Politique

Israël est inquiet depuis que l'Iran a montré que malgré les sanctions, les pressions américaines, le régime des Mollahs continue de dérouler ses plans de défense, au niveau de la sous-région comme si de rien n'était. En effet, Téhéran va dévoiler, dans les prochains jours, un nouvel avion de combat et améliorer ses capacités balistiques pour répondre aux "menaces" d'Israël et des Etats-Unis, ses ennemis jurés. C'est l'annonce que fait le ministre de la Défense, Amir Hatami, cité ce dimanche, 19 août, par l'agence Tasnim.

L'ancien secrétaire général des Nations-Unies, le Ghanéen, Kofi Annan, est décédé, ce samedi, 18 août, de suite d'une « courte maladie ». En tant que personnalité de premier plan ayant participé à la conduite des affaires du monde, on ne peut pas dire qu'il ait été d'une (totale) grande utilité pour l'Afrique, pendant ses huit ans au secrétariat général des Nations-Unies. Cela dit, Afrique Education fait part de ses condoléances au chef de l'Etat ghanéen et à tout le peuple du Ghana auprès duquel il n'avait pas choisi de vivre, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Le défilé du 58e anniversaire de l'indépendance sur le Front de Mer aura été l'un des plus courts de l'histoire du Gabon : 1h30, et le boulevard s'est vidé de son monde. La veille, devant 1,5 million de Gabonais, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a essayé de remobiliser ses compatriotes en les assurant du bienfondé de ses réformes dont le but est d'équilibrer les comptes publics et créer les emplois. Le président a égrainé la liste de ce qu'il y a à faire : une tâche tout simplement titanesque à commencer par le secteur de l'Education nationale où on n'a compté aucune Mention Très Bien ni Bien au Bac 2018. Mais qu'on compte sur le chef de l'Etat : il n'y a pas là motif à découragement. Au contraire, il faut se retrousser les manches.

Et si c'étaient les Etats eux-mêmes qui alimentaient Boko Haram avec des rançons qui lui permettent de payer des armes, des tenues militaires et de procéder à des recrutements avec des salaires plus élevés que ceux payés par les gouvernements aux militaires de l'armée régulière ? Ce sont les Nations-Unies, elles-mêmes, qui portent l'estocade au pouvoir nigérian qu'elles accusent, dans un rapport, d'avoir versé une forte somme pour permettre la libération des lycéennes de Dapchi. Les preuves concrètes à la demande d'Abuja (qui a démenti cette information) n'ont pas été données par les Nations-Unies, mais, la façon dont cette libération avait été obtenue (par de simples négociations selon le gouvernement) laisse penser que le gouvernement du Nigeria n'a pas dit toute la vérité.

Entre les militaires de mon pays et moi subsiste un mécompte séculaire, que nous peinons, ensemble, à apurer ; de notre laborieuse insolvabilité à deux, découlent des épanchements de bile et des déglutitions de rancœurs, d’une régularité plus ou moins mesurable.  Leur vaine rébellion contre le temps me conforte et procure de la pitié : gardiens d’une citadelle promise à la ruine, ils s’obstinent, cependant, à la croire inexpugnable. Or, parmi eux, à découvert, sans jamais agir à leur insu, je m’assume fossoyeur de cette bâtisse hideuse que maintient debout et désaltère le sang de mes ancêtres. Chaque jour, j’arrache une brique de l’édifice et défais ainsi un pan de mur ; mieux, désormais, je ne suis solitaire à l’ouvrage.

Le Parti des Travailleurs (PT) du Brésil a déposé, mercredi, 15 août, la candidature de son chef historique emprisonné, Lula, à la course à la présidentielle d'octobre, prenant un pari politique très risqué et mettant au défi le pouvoir. C'est une première mondiale : un prisonnier qui se porte candidat à une élection présidentielle. L'expérience tentée par Lula est, particulièrement, suivie en Afrique où il compte de très nombreux amis chefs d'Etat.

L'Angola dont le président, Joao Lourenço, assiste, rarement, aux Sommets organisés dans d'autres pays, a invité, au moins, cinq chefs d'Etat, à Luanda, pour discuter d'un ordre du jour qui avait trait à la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, entre autres. Sur les cinq chefs d'Etat attendus, au moins, seuls le Gabonais, Ali Bongo Ondimba et le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont effectué le déplacement de Luanda. Les principaux concernés, à savoir, le RDCongolais, Joseph Kabila, et le Soudanais du Sud, Salva Kiir, ont brillé par leur absence, tout comme, les deux parrains de la sous-région, l'Ougandais, Yoweri Museveni et le Rwandais, Paul Kagame, qui préside, actuellement, l'Union africaine (UA) dont le président, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, s'est fait représenter par son conseiller, le Mauritanien, Ould Lebatt. Non seulement, l'utilité de ce Sommet était à démontrer, mais, le président, Joseph Kabila, qui a accepté de quitter le pouvoir sans modifier la constitution, comme certains de ses voisins, a eu raison de ne pas venir se faire applaudir par les fossoyeurs de la démocratie africaine.

Le candidat de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, a rejeté, lundi, 13 août, à l'avance, les résultats du second tour de la présidentielle, entachés, selon lui, de fraudes, et appelé la population à "se lever". Soumaïla Cissé veut-il brûler le Mali après s'être rendu compte qu'il ne sera pas son prochain président de la République ? La question mérite d'être posée.

Très tôt le matin du 07/08/2018, un groupe de policiers ont interpellé Biram Dah Abeid, chez lui, pour l’emmener au Commissariat 1 de Riyadh. Le commissaire, Hamoudi Ould M’Hadi, lui lance : Biram, il ne faut pas politiser cette arrestation car elle ne s’est pas faite à cause de tes opinions politiques et ton activisme des droits de l’homme comme cela était le cas pour tes arrestations passées. Biram a dit être très étonné que le commissaire reconnaisse ce que ses supérieurs et son gouvernement n’avaient, jamais, reconnu auparavant, à savoir, que les différents procès intentés aux dirigeants et militants de l’IRA, l'aient été à cause de leurs opinions et leur activisme.

De gigantesques scandales qui éclatent en Argentine et au Pérou, d'anciens présidents centraméricains devant la justice : l'Amérique latine est, de nouveau, secouée par une vague d'affaires de corruption. On croyait le système complètement révolu. Personne ne pensait qu'on reparlerait des Républiques bananières au 21e siècle comme dans les années 60. On y est pourtant en plein. L'appât du gain facile a-t-il donc encore de beaux jours devant lui ?

Alassane Ouattara fait parler de lui depuis quelque temps : amnistie de prisonniers politiques, refonte annoncée de la commission électorale, éclatement de la coalition au pouvoir, manoeuvres plus ou moins suscitées au sein du camp de l'ex-président Laurent Gbagbo... Les événements s'accélèrent en Côte d'Ivoire avant les élections locales d'octobre mais, surtout, à deux ans de la présidentielle à laquelle Ouattara dit ne pas être candidat. C'est lui qui le dit. Mais a-t-il déjà respecté sa parole un jour ? En tout cas, son action politique est illisible. Il pratique de la navigation à vue et personne ne sait où il veut aller.

Le général-président n'est guère usé par la fonction. Toujours prêt à servir, son parti l'a désigné candidat à la présidentielle de 2020 pour un troisième mandat, malgré les restrictions stipulées dans la Constitution. Personne ne jettera la pierre à Omar el-Béchir. Il s'inscrit dans une tradition africaine de la conservation du pouvoir qui anime les dirigeants de ce continent où on aime le pouvoir pour le pouvoir.

Après la libération des prisonniers politiques (Soul to Soul, chez qui on saisit des tonnes d’armes, en faisait-il partie ?), certaines personnes n’ont pas tardé à affirmer que ladite libération était le fruit de notre résistance, intransigeance et détermination. Certes, nous avons toujours soutenu que nos frères ne méritaient pas d’être incarcérés pour leurs opinions ou pour leur appartenance au parti de Laurent Gbagbo; certes, nous n’avons jamais cessé d’exiger leur libération (bravo à chacun de nous pour cette constance!) mais, il ne me semble ni vrai, ni honnête de nous attribuer la fin des souffrances de nos camarades, même si nous nous réjouissons tous qu’ils soient, enfin, sortis (dans quel état ?) de cet enfer car, si nous étions, aussi, combatifs que cela, si nous étions aussi déterminés, aussi intransigeants que nous le prétendons, Simone Ehivet, Moïse Lida Kouassi, Assoa Adou, et les autres n’auraient pas attendu 7 ans (je dis bien 7 ans) avant de recouvrer la liberté.

Cette ville symbole s'appelle Domoni, qui se trouve être la ville originaire du père de l'indépendance Ahmed Abdallah Abderemane. Ce n'est pas par un heureux hasard que le président de la République s'y est rendu. Contrairement à tous ses prédécesseurs, Azali Assoumani, lui, y a fait des réalisations de taille. Sa présence en ce lieu se justifiait, donc, à plus d'un titre.

Sans jeu de mots, on dira, en voyant la fin de l'alliance du PDCI au sein du RHDP, qu'Alassane Ouattara a, copieusement, roulé Henri Konan Bédié dans la farine. Un vrai boulanger, cet Alassane Ouattara ! Malgré les mises en garde répétées de certains militants plus avertis que lui, Henri Konan Bédié s'est fait avoir comme un novice en politique. Cela dit, le refus du président, Alassane Ouattara, d'accepter la candidature d'un militant PDCI pour le compte du RHDP, pendant la présidentielle de 2020, c'est de la mauvaise foi systématique, qui donne une piètre image d'une certaine façon de faire la politique en Côte d'Ivoire. Sans entrer dans les raisons profondes de cette crise, on peut affirmer qu'Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara se retrouvent face à face comme dans les années 90, au lendemain de la mort du Sage de Yamoussoukro, quand brandissant le concept de l'ivoirité, Bédié déniait à Ouattara le droit d'accéder à la magistrature suprême. Ce dernier répondit par un coup d'état militaire qui envoya Bédié en exil, faisant, inopportunément, profiter le juteux poste de président de la République, aux outsiders de l'époque, Robert Gueï et Laurent Gbagbo. On pensait que ce triste épisode de la vie politique ivoirienne était oublié. Que non ! Visiblement, Ouattara a la rancune tenace. Il fait payer cher à Bédié son immaturité politique et sa mauvaise appréciation de la relation entre les deux hommes. Pour s'être fourvoyé aussi lamentablement, ne devrait-il pas céder la présidence du PDCI à plus compétent que lui ? Il n'est que temps.

Vingt-trois candidats ont déposé leurs dossiers pour succéder au président, Joseph Kabila, qui ne peut plus se représenter à la présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo (RDCongo), selon un décompte fait, jeudi, 8 août par la commission électorale.

Le président congolais, Joseph Kabila, a désigné, mercredi, 8 août, un candidat à sa succession à l'élection présidentielle prévue en décembre en République démocratique du Congo (RDCongo), une première dans ce pays qui n'a jamais connu de transition pacifique. Le choix de M. Kabila s'est porté sur le patron du parti présidentiel PPRD et ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, originaire comme lui de l'Est du pays swahilophone.

Cette interpellation peut paraître condescendante, donnant l’impression de réveiller des gens éveillés. Loin de moi l’idée de dénigrer les gens du savoir.

Plusieurs fois reportées pour diverses raisons, depuis deux ans, les élections législatives auront, finalement, lieu les 6 et 27 octobre, sur l'ensemble du territoire national. Ces élections sont les premières depuis la présidentielle d'août 2016. On espère qu'elles se dérouleront dans un climat apaisé, un dialogue pour apaiser les cœurs ayant entre-temps été organisé avec l'adoption d'une feuille de route qui est actuellement mise en œuvre. Signe tangible de ce dialogue : la vice-présidence de la République et le Conseil économique et social, sont deux institutions, actuellement, occupées par des membres de l'opposition. Le gouvernement, lui aussi, a été élargi à l'opposition qui y occupe, notamment, les ministères d'Etat de l'Enseignement supérieur et du Logement. Bref, les deux ans ont fait leur œuvre et la passion de septembre 2016 n'est vraiment plus de mise.

Alassane Ouattara prépare-t-il, activement, son troisième mandat à la tête de la Côte d'Ivoire ? Après avoir créé le « parti unifié » (RHDP), il libère des centaines de prisonniers politiques dont l'ancienne première dame, Simone Gbagbo. La réconciliation nationale est, donc, en marche, en attendant la libération des célèbres prisonniers de la CPI (Cour pénale internationale), à savoir, l'ancien président, Laurent Gbagbo, et son ancien ministre, Charles Blé Goudé. Si cette décision du président, Alassane Ouattara, est à saluer, beaucoup l'inscrivent dans une stratégie d'ensemble (actuellement occultée) mais dont la finalité est son maintien à la tête de l'Etat pour un troisième mandat dont on ne veut pas entendre parler au PDCI d'Henri Konan Bédié.