Vous êtes ici

Politique

Le Bénin laissé en paix par Boni Yayi après dix ans d'une gouvernance (plutôt) paisible est en train de sombrer dans la violence, premier pas vers la dictature. C'est une situation signée Patrice Talon, milliardaire arrivé un peu par hasard à la tête de cet Etat qu'il confond avec ses entreprises privées. Hier, samedi, 15 juin, on a dénombré deux morts par balles des forces de défense et de sécurité. Une situation inquiétante d'autant plus que les troubles sont récurrents. Partout, dans le pays, les populations commencent à se révolter, pour défendre leur liberté confisquée par un homme d'affaire (devenu chef d'Etat) qui ne se soucie que de son intérêt personnel.

Le chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), s'est rendu, jeudi, 14 juin, sur les lieux de la tuerie du village dogon de Sobane Da, dans le Centre du pays. Du tourisme ? On sait que ce genre d'événements se répètent et, visiblement, les mesures ne sont pas prises, après le passage du chef de l'Etat sur les lieux où ils se sont déroulés, pour qu'ils ne surviennent plus. Alors question : IBK est-il dépassé par les événements ? Il faut commencer à se rendre à cette évidence.

Après avoir été critiqué (avec raison) pendant de grosses manifestations de jeunes organisées au Niger et au Mali, les soldats de Barkhane se réveillent enfin. Le communiqué qui nous est envoyé en date du 12 juin et que nous exploitons seulement aujourd'hui, alors qu'il a fait l'objet de nombreux commentaires dans la presse, montre que nous apprécions fortement l'attitude de fermeté de Barkhane à l'endroit des terroristes et ceux qui les aident, de près ou de loin, dans leur basse besogne.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui a promis, à maintes reprises, d'éradiquer la corruption dans son pays, est visé par une enquête autour d'une contribution électorale que lui a versée une entreprise, ont indiqué, mercredi, 12 juin, ses services. Cela fait un peu mauvais genre parce que Cyril Ramaphosa, prenant le contre-pied de son prédécesseur, Jacob Zuma, a placé son mandat sous le sceau des valeurs avec la lutte contre la corruption en pole position.

Pendant que le Mali pleure sa deuxième tuerie massive du genre après celle d'Ogossagou, le 23 mars dernier, la polémique fait rage sur le nombre de tués. Les chiffres du gouvernement sont, diamétralement, opposés à ceux des responsables locaux. Cela dit, les autorités ont reconnu, mardi, 11 juin, qu'il leur incombait de protéger la population et d'oeuvrer à la réconciliation entre communautés de plus en plus antagonistes dans le Centre du pays, après cette deuxième tuerie massive de civils, en l'espace de trois mois.

Grâce à son compte Twitter, Donald Trump a la manie d'agacer beaucoup de personnes. S'il croit régenter le monde à partir de simples tweets, il n'obtient que très peu de résultats. Son secrétaire d'Etat américain adjoint chargé de l'Afrique, Tibor Nagy, se veut à son image. Il dit tout haut ce qu'un diplomate de son rang doit dire tout bas, comme si à chaque fois, il était nécessaire d'annoncer la couleur avant de passer à l'action. Toujours est-il que les résultats de cette politique (assumée) ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Depuis lundi, 10 juin, le Gabon a un nouveau gouvernement, beaucoup plus restreint, comme l'avait souhaité le président de la République, Ali Bongo Ondimba. Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, reste en poste, autour d'une équipe gouvernementale resserrée : en tout 29 ministres y compris lui-même et les ministres délégués. C'est un record en Afrique centrale où les pays alignent des gouvernements pléthoriques.

Devant une délégation du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), qu’il recevait chez lui à Daoukro, le 5 juin 2019, Henri Konan Bédié aurait déclaré ceci : “Nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de café et de cacao et ensuite ces gens se sont installés à leur propre compte et aujourd’hui ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres… Il faut simplement que nous soyons conscients car, le moment venu, nous agirons, pour empêcher ce hold-up sur la Côte d'Ivoire, sous le couvert de l'orpaillage… Nous dénoncerons aussi d’autres qu’on fait venir clandestinement, surtout, dans la commune d'Abobo ; les gens rentrent, on leur fait faire des papiers… Il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement, on fait en sorte que l'Ivoirien soit étranger chez lui...”.

Le collectif des organisateurs d'une manifestation de milliers de Libériens, vendredi, 7 juin, contre la gestion du président, George Weah, le "Conseil des patriotes", a annoncé, dimanche, 9 juin, lui accorder un mois pour satisfaire leurs revendications.

Le gouvernement ivoirien a condamné, samedi, 8 juin, dans un communiqué, des "propos d'une extrême gravité, appelant à la haine de l'étranger", tenus par l'ex-président, Henri Konan Bédié, trois jours plus tôt.

Que le temps passe vite. C'est hier que l'Afrique pleurait le deuxième président du Gabon, le patriarche, El Hadj Omar Bongo Ondimba, disparu, sans l'annoncer, à la clinique Quiron, à Barcelone, un certain 8 juin 2009. Ce mauvais jour pour les Gabonais et les Gabonaises (et les amis du Gabon) qui aimaient, véritablement, leur président, a continué à troubler leurs nuits de sommeil alors même que la gouvernance du pays changeait de main. Dix ans après, le bilan n'est pas reluisant. Mais, il faut s'empresser de dire qu'il y a de l'espoir : les prédateurs du Gabon sont partis. Le pays est, aujourd'hui, entre les mains de ses véritables fils et filles. Soutenu par sa tendre épouse, Ali Bongo Ondimba a pris la mesure de ses erreurs passées, erreurs pardonnées par ses compatriotes sauf les revanchards : Il met, désormais, le cap sur une gouvernance moderne à l'image de l'homme d'Etat où le centre d'intérêt sera le Gabon. Rien ne sera plus comme avant.

L'ONU a dénoncé, vendredi, 7 juin, les conditions «épouvantables» dans les centres de détentions des migrants, dont certains sont décédés de tuberculose tandis que des centaines survivent avec des rations alimentaires minimes. «Nous sommes profondément préoccupés par les conditions épouvantables dans lesquelles des migrants et des réfugiés sont détenus en Libye», a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. La Libye dont l'indépendance a été compromise en 2011, avec l'assassinat de son leader, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, a un gouvernement fantoche qui suit à la lettre les prescriptions de ses maîtres européens, sans tenir compte du fait que les réfugiés traités moins bien que des animaux, ne sont que des Africains comme eux.

On se demandait ce qu'il attendait pour se dévoiler. Désormais, on connaît ses intentions. Ancien directeur de cabinet du président, Michel Djotodia (le père des Séléka), et très efficace premier ministre de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, Mahamat Kamoun vient, enfin, de sortir du bois en affichant, clairement, ses ambitions pour le Centrafrique. Il croisera, donc, le fer, dès le premier tour de la présidentielle prévue fin 2020, avec d'autres ténors politiques de la place dont le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, le chef de l'opposition parlementaire, Martin Ziguélé, sans oublier, Anicet Georges Dologuélé, qui fut présent au deuxième tour de la présidentielle de 2016. Il en existe d'autres.

L'Union africaine (UA) a annoncé, jeudi, 6 juin, suspendre, avec effet immédiat, le Soudan de l'organisation panafricaine, jusqu'à la création d'une autorité civile de transition dans ce pays confronté à une escalade de la violence.

Jared Kushner, conseiller et gendre du président américain, Donald Trump, a exposé, mercredi, 5 juin, « ses idées » pour le Proche-Orient au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, selon la porte-parole adjointe de l’exécutif bruxellois Mina Andreeva.

La Somalie fait face à un risque important de famine en raison de l'une des pires sécheresses vécues depuis des décennies, a averti, mercredi, 5 juin, le secrétaire général-adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. Cela dit, il faudra, nécessairement, que les grands donateurs de l'aide humanitaire (Nations-Unies, Union européenne, Etats-Unis, etc.) deviennent plus regardants sur le caractère « Business » de certaines ONG dont la priorité est d'abord de se sucrer sur le dos des nécessiteux à secourir.

La société civile et l'opposition tchadienne dénoncent la "défaillance" du pouvoir qui menace de rétablir la cour martiale au moment où les attaques djihadistes et les violences inter-communautaires se multiplient dans le pays. C'est la victoire de Boko Haram sur Idriss Déby Itno qui disait, il y a quelques années, avoir vaincu Boko Haram. Des déclarations qui sont contredites par les faits.

L'Assemblée Générale des Nations-Unies a choisi, mardi, 4 juin, Tijjani Muhammad-Bande, représentant permanent du Nigeria à l'ONU, pour être son prochain président. Pour un mandat d'un an non renouvelable.

Coup de tonnerre dans le ciel parisien ! La Cour de cassation française a validé, mardi, 4 juin, l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, rejetant le pourvoi déposé par le frère de l'ex-président déchu, mis en cause dans son pays dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du célèbre journaliste Norbert Zongo. Il va devoir affronter, pour la première fois, la justice du Burkina Faso. Pour être effective, cette extradition doit, encore, être autorisée par un décret du gouvernement français, lui-même, susceptible d'un recours devant le Conseil d'Etat. Ce ne sont que des formalités loin d'être insurmontables à l'exemple du décret du gouvernement. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, entretient, par ailleurs, d'excellentes relations avec son homologue français, Emmanuel Macron, qui avait effectué une visite remarquée, à Ouagadougou, fin 2017, pendant laquelle il rencontra les étudiants dans le grand amphithéâtre de l'Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Un échange resté mémorable entre le président français et les étudiants. Macron n'aurait donc aucun intérêt à freiner la procédure. Au contraire même !

«Plus de 35» personnes sont mortes et «des centaines» ont été blessées dans la dispersion, lundi, 3 juin, sur ordre du Conseil militaire, du sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum, a annoncé, le lendemain, mardi, 4 juin, le Comité central des médecins soudanais. Il s'agit du dernier bilan provisoire fourni par ce groupe de professionnels proche du mouvement de contestation, qui précise dans un communiqué que de nombreux blessés sont en «soins intensifs». Donc, possibilité d'enregistrer d'autres morts.

Pages