UNESCO : Audrey Azoulay proposée par le Conseil exécutif de l'UNESCO au poste de directrice générale

Cette proposition sera soumise le 10 novembre au vote de la Conférence générale qui réunit les représentants des 195 Etats membres de l'Organisation tous les deux ans.

Après le 5ème tour d'un scrutin qui a débuté le 9 octobre, le président du Conseil exécutif, Michael Worbs (Allemagne), a annoncé le résultat en félicitant Audrey Azoulay.  « Vos expériences ministérielles antérieures et d'autres hautes fonctions nationales et internationales vous apportent le savoir-faire, les compétences, et les connaissances approfondies dont vous aurez besoin si vous êtes chargée de la haute direction de notre Organisation », a-t-il déclaré.

Née en 1972, Audrey Azoulay a été ministre de la Culture et de la Communication de la France de février 2016 à mai 2017. Elle a débuté sa carrière en occupant des postes de direction dans le secteur de l'audiovisuel public français et a exercé, ensuite, la fonction de rapporteur à la Cour des comptes et d'experte en législation pour la Commission européenne dans les domaines de la culture et de la communication.

Au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), elle a occupé, successivement, les postes de directrice-adjointe de l'Audiovisuel, directrice financière et juridique et directrice générale déléguée. Audrey Azoulay est une ancienne élève de l'Ecole nationale d'administration et est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est, également, titulaire d'un Master of Business Administration de l'Université de Lancaster (Royaume-Uni).

Les Etats membres de l'UNESCO ont présenté neuf candidats : Polad Bülbüloglu (Azerbaïdjan), Qian Tang (Chine) ; Moushira Khattab (Egypte) ; Audrey Azoulay (France) ; Juan Alfonso Fuentes Soria (Guatemala) ; Saleh Al-Hasnawi (Iraq) ; Vera El-Khoury Lacoeuille (Liban) ; Hamad bin Abdulaziz Al-Kawari (Qatar) ; Pham Sanh Chau (Viet Nam).

Cela dit, la compétition a été focalisée sur les candidats d'Egypte, du Qatar et de France, qui avaient réussi à se détacher des autres. Si la candidate égyptienne a fait une piètre campagne, à l'ancienne, comme au 19e siècle, celui du Qatar a cru pouvoir gagner l'élection en utilisant son seul portefeuille. Toutefois, les reproches faits au Qatar d'être l'un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme dans le monde, ne l'ont, vraiment, pas aidé. Le seul sourire d'Al-Kawari ne pouvait pas faire oublier les pleurs et désolations des pays africains qui vivent les méfaits du terrorisme dans leur chair et dont le Qatar est le grand bras financier.

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