Education

Cette question qui fait débat, pas seulement, dans les cercles de l'opposition, est tout à fait fondée. Car c'est du jamais vu quand on sait que la présidence de la République, dans un pays, est le lieu où se concentre (outre les universités et centres de recherche) la matière grise la plus fournie, et ce dans toutes les disciplines. Partant du fait qu'elle ne sait jamais avec qui elle va traiter demain ou après-demain, la présidence se dote des personnels les plus qualifiés qui soient. Quand ce personnel, pour une raison ou une autre, n'existe pas sur le plan national, l'Etat est, valablement, autorisé à faire appel à l'expertise étrangère. Au nom de l'intérêt du pays.

Bien que cela ait provoqué un tollé général, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, n'a pas varié dans son discours ayant trait au glissement des futures CAN (Coupe d'Afrique des nations). Pour lui, le Cameroun qui s'est vu retirer la CAN 2019 organiserait la CAN 2021 à la place de la Côte d'Ivoire qui, elle, allait organiser celle de 2023 à la place de la Guinée qui serait priée d'organiser la CAN 2025. La Fédération ivoirienne de football (FIF) avait refusé d'entendre les choses de cette oreille, engageant un bataillon d'avocats et de conseils juridiques pour déposer une plainte auprès du TAS (Tribunal arbitral de sport). Mais, après avoir rencontré, mardi, 29 janvier, à Abidjan, le président, Alassane Ouattara, la Côte d'Ivoire a accepté la proposition de la CAF d'organiser la CAN 2023 (à la place de la Guinée qui elle, organisera celle de 2025) et de retirer la plainte déposée par la FIF. C'est la première bataille gagnée par Ahmad Ahmad à la tête de la CAF car mettre d'accord, le Cameroun, la Côte d'Ivoire et la Guinée, n'était pas évident. Il fallait mouiller la chemise. Et Ahmad Ahmad ne s'est pas économisé.

Le président, Paul Kagame, a fait savoir sur twitter, le 25 novembre, que son administration faisait, actuellement, une guerre sans merci aux produits éclaircissants avec une volonté affichée de retirer le blanchiment de la peau des habitudes cosmétiques des Rwandais.

Pour son homélie du 28 décembre 2018, destinée essentiellement aux hommes politiques de Côte d'Ivoire et prononcée à la cathédrale Saint Paul du Plateau, le cardinal, Jean-Pierre Kutwã, s’est appuyé sur le Message de François pour la Journée mondiale de la Paix 2019. Il n’est pas inutile de faire remarquer que le pape argentin, qui ne croit pas avoir la science infuse, n’a trouvé aucun inconvénient à citer, dans son message, les ‘‘béatitudes du politique’’ d’un certain François-Xavier Nguyễn Văn Thuận, cardinal vietnamien décédé en 2002.

L'homosexualité est un sujet qui fâche en Afrique. C'est une forme de sexualité, venue d'ailleurs, qu'on ne tolère pas sur le continent noir. Les populations voyant que les dirigeants politiques, sous la pression des bailleurs de fonds occidentaux, commencent, progressivement, à plier l'échine, elles prennent leurs responsabilités, à la place des Etats, pour ne rien laisser passer. Et ça marche. C'est ce qu'on vient de vivre au Mali où le pouvoir politique a reculé devant la colère des confessions musulmanes, qui considèrent l'homosexualité comme une abomination.

Le docteur, Denis Mukwege, a profité de la remise du Prix Nobel de la Paix qu'il partage avec l'Irakienne, Nadia Murad, pour en appeler à la « responsabilité de la communauté internationale » pour une bonne tenue de l'élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain. Denis Mukwege qu'on présente, parfois, comme un possible recours pour une transition en RDCongo a semblé très préoccupé par la catastrophique situation dans son pays, qui est, essentiellement, provoquée par son extrême richesse. La RDCongo, en effet, est un scandale géologique, tellement, elle aligne des mines à caractère stratégique et rarissimes (coltan, uranium, cobalt, cristaux divers, glaukosphaerite, etc.). Tout ce qui ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde gît dans le sous-sol rdcongolais. Voilà la source de son instabilité.

Président de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le professeur, Georges Haddad, ne fait rien comme ses autres collègues. Une fois de plus, il vient de frapper fort, en délivrant, ce lundi, 10 décembre, coup sur coup, trois doctorats honoris causa à trois éminents professeurs : l'Américano-Canadienne, Natalie Zemon Davis, de l'Université de Toronto, l'Allemande, Gesine Schwan, de l'Europa-Universität Viadrina Frankfurt et l'Israélien, David Schmeidler, de l'Université de Tel Aviv.
Cette cérémonie de remise des insignes et du diplôme de docteur honoris causa s'inscrivait, elle-même, dans le cadre de la première édition des Assises de la recherche que Paris 1 organisera du 10 au 15 décembre. « Si la recherche est un miroir, ces assises espèrent en refléter la vitalité et la diversité. Elles rappelleront, également, le rôle que doit jouer l'université dans la Cité et faire vivre notre devise : 'Hic et ubique terrarum (Ici et partout sur la terre)' », écrit Georges Haddad, dans la brochure intitulée « Recherche et excellence : Un regard sur le monde », éditée pour la circonstance.

Lilâ Le Bas, la dynamique et sympathique présidente de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), n'est pas prête à laisser passer une telle grosse injustice : la hausse de près de 1500% des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits en France, en master, ce qui (on n'a pas besoin de faire sc-po pour le savoir) fermerait (à double tour) l'Université française aux étudiants africains (surtout francophones) dont les parents restés au pays, éprouvent, souvent, beaucoup de peine, à joindre les deux bouts. C'est tout simplement inadmissible d'avoir même à dénoncer une telle injustice (qui n'aurait pas du être) car c'est comme si le jeune président français et son gouvernement ne vivaient pas sur une même planète que tout le monde. C'est vrai qu'on l'a surnommé « Jupiter ». Mais quand même ! A l'UNEF, on refuse que ceci explique cela. Conséquence : les étudiants sont dans la rue pour protester.

Les Occidentaux croient mener le monde selon leurs seuls petits intérêts. Tout doit aller à leur rythme et être façonné comme ils l'entendent. Mais, chaque chose a une fin. Et le fait de dénoncer leur comportement est un début du commencement de cette hégémonie.

Les difficultés financières de la France n'expliquent pas tout. La volonté politique de la France est de regarder ailleurs, vers des pays autres qu'africains au moment où à Erevan, le mois dernier, en plein Sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron, le jeune président français, expliquait à ses homologues sa volonté de renforcer les liens qui unissent les pays francophones. Paroles paroles paroles... Un mois, seulement, après, il frappe là où ça fait mal : le portefeuille. En effet, son premier ministre, Edouard Philippe, a dévoilé, lundi, 19 novembre, un plan destiné, officiellement, à favoriser l'attractivité des universités françaises. Pour y parvenir, la France compte faciliter l'obtention des visas, offrir plus de bourses, ouvrir des campus à l'étranger,  mais aussi, augmenter les frais de scolarité. Objectif : attirer beaucoup plus d'étudiants étrangers. Mais, des étudiants de préférence non-africains, triés sur le volet issus, notamment, des pays émergents.

Sitôt réélu le 22 octobre, le président du Cameroun, Paul Biya, n'a pas tardé à prendre des mesures fortes pour montrer à l'opinion qu'il est l'homme de la situation. Après la signature, la semaine dernière, à Paris, de l'accord de financement de 780 milliards de F CFA (1,6 milliard de dollars) avec les partenaires occidentaux en vue de la construction du barrage de Nachtigal d'une puissance de 430 MW, soit, le tiers de la production nationale actuelle de l'énergie du Cameroun, ce qui, à sa mise en service, dans 57 mois, rendra le Cameroun excédentaire en énergie électrique qu'il pourra même exporter dans des pays voisins comme le Nigeria ou le Tchad, il a ordonné, mardi, 13 novembre, le recrutement de 2.000 docteurs ou titulaires d'un PhD de nationalité camerounaise pour l'enseignement supérieur.

Le gouverneur de la province de Dar es Salaam en Tanzanie a lancé une campagne contre l'homosexualité, appelant ses administrés à dénoncer des homosexuels et promettant des arrestations dès la semaine prochaine.

Le pape François a accepté, vendredi, 12 octobre, avec réticence, la démission de l'influent cardinal américain, Donald Wuerl, de son poste d'archevêque de Washington. Il est soupçonné par un jury populaire d'avoir étouffé un vaste scandale d'agressions sexuelles.

Une très grande et bonne nouvelle. Pas seulement pour les fidèles catholiques, mais, pour tous les croyants et même pour le pays tout entier. Pourtant, cette bonne nouvelle a failli passer inaperçue à cause du flot d'informations qui occupent la Une de l'actualité africaine : législatives au Gabon au lendemain de la périlleuse présidentielle d'août 2016, présidentielle au Cameroun sur fond de suspicion de part et d'autre, désignation de candidats devant s'affronter à la présidentielle du Nigeria de février 2019, duel au sommet entre les deux partenaires d'hier que sont Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, etc. Bref, le temporel a, ces derniers temps, pris le dessus sur le spirituel, mettant aux oubliettes l'une des meilleures annonces de cette fin d'année en Afrique : la venue du très Saint-Père à Madagascar en 2019 à une date pas encore déterminée.

Le gynécologue rdcongolais, Denis Mukwege, a obtenu, ce vendredi, 5 octobre, le Prix Nobel de la Paix qu'il va partager avec l'activiste yézidie, Nadia Murad.

Cette question ne devrait même pas être posée. Mais dans un monde qui connaît l'inversion des valeurs et des priorités, une ONG comme « Aide et Action » dont la principale spécialité est de promouvoir l'éducation dans le monde, surtout, en Afrique, en est venue à le rappeler aux dirigeants dont ce n'est plus la priorité : « L'éducation est une urgence ». L'Afrique étant la partie du monde où les besoins dans ce secteur se font le plus sentir, « Aide et Action » a choisi un pays du continent, le Togo, où ses actions ont bonne allure pour marquer sa rentrée en organisant, dans les locaux de son ambassade à Paris, une exposition, justement, intitulée « L'éducation est une urgence ».

Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre des Sports, et Pierre Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football, ont, enfin, compris qu'ils avaient tout intérêt de faire confiance à un Gabonais pour s'occuper de l'équipe nationale de football. Ils ont (enfin) intégré le fait que c'est avec des Gabonais qu'ils réussiront à construire, durablement, le football de leur pays et non avec des mercenaires étrangers, sinon, ce serait, déjà, fait depuis longtemps. Maintenant qu'ils ont pris la bonne option, il serait intéressant que le Gabon organise des Assises nationales de son football pour en sortir une feuille de route, que mettront en œuvre ses entraîneurs nationaux et ceux à divers niveaux de ses différents championnats. Mention « Très Honorable » aux autorités du football gabonais. Par leur geste, elles administrent, en même temps, une belle leçon à leurs homologues du Cameroun et du Congo-Brazzaville encore affectés par le syndrome de « la mentalité du colonisé ».

Selon certains Africains, le christianisme n’est pas seulement coupable d’avoir prêté main forte à la colonisation dans certains pays africains. Ils pensent aussi qu’il aliène et endort les Africains au lieu de les libérer de la peur, de la misère, de l’ignorance et du néocolonialisme français responsable en grande partie des souffrances et impasses de l’Afrique francophone.

Le pape François a égrené, dimanche, 26 août, lors d'une messe géante, à Dublin, une longue liste de "pardons" aux victimes d'abus commis par le clergé ou des institutions religieuses en Irlande. Cette demande de « pardon » ressemble à une séance de récitation déjà vue et déjà entendue qui fait que le pape et son église commencent à perdre du crédit auprès non seulement des fidèles catholiques mais de l'opinion. L'église a son principe : le pardon par le Christ (pour laver ses péchés) même si on a commis de pires abominations. La Maison de Dieu accueille tout un chacun quels que soient ses crimes. L'église n'est pas contre la justice des hommes, mais, pour elle, seule compte avant tout la justice divine. Celle à laquelle le pape François a fait référence à Dublin sauf qu'on lui demande de punir, sévèrement, les prélats fautifs, au nom de l'exemple. Cela dit, l'église catholique n'est qu'au début de sa tourmente. Car quand elle aura résolu le problème de la pédophilie et de l'homosexualité dans l'église catholique en Occident, elle aura fort à faire avec la sexualité des prêtres catholiques en Afrique qui produit, elle, des enfants un peu partout sans que le Vatican ne tire une quelconque sonnette d'alarme. En ce moment, le réveil du pape risquera d'être particulièrement brutal.

Personne ne demande à Mister George d'être ingrat. C'est parfait qu'il sache d'où il vient sinon il ne saurait jamais où il veut aller. Si on ne retrouve pas grand-chose à redire après que le président, George Weah, ait récompensé deux de ses anciens entraîneurs qui furent déterminants dans sa carrière, on pense qu'il s'agit d'une mesure prise au pif, sous l'effet de l'émotion, et qui n'a pas été, mûrement, pensée en ce sens qu'elle ne s'intègre pas dans une politique sportive et singulièrement du football que le nouveau président entend imprimer dans ce secteur.