Education

Alors que le Bénin rit et que l'Afrique du Sud jubile, on pleure au Cameroun où, en l'espace de quelques jours, on avait oublié la crise anglophone, pour ne parler que des « Lionnes indomptables » à la coupe du monde féminin de football, organisée en France, puis, des « Lions indomptables » en Egypte. Si les « Lionnes » ont été à la hauteur malgré un arbitrage étrange pour ne pas dire défavorable, les « Lions (in)domptables », eux, n'ont été à la hauteur ni des enjeux et encore moins de leur réputation.

L’équipe de football du Bénin, les Ecureuils, s’est qualifiée, le 5 juillet, pour les quarts de finale de la CAN Egypte 2019. Et pourtant, avant le match, personne ne vendait cher sa peau. En effet, on la disait inférieure à celle du Maroc qui, en plus d’avoir participé plusieurs fois à la compétition, possède plus d’infrastructures et de moyens que le Bénin. On croyait la cause entendue, on était convaincu qu'il n'y aurait pas match, que le Maroc ne ferait qu'une bouchée de Stéphane Sessègnon et de ses camarades, etc.

La fessée va-t-elle être interdite pour de bon en France ? Le parlement doit adopter, définitivement, mardi, 2 juillet, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi, déjà, votée par l'Assemblée nationale visant à interdire les "violences éducatives ordinaires". Il s'agit d'inscrire dans le Code civil, à l'article lu à la mairie lors des mariages, que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques". On est à des années lumière avec le type d'éducation qui a cours en Afrique où la chicotte (la fessée) fait partie intégrante du corpus qui fait d'un enfant un futur adulte responsable dans son environnement.

Le nouveau président de l'Université de Tel-Aviv, le professeur, Ariel Porat, remplace, à ce poste, le professeur, Joseph Klafter, qu'il a, d'ailleurs, tenu à remercier, sincèrement, pour sa contribution précieuse au développement et à la promotion de l'université, avant de lui souhaiter beaucoup de succès dans ses projets futurs. Le nouveau président ambitionne, aussi (et c'est très intéressant) de nouer tous types de relations avec les universités d'Afrique noire (enseignement, recherche, échanges d'enseignants et de chercheurs, etc.). Il n'est que temps...

Commencée le 21 juin, la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2019 se jouera, en Egypte, jusqu'au 19 juillet. Les Coelacanthes (équipe nationale de football des Comores) n'y sont pas. Ils ambitionnent de participer au rendez-vous de la CAN 21 qu'aura à organiser le pays des Lions indomptables, en juin-juillet 2021. Amir Abdou, leur sélectionneur y travaille déjà, fortement, soutenu par le gouvernement et les Comoriens, mais pas encore (chose bizarre) par la Fédération comorienne de football. Cette interview lui permet de donner son sentiment sur cette équipe qu'il porte haut et qui est loin d'avoir atteint son niveau réel, selon sa propre expression.

Le mouvement prend de l'ampleur, depuis quelques semaines que le pape François a demandé l'exemplarité au sein de l'église catholique en autorisant le clergé à signaler les abus sexuels (pédophilie, homosexualité, adultère, etc.) issus de son rang. Il appartient, aussi, à tout catholique de dénoncer, auprès de son évêque, ou en cas d'étouffement de l'affaire, de saisir le Vatican (où on sera à son écoute), tout écart de comportement d'un membre du clergé quel qu'il soit. Les langues commençant à se délier beaucoup plus facilement, on se rend compte que l'Afrique n'a pas le monopole des enfants des prêtres et des évêques. La France, aussi, en connaît, et beaucoup.
Pour la première fois en France, jeudi, 13 juin, des représentants de l'église catholique devaient recevoir des enfants de prêtres. Longtemps considérés comme des parias, ces hommes et ces femmes ont vécu dans le secret et le non-dit. Ils se livrent auprès de franceinfo.

Le président, Alpha Condé, est un chef d'Etat moderne et entend le rester. Il n'est pas un Jacob Zuma qui s'assume dans une polygamie sans complexe que les Sud-Africains respectent, même s'ils ne sont pas très d'accord avec lui. Zuma compte 5 épouses et trois maîtresses officielles.Au moins. En tant que chef de l'Etat, Alpha Condé, lui, montre l'exemple à suivre avec une seule et unique épouse, Djéné Kaba Condé, qui est la première dame de Guinée. Le président guinéen ne passera plus le temps à expliquer pourquoi un homme de son profil, dans notre monde d'aujourd'hui, a cautionné le vote d'une loi sur la polygamie en Guinée.

Le Saint-Père semble prendre - enfin - les choses en main, en obligeant, désormais, le clergé à signaler à l'Eglise les abus sexuels qu'ils soient de la pédophilie, de l'homosexualité ou de l'adultère des membres du clergé. Si l'attention, ces derniers temps, a été portée sur la seule pédophilie (parce qu'il s'agit des enfants), le Vatican reconnaît que l'homosexualité et l'adultère des membres du clergé sont tout aussi répréhensibles et condamnables, et donc, doivent être signalés comme abus sexuels à l'Eglise. C'est une invite sans précédent dans l'église catholique où beaucoup de membres du clergé, à défaut d'avoir une femme ou un homme comme leurs fidèles, préfèrent se réfugier dans l'homosexualité avec des adultes consentants du même sexe. Le Saint-Père considère une telle déviance comme un péché grave. C'est aussi un péché quand le prêtre commet l'adultère car il ne doit approcher la femme que pour sauver son âme. Mais, de nos jours, et sans se soucier des qu'en dira-t-on, les prêtres font et élèvent des enfants, parfois, au vu et au su de leurs fidèles. Des cas courants qu'on rencontre, malheureusement, et, régulièrement, en Afrique, le continent de tous les paradoxes.

Le dictateur cinq étoiles (comprenez Sassou-Nguesso) a envoyé des boursiers nationaux dans les quatre coins du monde. Très bonne initiative pour quelqu'un qui, dans sa jeunesse, commença sa carrière professionnelle par le métier d'instituteur. Mais, au final, à cause de la baisse des cours du pétrole dont le pays est ultra-dépendant, et la mauvaise gestion aidant (détournements massifs de fonds publics), il ne peut plus nourrir ces « fils » et « filles ». Ces derniers sont, du coup, abandonnés à eux-mêmes. Ceux de Côte d'Ivoire viennent de nous demander à Afrique Education de les aider à faire entendre leur cri. Nous le faisons volontiers d'autant plus que cela fait partie des missions du magazine.

Un vrai cauchemar pour ces enfants ! Ce professeur a enseigné à Singapour. Il a été interpellé à Besançon (dans le département du Doubs en France) par l'Office central pour la répression des violences aux personnes. Il est soupçonné de viols sur plusieurs dizaines d'enfants en Thaïlande, en Malaisie, aux Philippines et en Inde.

L'espérance de vie dans le monde a augmenté de 5 ans et demi entre les années 2000 et 2016, a indiqué, jeudi, 4 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soulignant que les inégalités entre pays riches et pays pauvres persistaient.

Disons d'emblée que le Saint-Père a de fortes chances de prêcher dans le désert. Car, par les temps qui courent, il n'existe, pratiquement plus, même pour les médias d'Etat, des journalistes qui ne parlent que des trains qui savent arriver à l'heure. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet, la survie pousse à aller au-delà des codes façonnés au 20e siècle. Le pape a raison, sur le fond, mais personne ne le suivra parce que les médias aspirent à vivre, tout simplement, en informant sur ce qui capte leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

Le Saint-Père sera samedi, 30 mars, et dimanche au Maroc, terre musulmane dans le but de prôner le dialogue interreligieux. Une courte visite qui lui permettra, aussi, de rencontrer des migrants, alliant, ainsi, deux grandes priorités de son pontificat.

Peter Tabichi, un enseignant kényan âgé de 36 ans, a été récompensé pour son dévouement et sacré meilleur professeur du monde par la fondation Varkey. Un prix doté d'un million de dollars lui a été remis, dimanche, 24 mars, à Dubaï.

La mort de vingt personnes a été confirmée suite à l'effondrement d'un bâtiment de trois étages qui abritait une école primaire, à Lagos, au Nigeria, selon diverses sources.

L'Université Tsinghua, une prestigieuse université chinoise, souhaite collaborer avec des instituts de recherche africains dans le but d'améliorer la fertilité des sols sur le continent.

Le bras de fer gouvernement-enseignants se radicalise au risque de déstabiliser les universités publiques. La crainte d'une année blanche est, déjà, dans les esprits.

Hier, au Vatican, a débuté un Sommet sur la pédophilie dans l’église catholique. Convoqué par le vicaire du Christ (le titre « chef de l’église » ne doit être appliqué qu’au Christ selon Paul dans Colossiens 1, 18), ce Sommet marque indiscutablement un tournant dans l’histoire de l’institution au même titre que le renvoi de l’état clérical du cardinal américain, Théodore McCarrick, le 16 février 2019. L’ancien archevêque de Washington avait été reconnu coupable d’abus sexuels.

La championne du 800 mètres sud-africaine, Caster Semenya, revient à la une de la scène. Non pas comme athlète de haut niveau, mais, pour des questions de genre. Cette question étant d'intérêt national en Afrique du Sud, le président de l'époque, Jacob Zuma, était allé jusqu'à menacer la communauté internationale d'une « guerre mondiale » si sa compatriote, Caster Semenya, était disqualifiée du fait que certains observateurs la considèrent comme mi-homme/mi-femme. Jacob Zuma eut gain de cause et, Caster Semenya a continué de gagner les titres, dans le genre féminin. Sauf que le problème revient à la une de l'actualité, aujourd'hui.
La ministre sud-africaine des Sports, Tokozile Xasa, est, actuellement, à Lausanne, pour la soutenir dans cette nouvelle épreuve. En effet, cette fois, elle veut faire invalider devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) un règlement de l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) imposé aux athlètes féminines produisant, naturellement, beaucoup de testostérone. C'est son cas. Pour les deux Sud-Africaines, l'IAAF porte "atteinte aux corps des femmes".

Les scandales récents au sein de l'église catholique ont poussé les autorités religieuses à développer la sensibilisation tout au long de la formation des prêtres au sein des séminaires.