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NEGOCIATIONS ACP-UE : Des retrouvailles à Mbabane en Eswatini pour finaliser le volet Afrique

Vendredi, 3 mai, à Mbabane, en Eswatini, les négociateurs en chef Neven Mimica (pour l'Union européenne) et Robert Dussey (pour les ACP), ont rencontré les ministres africains pour discuter du pilier «Afrique» du futur partenariat entre l'UE et 79 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Les élections européennes ayant lieu, du 23 au 26 mai, c'est le parlement européen renouvelé qui aura à connaître du projet du nouvel Accord, actuellement, en négociation. On peut, donc, envisager la signature du Nouvel Accord avant la fin de cette année ou au premier trimestre de l'année 2020.

Comme pour les autres consultations régionales, qui se sont tenues dans les régions du Pacifique et des Caraïbes, l'objectif était de débattre des besoins et des priorités spécifiques de la région tout en examinant les moyens d'y répondre au mieux, dans le futur accord ACP-UE. La discussion du vendredi, 3 mai, devait alimenter et enrichir le pilier sur mesure pour l'Afrique du futur accord ACP-UE, également, appelé «Accord Post-Cotonou».

A Mbabane, le négociateur en chef de l'UE, le commissaire chargé de la Coopération internationale et du Développement, Neven Mimica, s'est exprimé en ces termes : «La réunion de ce jour a posé une base et des orientations politiques solides pour le renforcement des relations entre l'UE et l'Afrique dans le cadre de notre futur accord. Nous pensons que la stimulation de la croissance économique, dans le but d'améliorer les conditions de vie de la population et de réduire la pauvreté, devrait occuper une place de premier plan dans nos travaux. Parmi les autres priorités figurent la promotion des principes démocratiques, ainsi que, la protection de nos citoyens et de notre environnement».

Pour sa part, le professeur, Robert Dussey, négociateur en chef des pays ACP et président du groupe central de négociation ministériel, qui est, également, le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l'Intégration de l'Afrique, a déclaré ce qui suit : «La consultation pour la région africaine, tout juste terminée, vient compléter les résultats des consultations pour les Caraïbes et le Pacifique, qui nous ont aidés à mieux comprendre les priorités des régions ACP. Ce dernier point revêt une importance cruciale dans le contexte des négociations actuelles sur un nouvel accord de partenariat ACP-UE. Nous continuons de privilégier les travaux menés avec nos partenaires de l'UE pour répondre aux priorités des trois régions».

Thuli Dladla, ministre swazi des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a, de son côté, ajouté : «En tant que chef de file des négociations du protocole «Afrique» et hôte des consultations qui viennent de s'achever, le royaume d'Eswatini est honoré et fier d'avoir facilité l'expression des priorités stratégiques de l'Afrique, ce qui a créé les conditions requises pour un réel engagement à parvenir à un accord mutuellement avantageux avec l'Union européenne» (notre photo de Thuli Dladla aux côtés du professeur Robert Dussey et de Neven Mimica).

Le nouvel accord entre l'UE et les ACP ne sera, finalement, pas conclu avant les élections du parlement européen, prévues entre le 23 et le 26 mai. Les négociateurs européens y tenaient afin que les députés européens sortants puissent valider le nouvel Accord ACP-UE, avant la fin de leur mandat. Mais à ce souhait, du reste légitime, les négociateurs des ACP rétorquaient que les enjeux étant très importants, il fallait se donner du temps nécessaire pour peaufiner un accord gagnant-gagnant entre les deux parties. C'est donc le parlement européen renouvelé qui aura à se pencher sur le projet du nouvel accord. Signature de celui-ci sans doute vers la fin 2019 ou début 2020.

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