Macky Sall dans le sillage de son père spirituel Abdoulaye Wade ?  

Les paysans abandonnés...

Distribuer 13.000 semoirs, 1.040 houes occidentales, 650 houes sine subventionnées dans un pays de plus de 12.000 villages et 15 kg de semences d'arachides subventionnées, par paysan, révèlent la politique d'assassinat, à petit feu,  des paysans sénégalais par le régime de Macky Sall. Dans ce contexte, il n'est pas du tout étonnant d'avoir dénombré entre 1 et 1,5 million de Sénégalais, en situation d'insécurité alimentaire, au Sénégal, en juin 2015, plus de 70.000 enfants atteints de malnutrition, et un taux de pauvreté de 57,1% en zone rurale. Voilà la cause des deuils qui ont frappé Maka Koulibantang, Goudiri et d'autres localités du Sénégal dont des fils ont été menés par les politiques de Macky et de ses prédécesseurs à l'abattoir des fosses communes pour Africains et autres peuples dominés que sont l'Océan atlantique et la Mer méditerranée.

 

...L'école du peuple délaissée ou du choix de l'échec...

L'inauguration par Macky Sall de 03 pavillons à l'université, pour les étudiants, et l'annonce de 30.000 lits, est un de ces actes dont on peut trouver les équivalents sous Senghor, Diouf et Wade. Mais 30.000 lits dans un Sénégal où la seule université de Dakar compte près de 100.000 étudiants, c'est très insuffisant. Ce choix de l'échec est illustré par le taux d'échec de plus de 68,7% au baccalauréat, cette année, le taux brut de pré-scolarisation, au Sénégal, qui est de 14,7% bien en dessous de la moyenne africaine, qui tourne autour de 20%, et le taux d'analphabétisme de 54,6% au niveau national dont 62,3% pour les femmes. Les grèves nombreuses et permanentes sous Wade, hier, comme sous Macky, aujourd'hui, constituent, elles aussi, non pas la cause, mais la conséquence d'une option pour une école anti-nationale, anti-populaire, anti-démocratique. Les chiffres de l'Académie de la région de Fatick, notamment, illustrent ce délaissement. Avec un taux de réussite au CFEE de 26,90% dont un taux d'admission de 44,65% pour le privé et de 26,13% pour le public, c'est là une privatisation rampante de l'éducation à laquelle nous assistons.

 

 ...Le secteur de la santé structurellement malade...

Le secteur de la santé a renoué avec les grèves, qui expriment le profond malaise de ce secteur. La situation du secteur de la santé trouve sa cause dans la politique de « moins d'Etat mieux d'Etat », dans la libérale réforme hospitalière de 1998, l'Acte III de la décentralisation...C'est cela qui permet de comprendre le gap de 4.000 sages-femmes que connaît le Sénégal, les plus de 33.000 enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année, les 30 millions, par an, accordés à la lute contre l'hépatite...et l'espérance de vie qui est de 59 ans au Sénégal.  

 

 ...Car le Sénégal est pillé par l'impérialisme et son agent Macky.

Cette situation s'explique par l'acceptation, par la classe politique au pouvoir, depuis 1960 de la domination du Sénégal. C'est cette acceptation de cette domination, qui explique le pillage des richesses du Sénégal par l'impérialisme. Le président a illustré ce pillage, en annonçant, lui-même, que 97% de nos ressources minières sont arrachées au peuple sénégalais et que son ambition est de réduire ce pillage à 95% à travers la réforme du code minier. Le contrôle des banques, de nos entreprises nationales, de « notre » monnaie...par l'impérialisme explique le reste. L'Accord de partenariat économique (APE), s'il venait à être ratifié, renforcerait ce pillage.

C'est pourquoi, le Front National de Salut Public/Mom Sa Rew dénonce l'acceptation, par le régime de Macky Sall, du dernier – le nième -  diktat de la Banque Mondiale qui, contre un appui budgétaire de 30 milliards de F CFA accordé le 23 juillet 2015, impose une série de réformes dont l'arrêt des nécessaires recrutements, une plus grande libéralisation de la gestion des universités, une augmentation des prix de l'électricité.

Le peu des ressources qui reste au Sénégal est pillé depuis 55 ans par cette partie de la classe politique que sont les libéraux (PDS, Rewmi, APR...) et les socio-libéraux (PS, AFP, Grand Parti, etc) qui s'alternent sans alternative à la tête du pouvoir. Ce pillage se traduit, notamment, par 11 milliards de F CFA de fonds politiques pour le président de la République, 500 millions pour le président de l'Assemblée nationale...

C'est pourquoi le bureau politique du Front National de Salut Public/Mom Sa Rew attire l'attention du peuple. La violence des contradictions entre libéraux (APR et PDS), entre socio-libéraux (AFP et Grand Parti) ou entre libéraux et socio-libéraux (APR et PS), violence à coups d'exclusion, de grenades lacrymogènes, d'emprisonnements, de cailloux...ne doit pas tromper le peuple. Ils sont tous au service de l'impérialisme et contre les intérêts du peuple.

 

Une politique violente secrétant la violence à combattre par la révolution Mom Sa Rew

 Dans ce contexte, le peuple ne peut rester sans rien faire. Sa réponse s'est traduite, notamment, par deux alternances qui ont porté au pouvoir des valets de l'impérialisme. Mais, aussi, par des événements comme la grande grève des cheminots, mai 68, les mobilisations citoyennes de 1988 et de 2012...

C'est pourquoi le Front National de Salut Public/Mom Sa Rew invite non pas à lancer des cailloux à cette institution semi-coloniale périmée qu'est le président de la République, mais à chasser du pouvoir cette classe politique dont la soumission à l'impérialisme empêche la sortie du sous-développement. Soumission à l'impérialisme qui explique qu'ils puissent tous répondre, à un moment ou à un autre, à l'appel du président véritable sous-préfet administrateur de semi-colonie.

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