SIERRA LEONE : Vers la révision par le nouveau président des contrats miniers signés par Ernest Bai Koroma

Vainqueur de l'élection présidentielle, le général, Julius Maada Bio, un ancien militaire de 53 ans, et candidat du principal parti de l'opposition, qui revient au pouvoir après l'avoir, brièvement, exercé il y a deux décennies à la suite d'un coup d'état, entend mettre, sans tarder, ses promesses en œuvre. En pole position des urgences, la révision des contrats miniers signés par son prédécesseur.

Alpha Condé l'a fait, en Guinée, dès son arrivée au pouvoir, en 2010. Tous les contrats miniers signés, avant son arrivée, par les militaires ont été, purement et simplement, annulés, renégociés et ré-signés, pour certains, sans aucune autre forme de procès. Le nouveau président de la Sierra-Leone, Julius Maada Bio, va emprunter, exactement, la même voie. De manière générale, les avantages fiscaux accordés aux compagnies étrangères, par son prédécesseur, sont jugés excessifs par le nouveau pouvoir.

Même si l'administration de son prédécesseur, le président, Ernest Bai Koroma, a réussi à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays, dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120.000 morts, le nouveau président, Julius Maada Bio, entend instaurer un partenariat gagnant-gagnant. Fini un partenariat déséquilibré sous prétexte de faire venir les investisseurs. Du coup, les Sierra-Léonais rêvent, déjà, de vivre les réalisations du projet de société du nouveau président, tant l'économie du pays reste fragile après les chocs de l'épidémie d'Ebola en 2014-2016 et la chute des cours mondiaux des matières premières dont le pétrole.

Né le 12 mai 1964 à Tihun, Julius Maada Bio est un ancien militaire, général de son état et homme politique sierra-leonais. Il accède au pouvoir le 16 janvier 1996 par un coup d'état après avoir évincé Valentine Strasser avec qui il avait participé, en 1992, à un putsch contre le général, Joseph Saidu Momoh. Il reste président jusqu'au 29 mars de la même année, puis, émigre aux Etats-Unis, après avoir rétabli, rapidement, le multipartisme et accepté de remettre le pouvoir, en mars, de la même année, au président élu, Ahmad Tejan Kabbah.

De retour dans son pays, il a été candidat à l'élection présidentielle de 2012 dont il obtiendra 34,4% des voix, derrière le président sortant, Ernest Bai Koroma, qui avait été réélu avec 58,7% des suffrages.

A la présidentielle de cette année, soit, six ans plus tard, il est, de nouveau, candidat pour le Parti du peuple de Sierra Leone et remporte le scrutin face à Samura Kamara, le candidat du Congrès du Peuple.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
celui-ci est un vrai soldat qui a la raison d'être et pense à l'avenir de son peuple, or en Afrique centrale, chez SASSOU NGUESSO , il a le goût du pouvoir pour le pouvoir et il sert mieux les intérêts des occidentS Dde ses enfants et de sa famille que du peuple, il brille par la corruption,voilà qu'il a mis à genoux un pays ey toutes les institutions pour s'arroger lui-même la vie,

Ajouter un commentaire

Les plus populaires