Economie

Malgré un discours contraire (pensée unique oblige!), afriqueeducation.com persiste à penser que l'Afrique et les Africains ont été les gros perdants de la COP 21 organisée en France, en décembre.

Le président, Ismaël Omar Guelleh, s'en sortirait, très mal, si la présidentielle prévue, dans quatre mois, au Djibouti, donnait lieu à un débat contradictoire entre les différents candidats. Il peut se réjouir d'une campagne sans débat. Car Guelleh, c'est peu de le dire, entraîne Djibouti vers la banqueroute totale.

Tout est bien qui finit bien. L'objet qui avait fait atterrir d'urgence l'avion d'Air France à Mombasa, au Kenya, alors qu'il était en provenance de l'Ile Maurice et en partance pour Paris, n'était pas une bombe. Après un transit d'un jour, au Kenya, les passagers sont arrivés, ce matin, à Paris CDG.

L'Etat c'est l'Etat. Les affaires privées sont privées, a dit l'ANC, avant de demander à Jacob Zuma, de mettre l'intérêt de l'Afrique du Sud au-dessus de tout. Pour éviter le bras de fer avec son parti, et son éventuelle destitution, qui pointait à l'horizon, Zuma a cédé. Il a nommé un vrai ministre à la place de David van Rooyen. La République est (enfin) sauve.

Il fallait bien finir, les organismes des participants commençant à fatiguer. La bouteille étant jugée à moitié vide (par les ONG et les pays du Sud vulnérables) et à moitié pleine (autosatisfaction des organisateurs et des grands pays pollueurs), la COP 21 se conclut sur un sentiment mitigé.

Intraitable Jacob ! A 74 ans, il court encore derrière l'affaire-là comme s'il sortait du couvent. Alors qu'il est marié à 4 femmes, auxquelles s'ajoutent trois maîtresses officielles, au moins, Jacob Zuma se comporte toujours comme un véritable Bantou de la forêt équatoriale. Ce serait toutefois grave qu'il fasse passer les intérêts des fesses avant ceux du pays.

Il faudra bien finir les travaux demain, vendredi, 11 décembre. Pour cela, il faut savoir conclure. C'est ce qui va être fait avec la dernière mouture de l'accord de ce soir.

Jacob Zuma, le président sud-africain, a attendu la fin du Sommet Chine-Afrique, pour limoger son puissant ministre des Finances, Nhlanhla Nene. Une décision qui bouleverse les marchés.

L'ancien ministre français, Jean-Louis Borloo, est en train de remuer ciel et terre, pour obtenir 5 milliards de dollars, par an, et ce pendant 10 ans, pour rendre opérationnelle, son agence pour l'électrification de l'Afrique, qui nécessite un financement total de 250 milliards de dollars.

Afriqueeducation.com n'utilisera pas la langue de bois pour vous annoncer une bonne nouvelle que toute l'Afrique souhaite entendre car la plus vulnérable de tous, et qui ne viendra pas. Pour être juste, ajoutons que la France est en train de tout faire pour éviter un échec de sa conférence.

Les investissements vont passer de 10.000 milliards de F CFA, pendant le premier quinquennat, d'Alassane Ouattara, à 29.000 milliards de F CFA, de 2016 à 2020. Qui dit mieux ?

Une première ébauche du texte de l'accord climat a été remis, samedi, 5 décembre, à Laurent Fabius, président de la COP 21. Elle servira de base aux ministres, qui négocieront dès lundi. On est encore (très) loin du consensus.

Le 6e Sommet Chine-Afrique a été, minutieusement, préparé. La satisfaction est générale côté Afrique, au regard des propositions concrètes que formule le président chinois.

Offrir un cadre réglementaire plus propice aux investisseurs potentiels devrait être la priorité des décideurs africains afin d’accélérer l’électrification du continent. Exemple à suivre : la Côte d'Ivoire.

Le président, Xi Jinping, entend privilégier l'Afrique dans ses relations de partenariat. Il se dit prêt et apte à répondre à tous les besoins du continent, sans décevoir personne.

Camair Co, sous perfusion gouvernementale, va recevoir, en janvier 2015, 4 nouveaux appareils dont deux Boeing 737 et 777 Dreamliner pour desservir l'Europe et l'Asie. Si elle ne décolle pas, cette fois-ci, il faudra que l'Etat mette la croix sur elle et passe à autre chose.

Les présidents chinois, Xi Jinping, et du Zimbabwe, Robert Mugabe, ont dû quitter, précipitamment, la COP 21, pour se voir, à tête reposée, à Harare, les 1er et 2 décembre. Objectif : renforcer leur partenariat gagnant-gagnant.

Erosion, désertification, assèchement du lac Tchad : la France a promis mardi deux milliards d'euros d'ici à 2020 pour les énergies renouvelables en Afrique, afin de régler une partie de "la dette écologique" des pays riches envers ce continent.

C'est avec une forte délégation, conduite par son président, Akinwumi Adesina, que la Banque africaine de développement (BAD), participe à la COP 21, depuis, lundi 30 novembre. La BAD, selon son président, est venue pour défendre les intérêts de l'Afrique et des Africains.

Entre la Chine et les pays occidentaux du G7, la guerre est déclarée sur fond de rivalités en Afrique. Le 15e Sommet Chine-Afrique du 3 au 5 décembre, en Afrique du Sud, montre que les Chinois sont prêts pour la bagarre.