Politique

Les lanceurs d’alertes du Sénégal très préoccupés par la situation politique en cette période d’élection présidentielle, tirent sur la sonnette d’alerte pour attirer l’attention de tous sur les menaces réelles qui planent sur le pays.

Le premier ministre français, Edouard Philippe, effectue de vendredi, 22 février, soir, à dimanche, 24 février, au Mali, une visite de "soutien" à ce pays, qui peine, malgré une pression militaire accrue de la France, à enrayer l'extension des violences djihadistes, notamment, vers le Burkina et le Niger voisins. Alors qu'au même moment, malgré l'appui de la France, le G5 Sahel n'arrive toujours pas à être, réellement, opérationnel, faute de financements.

Le collège des sages a organisé une cérémonie de prière du 40e jour du décès d'Ali Bazi Selim. Un homme qui a marqué d'une empreinte indélébile, l'histoire politique et socio-économique des Comores.

Le parti au pouvoir en Ouganda a annoncé, mercredi, 20 février, avoir approuvé la candidature du président, Yoweri Museveni, pour la présidentielle de 2021. Agé de 74 ans, l'ex-guérillero briguera un sixième mandat, ce qui énerve beaucoup l'opposition et la société civile.

Cet homme de très grande expérience s'appelle Christophe Dabiré. Au départ, ils étaient quatre prétendants pour la primature avant que le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, ne jette son dévolu sur Christophe Dabiré.

Environ, deux mille militaires des forces armées de 33 pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique, ont entamé, lundi, 18 février, à Kamboinssin, près de Ouagadougou, des manœuvres visant à renforcer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a appelé, lundi, 18 février, l'armée a être "sans pitié" envers ceux qui voudraient tricher lors du scrutin de samedi, 23 février, reporté in extremis d'une semaine, indiquant qu'ils le "feraient au péril de leur vie". En fait, la Commission électorale indépendante (INEC) aurait pris la très difficile décision de décaler d'une semaine l'élection pour contrarier les plans de fraudes massives du candidat Atiku Abubakar. Selon certaines sources, il aurait fait fabriquer des bulletins de vote (parallèles) en Chine et mis en place, au Nigeria, une organisation frauduleuse qui allait lui permettre de gagner l'élection haut la main. Muhammadu Buhari n'aurait vu que du feu ! Mais, cette vaste supercherie a été découverte, certes, au dernier moment, d'où la décision de tout arrêter à 5 heures de l'ouverture de certains bureaux de vote. Le coût de la réimpression des bulletins de vote de plus de 80 millions d'électeurs (qui se fait cette fois au Nigeria et non plus en Chine) va être très lourd pour le budget de l'Etat. Cela dit, l'optimisme (électoral) semble changer de camp : les partisans d'Atiku Abubakar ne cachent plus leur peur de perdre l'élection qui leur tendait les bras, le président sortant, Muhammadu Buhari, contre qui toute cette fraude se tramait, ayant, radicalement, changé de ton et de méthode. Toutefois, à cause sans doute de la délicatesse du sujet, Buhari et son camp n'accusent pas, nommément, Abubakar car l'arroseur peut être arrosé. On attend que l'élection passe pour régler, après, les comptes.

Plusieurs ressortissants étrangers et un Haïtien, arrêtés, dimanche, 17 février, soir, dans le centre de Port-au-Prince en possession d'un arsenal d'armes automatiques, ont été inculpés "d'association de malfaiteurs", a indiqué la police nationale d'Haïti. Voulaient-il faire un coup d'état pour en finir avec le régime du président, Jovenel Moïse, en butte à de très fortes contestations de rues doublées de pillages de magasins depuis plusieurs semaines ?

Accusé d'abus sexuels, l'ex-cardinal américain, Theodore McCarrick, vient d'être défroqué par le Saint-Père François. Fait rarissime dans l'église. Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mise sur la hiérarchie des faits répréhensibles, l'homosexualité que condamne, sévèrement, l'église catholique est-elle difficile à admettre qu'une église qui ferme les yeux et bouche les oreilles pour des faits de prêtres qui collectionnent femmes et enfants parfois au vu et au su de tout le monde ?

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, soutenu par une cinquantaine de pays à l'Onu, dont la Russie, la Chine, la Turquie, Cuba, la Corée du Nord ou l'Iran, a fait appel à la justice, jeudi, 14 février, pour contrer l'offensive de l'opposant, Juan Guaido, sur le groupe public pétrolier vénézuélien, PDVSA.

C'est une bonne nouvelle pour le pouvoir de Yaoundé qui lutte contre le terrorisme à l'Est (rebelles centrafricains dont des ex-Sélékas et des anti-balakas), au Nord-Est et au Sud-Est contre les Ambazoniens (séparatistes camerounais soutenus par quelques mercenaires du Nigeria au nom de l'internationalisme du crime) et à l'Extrême-Nord (Boko Haram). A l'Est du Cameroun, les rebelles centrafricains sont contenus et ne constituent, réellement, plus une menace. Au Nord-Est et au Sud-Est, l'armée camerounaise n'a pas encore trouvé une parade efficace pour mettre les Ambazoniens hors d'état de nuire juste parce qu'il s'agit, dans leur écrasante majorité, de Camerounais qui n'ont pas de marqueur particulier sur le visage. La difficulté est que, citoyens comme tout un chacun qui vaquent à leurs occupations le jour, la nuit, parfois, ils se transforment en Ambazoniens actifs ou passifs, avant de créer des exactions. Dans l'Extrême-Nord, Boko Haram, qui fait la pluie et le beau temps dans le Nord-Est du Nigeria, est, complètement, contenu au Cameroun où il n'a, jamais, réussi, à prendre un cm² du territoire national. Mieux pour le gouvernement camerounais, voyant qu'ils n'ont aucun avenir à rester enrôlés dans ce mouvement, 200 de ses membres viennent de se rendre, avec armes et bagages, aux autorités camerounaises.

Les organisateurs des manifestations antigouvernementales au Soudan ont annoncé, mercredi, 13 février, être déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu'au renversement du régime, excluant tout dialogue avec le président Omar el-Béchir.

Au Maroc et en Algérie, la question des familles de djihadistes n'est guère débattue publiquement. Bien que moins touchés que la Tunisie. Tous les trois pays doivent, cependant, composer avec la problématique du "retour" de ressortissants ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique (EI).

Y a-t-il une différence entre un menteur compulsif et un mythomane ? Oui mais on peut trouver des gens à la fois menteurs et mythomanes comme nous le verrons plus loin. Le menteur compulsif raconte de gros mensonges tandis que le mythomane s’invente constamment une fausse vie, de fausses origines, de faux exploits, une fausse majorité, de faux satisfecit, etc. Il dira, par exemple, que son bilan est inattaquable, que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international sont contents de sa gestion, qu’il a réalisé ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à faire, etc. Les gens qui sont autour de lui savent que tout cela n’est que mensonge mais ce mensonge est important pour lui car il lui permet de fuir une réalité qu’il refuse d’admettre ou d’affronter : une haine de soi et un manque de confiance en soi car le mythomane ne s’accepte pas tel qu’il est.

La colonne de combattants de l'UFR voulait-elle renverser Idriss Déby Itno comme se justifie le chef de la diplomatie française ? On a besoin de rétorquer à Le Drian : «  Et alors » ? « Et puis quoi encore » ? « Rien que ça » ?
Le ministre français des Affaires étrangères donne, ici, une explication qui infantilise, complètement, les Tchadiens et les Africains qui sont, totalement, remontés contre cette ingérence inqualifiable, injustifiable, de la France dans des affaires intestines du Tchad. Très critiqués, les Français ont expliqué, sans convaincre personne, que la colonne de combattants de l'UFR était composée, en partie, de djihadistes venant de Libye. C'est faux ! Elle était composée de Tchadiens réfugiés en Libye qui venaient en rébellion contre le pouvoir dictatorial tchadien dont la mal-gouvernance n'est nullement ignorée à Paris, puisque c'est la France qui comble certains déficits (provoqués par la mauvaise gestion) de Déby. A titre d'exemple, c'est la France qui va financer les élections législatives annoncées dans quelques mois au Tchad, élections que le régime de Déby n'arrivait pas à organiser, faute d'argent, depuis deux ans. C'est vraiment le comble que la France en soit à justifier l'injustifiable parce qu'elle porte dans ses bras un dictateur encombrant.

Que n'a-t-on pas entendu ce lundi, 11 février, matin, sur les ondes de RFI de la bouche du président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara ? Il a déclaré que la « Côte d'Ivoire est un pays bien tenu », qui affiche « un taux de croissance de 8% en moyenne depuis plusieurs années, ce qui fait d'elle l'un des quatre pays au monde à afficher une telle performance », que « le taux de croissance des trois prochaines années serait du même ordre entre 7 et 9% », que « l'inflation est contenue entre 1 et 2% par an », que « le déficit public se situe à 3 ou 4% » bon an mal. Bref, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Au micro de Christophe Boisbouvier à qui il n'a présenté que le (très très) bon côté de la réalité, le président ivoirien a, tellement, vanté les succès de sa gouvernance qu'on est étonné de savoir, quelques heures après ses déclarations lénifiantes, qu'il est en guerre, depuis un mois, contre ses enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur, lui, le libéral-social, héritier de l'houphouétisme dont le dialogue est la principale caractéristique. N'a-t-il pas juré ce matin qu'il avait la fibre sociale ? Pourquoi ne négocie-t-il pas alors avec ses enseignants qui sont en grève depuis quatre semaines ?
Sacré Alassane Ouattara ! Voilà un homme qui a réussi à décapiter la coalition qui a fait de lui, le président de la Côte d'Ivoire à deux reprises, en se séparant des deux personnes clés (Bédié et Soro) sans lesquelles il n'aurait jamais été président de la Côte d'Ivoire. Soro, par les armes, l'a fait monter au pouvoir en créant une rébellion qui a divisé la Côte d'Ivoire sous Gbagbo pendant cinq ans. Quant à Bédié, il a accepté de lui offrir le vote du PDCI sur un plateau d'argent pour se faire élire en 2011 et réélire en 2015. Le président ivoirien a, visiblement, la mémoire courte. Dire qu'il ne sait pas renvoyer l'ascenseur, n'est pas suffisant. Il faut dire qu'il fait montre d'une attitude négative qui relève, plutôt, de la psychiatrie.

Le candidat de l'opposition, Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), a proposé "de refaire les élections dans un délai de six mois", dans une lettre adressée aux dirigeants de l'Union africaine (UA) réunis en Sommet, à Addis Abeba, les 10 et 11 février. Une requête qui a mis bien de chefs d'Etat dans l'embarras, le président de l'UA de l'époque, le Rwandais, Paul Kagame, ayant cherché, en son temps, à initier une mission de bons offices, à Kinshasa, avant la prestation de serment du candidat déclaré par la CENI, à savoir, Félix Tshisekedi. La démarche de Paul Kagame se fondait sur le fait que la CENI n'avait pas désigné le véritable vainqueur de l'élection qui était non pas Tshisekedi mais Martin Fayulu. C'est ce dernier que l'épiscopat rdcongolais qui avait plus de 40.000 observateurs sur le terrain, avait, aussi, désigné comme vainqueur. Mais par la suite, le pays a fait confiance dans ses institutions officielles chargées d'organiser les élections, et a proclamé et investi Félix Tshisekedi président élu de la RDCongo. Mais, jusqu'à ce jour, Martin Fayulu conteste ce verdict.

La présidence en exercice de l'Union africaine (UA) a changé de main, dimanche, 10 février, à Addis Abeba. Le Rwandais, Paul Kagame, a passé le témoin à son homologue de l'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, pour un an. Le nouveau président aura une année particulièrement chargée. Après une présidence, extrêmement, active de Paul Kagame placée sous le sceau des réformes, son successeur devrait axer son action sur la sécurité, le maintien de la paix, et la reconstruction post-conflit. Le dossier libyen où se divise l'Afrique et au sein duquel l'Egypte, principal soutien du maréchal, Haftar, conserve une influence forte, sera l'une de ses principales préoccupations avec l'organisation des élections devant permettre le redémarrage du pays. Enfin, il y aura l'organisation de la CAN 2019 à 24 équipes en juin-juillet dans un contexte sécuritaire fragile. C'est beaucoup de dossiers que devra gérer le nouveau président. Mais, visiblement, il n'en est pas du tout impressionné.

Idriss Déby Itno doit dire « Merci » à la France d'avoir envoyé ses Mirage 2000 foudroyer les combattants de l'UFR en provenance de la frontière tchado-libyenne. C'est le cœur tranquille qu'il s'est rendu, à Addis Abeba, participer au Sommet de l'Union africaine.

Ces derniers jours, la meute a repris du service en répétant ad nauseam que Laurent Gbagbo allait en Belgique où vit sa « seconde épouse ». Espérait-elle « chauffer » le cœur de Simone Gbagbo et la braquer contre son mari ? Echec et mat puisque Simone s’est rendue, il y a trois jours, à Mama, à Gagnoa, dans sa belle-famille et chez elle, aussi, le village du mari devenant ipso facto celui de la femme dans plusieurs cultures africaines. Rêvaient-ils, ces aboyeurs et énergumènes de petite vertu, de salir, une fois de plus, Laurent Gbagbo ?