COLOMBIE : L'Université de Paris 1 délivre un doctorat honoris causa au président Juan Manuel Santos

La Sorbonne a (est) un nom. Université française la plus connue dans le monde, elle doit sortir de l'ordinaire quand elle fait quelque chose. Son mathématicien de président, le professeur, Gorges Haddad, en est, parfaitement, conscient. Lui qui avait, déjà, présidé aux destinées de cette même université, de 1989 à 1994, période pendant laquelle, il assura, cumulativement, la vice-présidence de la Conférence des présidents des universités françaises pendant deux ans, de 1992 à 1994. Revenu le 17 mai 2016, par la volonté de ses collègues, il entend, résolument, placer la Sorbonne parmi les meilleures universités sur le plan mondial. A vrai dire, l'Université de Paris-1 n'est pas mal placée pour cette ambition, surtout, sur le plan des sciences juridiques et politiques, et des sciences humaines, où on peut dire qu'elle joue, absolument, les premiers rôles.

Université, aussi, très politique (pas politisée), il lui arrive de temps en temps, quand on le mérite, qu'elle délivre son doctorat honoris causa. Pas n'importe comment et surtout pas à n'importe qui. Plusieurs grands de ce monde ont eu cet insigne honneur dont trois illustres Africains, les anciens présidents sénégalais, Abdou Diouf, en 1989, sud-africain, Nelson Mandela, en 1996 et tunisien, Béji Caïd Essebsi, en 2015. Le profil de ces Africains disqualifie beaucoup de dirigeants africains actuels.

Comme l'a si bien dit, la vice-présidente de Paris 1, la professeure, Maria Gravari-Barbas, chargée de prononcer le discours d'éloge du président colombien, Juan Manuel Santos, dont l'honneur revenait, ce 23 juin, de recevoir un doctorat honoris causa, « Le grand amphithéâtre de la Sorbonne a été le théâtre des cérémonies des doctorats honoris causa, depuis la création en France de cette distinction insigne de nos universités, il y a, bientôt, 100 ans, le premier doctorat honoris causa français ayant été décerné, ici même (en Sorbonne), en 1918, au président des Etats-Unis, Woodrow Wilson ».

Il faut, aussi, noter qu'avant de quitter son poste aux Nations-Unies, il y a un an, à peu près, jour pour jour, le Sud-Coréen, Ban Ki-moon, avait, aussi, été fait docteur honoris causa, à Paris-1.

Et quand on prend le récipiendaire de cet après-midi (sur notre photo, il a à sa gauche, Georges Haddad, et à sa droite, Gilles Pécout, recteur de la région académique Ile-de-France, recteur de l'académie de Paris, chancelier des universités de Paris, et Jean-Michel Blanquier, nouveau ministre de l'Education nationale) qui aligne deux critères inattaquables : président (démocratiquement) élu de Colombie, Prix Nobel de la Paix, il faut, vraiment, se lever tôt pour tenir la concurrence. Ce genre de profil est rarissime en Afrique. Pour le moment.

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