GUINEE EQUATORIALE : La compagnie française Total sommée de payer 73 millions d'euros à l'Etat pour « fraude »

La Guinée équatoriale réclame au géant pétrolier français, Total, la somme de "48 milliards de F CFA (73millions d'euros) pour fraude" dans la vente de carburant entre 2010 et 2012, a indiqué lundi, 28 août, le ministre équato-guinéen des Finances, Miguel Egonga Obiang (sur notre photo, le rationnement devant les stations Total de Malabo lors de la pénurie d'essence d'il y a quelques mois, organisée, selon les autorités, par Total).

"Au bout de nos investigations, nous avons trouvé qu'il y a cette situation suspecte et frauduleuse", a expliqué Miguel Engonga Obiang.

Le gouvernement a exigé que Total présente une proposition d'arrangement au cours d'une réunion, lundi, 21 août, avec les responsables de la société française en Guinée équatoriale, selon la télévision d'Etat.
Malabo aurait, déjà, transmis le dossier à la justice pour déclencher une procédure judiciaire.

Ce n'est pas la première affaire ayant trait à la fraude qui frappe la compagnie Total, dans la sous-région. Au Gabon voisin, elle avait été redressée, en 2014, de 805 millions de dollars (587,5 millions d'euros) au titre des impôts de 2008 à 2010. En juillet 2015, le président de Total, Patrick Pouyanné, annonçait le retour à des relations normales, une « solution raisonnable » ayant été trouvée à ce différend, sans dire exactement en quoi avait consisté cette « solution raisonnable ».

La Guinée équatoriale est un pays producteur de pétrole et de gaz d'environ un million d'habitants à cheval sur une île et le continent.

Le vice-président et fils du président, Teodoro Obiang Nguema Mangue, est, actuellement, jugé en France dans l'affaire des biens mal acquis. La justice française a requis à son encontre trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation des biens saisis, dont un immeuble évalué à plus de 100 millions d'euros.

Cette décision a été, totalement, rejetée par Malabo qui, de son côté, a traduit la France devant la juridiction onusienne, à la Haye, où le dossier est, actuellement, examiné sur le fond.

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