RDCONGO : Interdiction du campus à une étudiante portant une chevelure yéyée par trop voyante

Les universités africaines redeviennent-elles des gardiennes des valeurs et traditions, authentiquement, africaines au sein desquelles, exhibitionnisme, dépravations, provocation, n'ont pas de place ? On ose le croire. A l'Université de Lusaka, par exemple, la direction vient de prendre une mesure interdisant l'entrée des étudiantes « à moitié nues » dans les salles de cours et dans la bibliothèque, ce qui avait tendance à perturber, les étudiants, le personnel enseignant et administratif. Il n'était que temps. Il y a quelques jours, c'est une étudiante qui s'est vu refuser l'entrée du campus, à Kinshasa, à cause de sa coiffure yéyée par trop voyante et provocatrice. Et si c'était le réveil tant attendu des valeurs et traditions africaines qu'on disait en perdition ?

Une étudiante congolaise a été empêchée de rentrer, sur un campus de Kinshasa, en raison de sa coiffure yéyée, qui attirait les regards. « A l'entrée du campus, les gardiens m'ont dit : on n'entre pas avec ce genre de coiffure ici », a-t-on répondu à cette étudiante de 26 ans quand elle a voulu passer le pas de porte de la très sélecte Université catholique du Congo (UCC).

Cette étudiante en économie voulait-elle se faire voir qu'elle ne s'y serait pas prise autrement. La réaction des vigiles a été sans appel, en respect des directives données par le rectorat.

"J'ai cherché à comprendre le pourquoi de cette interdiction. Pour eux, mes cheveux étaient en désordre et on m'a demandé de +bien les peigner+. J'étais obligée de changer de coiffure. C'est pourquoi je me suis plainte sur ma page" Facebook, raconte-t-elle.

Son post avec ses cheveux touffus a été, largement, partagé sur le réseau social Twitter.

"Scandaleux ! (Il) faut faire quelque chose", écrit un membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), sur son compte.

L'UCC "ne s’oppose ni n'interdit les cheveux naturels africains" mais "exige que les cheveux soient peignés, c'est une exigence de propreté et de décence publique", a expliqué le professeur, Jean Onaotsho, secrétaire général académique de cette institution.

"Nous devons préserver les mœurs africaines dans cette société congolaise qui en a réellement besoin", a-t-il ajouté.

Afriqueeduction.com qui soutient, fermement, l'UCC dans ce réarmement moral de la jeunesse africaine et prie d'autres institutions supérieures africaines à faire preuve de la même rigueur, donne la Mention BIEN aux vigiles qui sont restés intraitables au niveau du portail d'entrée (notre photo).

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