Education

Un peu partout en Afrique, les élèves de terminale affrontent les épreuves du baccalauréat. Tous les moyens sont parfois utilisés pour obtenir ce fameux sésame qui ouvre la voie aux études supérieures. Y compris la fraude, l'achat des sujets, la corruption des examinateurs et beaucoup d'autres raccourcis. Tout y passe. En Algérie, l'Etat, conscient de ce phénomène, a mis les moyens pour y faire face. Les voici.

Il n'y a aucun doute qu'à la vue de ce sondage, les Africaines d'Abidjan, de Douala, de Kinshasa, de Dakar, de Brazzaville et de beaucoup d'autres villes africaines, vont se ruer dans des cybercafés, à la recherche d'un « mari blanc », qui leur permettrait d'échapper à la misère ambiante locale. Il y a de quoi encourager un tel mouvement. En effet, une enquête réalisée en mai 2017 (*) révèle un désamour croissant des hommes français envers leurs compatriotes féminines au profit des femmes d'origine étrangère. Ils sont même 57% à préférer se mettre en couple avec une étrangère plutôt qu'avec une Française pour une relation sérieuse. Une tendance qui confirme l'accroissement des couples de nationalités mixtes et de la mobilité internationale, sur fond de « mondialisation des relations amoureuses ». Par ces temps de campagne des législatives en France, le parti de l'extrême-droite, Le Front National, a vraiment des soucis à se faire et du boulot en perspective. Car, visiblement, son discours de haine ne résiste pas à la réalité quotidienne, c'est-à-dire, au bonheur personnel des Français.

L'éducation et la formation ne font plus recette.Pour preuve, le montant de l'aide allouée à l'éducation, au niveau de l'Unesco (Organisation des Nations-Unies pour l'éducation la science et la culture) est en baisse permanente et constante, depuis six ans. Sans que cela n'émeuve personne. Un document publié par l'équipe du Rapport mondial de suivi sur l'éducation (GEM) de l'UNESCO intitulé « Aid to education is stagnating and not going to countries most in need », décrit ce phénomène amplement et souligne, par ailleurs, que L'aide à l'éducation ne va pas vers les pays qui en ont le plus besoin. Notamment, en Afrique.

La disparition de l'évêque de Bafia, dans le centre du Cameroun, a choqué jusqu'aux païens que le pays compte en centaines de milliers. C'est dire que, quand on regarde les photos du prélat, de son vivant, on a envie de se faire enrôler fidèle de la très classique église catholique romaine. Pourtant, Mgr Jean-Marie Benoît Bala s'en est allé, sans crier gare, à seulement 58 ans. Plus grave, pas n'importe comment. En se suicidant : il aurait garé son véhicule sur le pont Sanaga, dans le village Ebebda, avant de se jeter à l'eau (?). Dans sa voiture, juste un très court message à l'endroit de ceux qui auraient eu la bonne idée de le chercher : « Je suis dans l'eau ».

C'est une excellente nouvelle : la possibilité de pouvoir greffer un pénis afin de permettre à un homme de garder toute sa masculinité. En Afrique du Sud, en effet, et ce pour la troisième fois dans l'histoire de la médecine, un patient a reçu une greffe complète du pénis. Succès total. Dorénavant, le pèlerinage médical pour greffe de pénis peut être envisagé dans ce pays, les plus grands demandeurs venant des Africains continentaux.

Les 82 lycéennes de Chibok, libérées début mai des mains du groupe islamiste, Boko Haram, ont rejoint, mardi, 30 mai, un centre à Abuja, où elles pourront poursuivre leur éducation, mais, ne retourneront pas chez elles, plus de trois ans après leur enlèvement.

A quand la retraite du dernier mohican du football africain, Issa Hayatou, après sa cinglante défaite à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), par le Malgache, Ahmad Ahmad, en mars dernier ? Sur proposition du ministre camerounais des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Pkwatt, il a été nommé président de l'ANAFOOT (Académie nationale de football) du Cameroun par le président, Paul Biya. Un très bon point de chute pour cet amoureux du ballon rond qui n'entend pas encore prendre sa retraite.

Il n'y a pas que les mutineries qui empêchent le président, Alassane Ouattara, de dormir, paisiblement, ni les grèves monstres des fonctionnaires qui s'annoncent pour les prochains jours. Les grossesses scolaires sont, aussi, un phénomène, particulièrement, inquiétant au regard de leur ampleur récente. Elles veulent dire que la Côte d'Ivoire version Alassane Ouattara est un pays sans morale, sans foi ni loi, où la dépravation des mœurs bat son plein.

Président de l'Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), depuis 2016, le professeur, Georges Haddad, avait, déjà, présidé aux destinées de cette même université de 1989 à 1994. De l'avis du corps professoral, tous clivages confondus, il fut considéré comme un très bon président d'université. Pendant qu'il assurait cette charge, il présida, aussi, pendant deux ans, la conférence des présidents d'universités françaises. Par la suite, il fut appelé à l'Unesco par Federico Mayor pour l'aider à structurer l'enseignement supérieur mondial. C'est un très grand mathématicien, qui maîtrise, parfaitement, son sujet. Votre magazine s'est rapproché de lui pour connaître ce qu'il pense de l'Afrique et ce qu'il peut faire avec ce continent.

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, est, à nouveau, dans des problèmes. Elle ne soufflera pas, après avoir été secouée, pendant plusieurs années, par le virus Ebola qui a tué plusieurs milliers de Libériens. Mais, cette pandémie à peine contenue, surgit, aujourd'hui, une autre maladie très mystérieuse, qui n'en est qu'à ses débuts mais qui a, déjà, tué plusieurs personnes.

Personne n'a perdu la face. L'honneur de chacun est sauf. En flèche dans la négociation, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a vite pris les choses en main, en rencontrant, personnellement, la direction de l'Union des scolaires nigériens (USN), ce qui a permis d'aboutir à une solution assez rapidement.

Une "journée de colère", accompagnée d'un appel à une grève générale, a été décrétée, ce vendredi, 14 avril, par le syndicat estudiantin, UGET, afin de dénoncer des "violences policières" survenues, mardi, 11 avril, lors d'une manifestation étudiante, à Tunis.

Le gouvernement nigérien a décidé, lundi, 10 avril, de la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" du campus de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, après de violentes manifestations des étudiants dans les rues de la capitale. L'Union des scolaires nigériens (USN) qui est, en grande partie, à l'origine de la tenue de la Conférence nationale souveraine au Niger et de l'instauration de la transition, puis, de la démocratie, pour avoir payé un lourd tribut, notamment, lors des événements du Pont Kennedy, est, encore, en première ligne. Près de trente ans après la confrontation avec les forces de défense et de sécurité, l'USN est, à nouveau, au front. Preuve que la situation de ses membres n'a pas, réellement, changé.

Le gouvernement burundais a décidé de fermer 44 écoles fondamentales (ECOFO ; 7ème-9ème) privées pour avoir obtenu "moins de 20%" de résultats aux évaluations nationales de l'année scolaire 2015-2016. Après avoir réduit le budget du ministère de l'Education nationale de deux tiers par rapport à celui de l'année dernière, il s'agit d'une fuite en avant du pouvoir de Pierre Nkurunziza car sa décision ne résout aucun problème, pire, elle ne peut faire du mal qu'aux populations les plus démunies qui scolarisaient leurs enfants dans cet ordre d'enseignement.

La récente décision de Pierre Nkurunziza portant introduction d'un nouveau système d'octroi des bourses d'études et de stages dans l'enseignement supérieur au Burundi, ne passe pas du tout au sein de la communauté estudiantine. Celle-ci vient de lui lancer un ultimatum pour qu'il la retire au plus vite, sinon, elle paralyse l'université.

Six mois après sa levée de fonds, NOMAD EDUCATION, leader de l'éducation mobile francophone, lance ses quatre premières applications mobiles à destination des futurs bacheliers et étudiants du continent africain.

Le président camerounais, Paul Biya, en visite d'Etat, en Italie, a été reçu, mercredi, 22 mars, à l'Université de Rome Tor Vergata, par la Conférence des recteurs des universités italiennes (CRUI). A cette occasion, il s'est fait décerner la Médaille d'Or de cette Conférence pour saluer sa politique dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Où en est l'éducation de la jeune fille en Afrique du Sud, pays où Jacob Zuma, le chef de l'Etat, avec ses trois épouses et ses cinq maîtresses officielles, donne le plus mauvais exemple à la jeunesse ? La fréquence élevée de grossesses des étudiantes en Afrique du Sud est devenue un problème social, systémique et budgétaire majeur. C'est une déclaration de la ministre de l'Education fondamentale, Angie Motshekga, qui évite, tout de même, de mettre le doigt dans la plaie. En critiquant l'attitude (machiste) du chef de l'Etat à l'endroit de la femme.

Quinze jeunes chercheuses exceptionnelles, sélectionnées parmi plus de 250 candidates dans le cadre de la 19e édition du Prix L'Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, vont recevoir la bourse des Jeunes talents prometteurs internationaux. Deux Africaines font partie des 15 heureuses élues.

Le candidat de La France insoumise propose de doubler le budget de l'enseignement supérieur durant son quinquennat et d'allouer une «allocation d'autonomie de 800 euros par mois» aux étudiants. Dans les facs, on jubile à l'idée que l'université française devienne, totalement, gratuite. Et ce dès la rentrée 2017.