Politique

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le premier ministre italien, Giuseppe Conte, ont salué, mardi, 15 janvier, à Niamey, le succès de la lutte conjointe contre l'immigration clandestine avec la chute drastique du flux de migrants vers l'Europe depuis 2016. Comme quoi, le président nigérien s'est laissé embobiner dans la néfaste entreprise européenne qui vise à empêcher les Africains à aller se chercher dans les pays européens, alors que ces derniers, sont, directement, accusés d'être (co)responsables de la catastrophique situation économique qui prévaut dans les pays d'immigration, et qui crée cette hémorragie africaine vers l'Europe. Le Niger, la Libye (qui n'est qu'un Etat virtuel) et le Tchad, ont été désignés par les dirigeants européens pour servir de lieux de tris de bons et de mauvais migrants africains. Les démocrates africains ont, vivement, condamné cette façon de faire des Européens et reproché aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno du Tchad, de vendre la dignité africaine pour quelques poignées d'euros. La mondialisation qui a été créée en Occident, ne doit pas être privée aux Africains sous prétexte qu'ils apportent la pauvreté en Europe. La mondialisation doit être totale et entière pour tout le monde. Y compris pour les Africains. Le « village planétaire » dont on parle ne concerne-t-il pas les Africains ? Cette question est posée à Mahamadou Issoufou qui vient de saluer la baisse des flux africains vers l'Europe en compagnie d'un dirigeant européen, foncièrement, raciste, en l'occurrence, le premier ministre italien, Giuseppe Conte.

Premier ancien chef d'Etat traduit devant la Cour, Laurent Gbagbo était en détention depuis sept ans. Après avoir recouvré la liberté, il va regagner la Côte d'Ivoire, son pays, dans quelques jours. Il en est de même de Charles Blé Goudé. L'élargissement de l'ancien président ivoirien change les cartes de l'élection présidentielle de 2020 qui risque d'être plus ouverte que jamais.

Grand allié des Russes, ce qui chamboule les équilibres géo-stratégiques de la région, le président, Omar el-Béchir, a assuré, lundi, 14 janvier, que la contestation qui secoue le Soudan depuis près d'un mois ne parviendrait pas à bout du pouvoir qu'il exerce depuis près de trois décennies, lors d'un rassemblement de ses partisans au Darfour (Ouest). Le message est adressé, non seulement, à ses opposants de l'intérieur, mais surtout, à ceux qui les manipulent sur le plan international, à commencer, par ceux qui avaient imposé la partition (sans raison) du pays, à savoir, les Américains, très mécontents de l'arrivée des Russes dans la sous-région.

Après avoir passé un mois de convalescence bien rempli, à Rabat, à l'invitation de son frère, le roi, Mohammed VI du Maroc, le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sera de retour, cette nuit, à Libreville. Il ne s'agit pas d'un poisson d'avril ni d'un scoop à la facebook ou twitter, mais, d'une information puisée à bonne source. Le chef de l'Etat sera accompagné de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et d'autres membres proches de leur famille. La délégation comptera, aussi, le directeur de cabinet du président de la République, le secrétaire général de la présidence, ainsi que, des conseillers et collaborateurs du cabinet présidentiel dont il n'est pas utile de citer les noms.

Trop trop trop de contestations sont en train de contraindre la CENI à ré-compter les voix. Elle y va en traînant les pieds. Mais, le poids déterminant de l'épiscopat rdcongolais fait pencher la balance en faveur de cette solution qui devrait arranger tout le monde, sauf, peut-être, le pouvoir en place, ainsi que, Félix Tshisekedi, déclaré vainqueur de cette présidentielle contestée. Même le Conseil de sécurité à la demande de la France, s'est emparé de ce dossier, ce qui est fort rare si on consulte les annales de cette institution des Nations-Unies. La CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) qui avait déployé des observateurs sur l'ensemble du territoire, a fait ses calculs : c'est Martin Fayulu qui a gagné. Ce dernier brandit un score de 61% des voix à qui veut l'entendre. Même contestation des résultats de la CENI par les églises protestantes de la RDC. Tshisekedi, le régime de Kabila et la CENI sont le dos au mur.

Dieu est grand ! Ceux qui disaient que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, était, politiquement, hors jeu, en ont eu pour leur grade. Coup sur coup, il vient de leur prouver le contraire, en montrant qu'il suit de très près les affaires de l'Etat du Gabon dont il a la charge. Contre toute attente, il a mis fin aux fonctions de Franck Emmanuel Issoze Ngondet que d'aucuns considèrent (à tort ou à raison) comme un félon. Le président vient tout aussi de surprendre à un autre niveau. Alors que tout le monde l'annonçait parti, il a maintenu dans ses fonctions de directeur de cabinet civil et politique du président de la République (au moins provisoirement), le très controversé, Brice Laccruche Alihanga, ainsi que, l'ensemble de ses collaborateurs. Qui peut encore dire que Ali Bongo Ondimba ne contrôle pas la situation ?

Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, et d’autres citoyens français s’étaient offusqués de voir le président américain se mêler de politique intérieure française. C’était le 9 décembre 2018. Et pourtant, jusqu’ici, eux-mêmes n’ont rien fait d’autre que cela parce que c’est tout ce qu’ils savent faire : s’immiscer de manière intempestive, indécente et grossière dans les affaires des autres.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a estimé, jeudi, 10 janvier, que les résultats annoncés de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) ne semblaient "pas conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là". Quelle mouche a donc piqué le patron du Quai d'Orsay dont la réaction post-électorale est, toujours, conforme aux positions du pouvoir en place, quand il ne se borne pas, simplement, à conseiller le recours aux institutions républicaines, dans la paix, en cas de contestation ? Ces dernières années, l'Union européenne, au contraire, ne s'est pas montrée complaisante. Au Gabon, elle avait pondu un rapport aux antipodes de celui des observateurs africains. La position de l'Union européenne était, tellement, tranchante que les autorités gabonaises ont dû regretter de l'avoir invitée pour observer leur présidentielle. Conséquence de ce changement de paradigme, au Cameroun, en octobre dernier, le gouvernement n'a pas commis la même erreur. Il a tenu l'Union européenne loin de sa « surface de réparation ». Cela veut-il dire que la complaisance des Occidentaux à l'endroit des pouvoirs africains aurait cessé ? Rien n'est moins sûr même s'il faudra observer l'attitude du chef de la diplomatie française, lors des futures élections présidentielles qui auront lieu dans l'ancien pré-carré français.

Candidat de l'opposition, Martin Fayoulou est coiffé au poteau, alors qu'il se voyait déjà au palais présidentiel. Que s'est-il passé pour que son rival de l'opposition, Félix Tshisekedi, le double, de cette manière, au dernier moment alors que les décomptes de voix lui étaient favorables ? Le candidat de l'opposition n'est pas le seul à protester et à penser qu'il y aurait une sorte d'arrangement entre le vainqueur désigné et le pouvoir. Dans une sortie inhabituelle, le Quai d'Orsay (Ministère français des Affaires étrangères) juge les résultats communiqués par la CENI « non conformes ».

La Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache a validé la victoire de l'ancien chef de l'Etat, Andry Rajoelina, à l'élection présidentielle du mois dernier en rejetant toutes les requêtes en annulation pour fraude de son rival Marc Ravalomanana.

Preuve qu'il n'est pas isolé comme le laissent croire certains dirigeants occidentaux, le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a entamé, mardi, 8 janvier, une visite en Chine auprès de son homologue, Xi Jinping, son principal allié diplomatique et commercial. Ce voyage intervient alors qu'un nouveau sommet avec Donald Trump est évoqué. Un sommet qui pourrait permettre à Donald Trump de rebondir sur le plan intérieur où il est de plus en plus contesté par le parti démocrate, majoritaire au sein de la Chambre des représentants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la situation continue d'être maîtrisée à Libreville où on ne compte aucun mort, même pas un blessé grave. Les loyalistes prennent, progressivement, les points stratégiques de la capitale pour rassurer les Gabonais, les Africains et la communauté internationale. En fait, le coup d'état a bel et bien échoué.

Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, a déclaré, samedi, 5 janvier, illégitime, le nouveau mandat du président, Nicolas Maduro, qui doit débuter le 10 janvier, promettant d'encourager un "gouvernement de transition" et des "élections libres".

En gros, on reprend les mêmes et on recommence. C'est l'impression qui se dégage de l'équipe gouvernementale sortie, vendredi, 4 janvier 2019. En dehors du changement du premier ministre, Philemon Yang, qui était en poste depuis neuf ans, la nomination de son successeur, le professeur, Joseph Dion Ngute, 64 ans, ressortissant de la province du Sud-Ouest, est tout, sauf une révolution. Ce dernier sort droit de la présidence de la République où il occupait un poste de ministre chargé de mission. Après son investiture, le 6 novembre, la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale était scrutée pour répondre aux attentes d'un peuple qui avait dit ce qu'il pensait, lors de l'élection présidentielle d'octobre 2018. Le message avait été clair : le changement. Les besoins pressants du peuple, c'est le rajeunissement des équipes dont celle du gouvernement, la fin de l'impunité pour les détourneurs de fonds publics, l'amorce d'un dialogue avec les provinces frondeuses du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la mise en index de tous les responsables ayant failli dans le dossier de la CAN 2019 et leur renvoi devant les tribunaux, etc. Le gouvernement sorti vendredi, 4 janvier, n'est pas satisfaisant à ces égards.

Le christianisme, que je connais un tout petit peu, enseigne que Dieu a créé l’homme libre d’aimer ou de haïr et que, si ce dernier choisit de haïr son semblable au lieu de l’aimer (ce qui signifie respecter les choses qui lui appartiennent, ses idées et surtout sa vie), ce n’est pas Lui, Dieu, que nous devons blâmer ou accuser mais l’homme. Laissons donc Dieu en dehors de nos affaires en 2019. Cessons d’attendre de Lui qu’Il accomplisse les tâches qui nous incombent.

Donald Trump a déclaré, mardi, 1er janvier, qu'il avait hâte de tenir un nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui s'était dit, la veille, prêt à rencontrer, une nouvelle fois, le président américain à tout moment. Affaibli sur la scène politique américaine où il doit, désormais, composer son pouvoir avec le parti démocrate, qui a pris le contrôle de la Chambre des représentants, Donald Trump, qui multiplie des frasques sur le plan militaire (retrait unilatéral annoncé de ses soldats en Syrie), sur le plan économique (augmentation unilatérale et non concertée des taxes sur des produits chinois et européens entrant sur le marché américain), sur le plan judiciaire (relance des enquêtes sur l'implication de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016), il veut renouer, de manière convaincante, avec Kim Jong-un pour se refaire une crédibilité à l'international et même sur le plan de la politique intérieure. Pour Trump, la future rencontre avec le « leader bien aimé » est davantage utile pour lui que pour le non-manipulable chef d'Etat nord-coréen. Le président américain fera toutes les concessions qu'il faudra pour aboutir à ce deuxième Sommet, sachant qu'un tel événement constitue, dans le cadre de sa réélection en 2020, une affaire de vie ou de mort.

Les ministres ont, tous, peur. Même ceux qui, apparemment, ont bien travaillé. C'est que la colère du président de la République, Paul Biya, est telle qu'on ne sait pas, exactement, sur quel(s) ministre(s) elle va s'abattre. Car le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, a laissé des traces profondes et les Camerounais, très en colère, demandent les comptes à leur chef d'Etat.

Après 2003 et 2013, le sultan du Tchad, Idriss Déby Itno, est en train de se lancer dans une troisième aventure militaire en Centrafrique. Comme les deux précédentes qui entraînèrent le départ d'Ange-Félix Patassé (2003) et de François Bozizé (2013), celle de 2019 aura pour but d'évincer le président, Faustin-Archange Touadéra, du pouvoir. Comme les deux autres qui furent soutenues par Jacques Chirac et le "silence" de François Hollande, l'actuelle opération militaire est parrainée par le jeune président français.

Tout le monde ne voulait pas que les élections se déroulent dans de bonnes conditions en RDC (République démocratique du Congo). Après avoir assisté, hier, 30 décembre, à une journée électorale (bon enfant), à Kinshasa, et sur presque tout l'ensemble du territoire rdcongolais, tout Africain désireux de voir son continent prendre son destin en main, pouvait être heureux. Il y a lieu de dire que, globalement, tout s'est bien passé, mieux même que dans certains pays africains où les observateurs européens et américains viennent crédibiliser l'organisation des élections. Premier point positif : aucune mort, à Kinshasa, due à ces élections n'a été enregistrée par la police de la capitale, ce qui montre le haut niveau de conscience des populations kinoises, mais aussi, la maîtrise des forces de défense et de sécurité, chargées de sécuriser le vote. A l'intérieur du pays, on note, cependant, quelques morts, notamment, dans le Kivu. Cela dit, si ces morts sont à regretter, ils sont loin des craintes qui avaient provoqué le Sommet de Brazzaville organisé, en catastrophe, par Denis Sassou Nguesso avec quatre autres chefs d'Etat de la sous-région.. Deuxième point positif : après avoir refusé les aides de toutes sortes venant de l'Union européenne, de la Francophonie, de l'Union africaine et d'autres pays occidentaux, la RDC a montré que malgré ses 40 millions d'électeurs, la CENI était à la hauteur de l'événement, sans l'aide de qui que ce soit. Troisième point positif : même si la logique électorale devrait favoriser le candidat commun de l'opposition, Martin Fayulu, ses deux principaux concurrents, à savoir, Félix Tshisekedi, et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadari (qui crierait déjà victoire), s'organisent, aussi, pour se déclarer vainqueurs, sans remettre, fondamentalement, en cause, l'organisation des élections. C'est une victoire énorme que doit savourer le raïs sortant.

Dans cette victoire du candidat de la majorité présidentielle, Macky Sall, qui se dessine, sous les yeux des Sénégalais, le Conseil national des Sages de la Coalition, “BennoBokk Yaakaar, n'entend pas rester les bras croisés. Mieux, il se veut (sa sagesse oblige) à l'avant-pont du succès attendu. Voilà pourquoi ce Conseil des Sages de la Coalition “Benno Bokk Yaakaar” (BBK), sous la supervision de son dynamique secrétaire administratif, Amadou Moustapha Diao, a participé au Congrès historique, le 1er décembre 2018, consacré à l'investiture de son candidat à l'élection présidentielle du 24 février 2019, dans le mythique cadre de Dakar Arena, comme par prémonition. Amadou Moustapha Diao et ses amis du Conseil entendaient, ainsi, apporter leur (précieuse) voix au concert, qui balise le destin de la nation. Mission réussie à 100%.