyogo Edzang, qui voit, au contraire, le problème dans l'incapacité (manifeste et notoire) de Véolia à respecter son cahier des charges : « Nous avons libéralisé la production énergétique dans notre pays depuis longtemps mais nous avions un partenaire monopolistique qui ne respectait aucune règle. Ils étaient le caillou dans la chaussure. C'est un signal fort. L'Afrique a besoin de partenariats gagnant-gagnant. Aujourd'hui, nous avons les yeux ouverts. Je pense qu'il est temps de revoir la manière de travailler ». Bien dit et rien à rajouter.

Reste au gouvernement de savoir faire passer cette phase délicate de gestion (les sabotages de certains ennemis y compris de l'intérieur ne sont pas à exclure), cette opération de réquisition étant la première du genre en Afrique francophone.

Conclusion : L'indépendance ne s'octroie pas. Jamais. L'indépendance s'arrache comme vient de le montrer le gouvernement gabonais. C'est une belle leçon comportementale pour toutes les entreprises étrangères quelles que soient leurs nationalités qui, au lieu de respecter leurs cahiers de charges, en Afrique, viennent, plutôt, y passer du bon temps. Le beau soleil !

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
OUI, quand il s'agit des pays africains et surtout francophones comme le Gabon et d'autres, ces gens-là exibent leur passé d'esclavage colonial, mais ce sont nos ancêtres qui ont été esclaves et transportés au-delà de nos frontières, nous devons arracher notre indépendance économique et politique pour éviter la soumission volontaire imposée soit des terces personne soit-dit partenaires, nous soutenons ALI BONGO dans ses démarches , plus rien ne peut arrêter cette manière il faut soutenir le peuple en souffrance.

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