Politique

L'armée nigérienne a subi, mardi, 10 décembre, ses plus lourdes pertes depuis qu'elle est confrontée au défi djihadiste lors de l'attaque du camp d'Inates, dans l'Ouest du pays. Bilan provisoire : 71 morts sans compter de très nombreux disparus. Première conséquence de cette attaque : le report de la convocation d'Emmanuel Macron aux présidents des pays membres du G5 Sahel à participer à un Sommet sur la "clarification" de la présence militaire française dans le Sahel à leurs côtés, qui devait avoir lieu, à Pau, en France, le 16 décembre.

Nourredine Bongo Valentin, fils du président du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO), et de Sylvia Bongo Ondimba, a été nommé coordinateur général des Affaires présidentielles, lors du dixième Conseil des ministres de cette année. Et la toile de s'enflammer. Et les réseaux sociaux de se défouler sur ce qui est et sur ce qui n'est pas. Comme à chaque fois, au Gabon, la démesure a pris le pas sur la mesure. Et ce qui, sous d'autres cieux est dans la norme est devenu anormal et disproportionné.

Le directeur de cabinet du président, Ali Bongo Ondimba, voulait-il l'écarter du pouvoir pour prendre sa place ? A Libreville, cette question ne se pose plus. Laccruche a trahi l'homme, le président, l'Etat du Gabon. Il mérite par conséquent une sanction exemplaire, sans appel. Les Gabonais sauront-ils en tirer les leçons ?

Sur un ton jugé péremptoire et suffisant par le Collectif « Sortir du F CFA », le président français a convoqué les 5 chefs d’Etat membres du G5 Sahel pour qu’ils formalisent et clarifient leur demande vis-à-vis de la France. Makhoudia Diouf et ses camarades du Collectif, comme beaucoup d'autres, ont été troublés par l’inélégance du jeune président à l’égard de ses homologues africains. D'où une réaction sans appel de ce jeune mouvement associatif dont voici la teneur.

Les deux pays rivaux sont candidats pour un poste de membre non permanent pour la période 2021-2022. Personne ne veut se désister en faveur de l'autre et chacun fait le tout pour le tout pour parvenir à ses fins.

Une foule immense a défilé à Alger contre le pouvoir, lors du dernier vendredi, 6 décembre, avant la présidentielle du 12 décembre, rejetant, massivement, ce scrutin que le régime persiste à vouloir organiser. La mobilisation, impossible à évaluer précisément faute notamment de comptage officiel, semblait comparable à celle du 1er novembre --65e anniversaire du début de la guerre d'indépendance-- et à celles des plus grandes manifestations de mars, avril et mai.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, effectue, actuellement, une visite de 24h, à Lomé. Il a entrepris une tournée africaine qui l'a, déjà, conduit en Guinée et au Ghana, et qui va se poursuivre dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest dont le Nigeria, la première puissance économique du continent, juste avant l'Afrique du Sud. Cette tournée se situe dans le cadre d’une campagne de lobbying destinée à assurer l’élection du chef de l’Etat sud-africain à la tête de l’Union africaine (UA), en janvier 2020, à Addis Abeba.

Encore un livre à charge sur Sassou-Nguesso ! Avec une force tranquille, le docteur et révérend pasteur, Dominique Kounkou, avance de livres en livres, dans une marche tranquille de construction d’une œuvre monumentale qui le survivra. Il signe son vingtième ouvrage intitulé, « Congo le sang et l’or du génocide ». Il a bien su tromper ses ennemis car plusieurs de ses opposants ont cru que la flamme était éteinte après ce qu’il appelle « le bavardage petits politiques des Congolais » !  Or, sous le bavardage, le feu brûle encore et encore !

Emmanuel Macron invite les 5 présidents des pays du Sahel en France le 16 décembre. Pour la énième fois, Idriss Déby Itno du Tchad, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani de Mauritanie, Mahamadou Issoufou du Niger, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Ibrahim Boubacar Keïta du Mali, vont rencontrer leur homologue français pour parler du G5 Sahel dont la force peine à fonctionner réellement. A qui la faute ? Aux cinq présidents africains, qui ont tort d'attendre le soutien étranger, et notamment, de la France, pour combattre le terrorisme chez eux. C'est aussi la faute de la France, qui, de son côté, compte, maintenant, sur l'OTAN et sur certains alliés européens pour redéfinir une autre stratégie dans le Sahel, ce qui n'était pas le cas au départ. Les djihadistes en rigolent car on sent une certaine confusion dans la façon de combattre le djihadisme. Si on faisait la comptabilité des morts, ceux du camp du G5 Sahel et français, sont nettement supérieurs aux morts de tous les groupes djihadistes du Sahel réunis. Une situation qui expliquerait que le jeune président sollicite, désormais, le soutien de l'OTAN. Ouvertement. L'armée française n'en pouvant plus toute seule.

Les expressions "Trop, c'est trop" et "On est ensemble" ont-elles un sens pour les Ivoiriens ? Je pose la question car comment pouvons-nous rester sans réaction face à l'imposteur qui a pris notre pays en otage depuis 1999 et le gère selon ses caprices ? Comment ce dernier peut-il sortir du pays et y revenir comme il veut ? Comment pouvons-nous le laisser y agir comme bon lui semble ? Comment peut-il continuellement narguer et piétiner tout un peuple sans que la foudre ne s'abatte sur lui ? Pourquoi ce braqueur de notre économie et fossoyeur de nos libertés n'est-il jamais inquiété ? Ce dictateur n'est-il pas trop à l'aise depuis le 11 avril 2011 ?

C'est vrai que son pays, le Zimbabwe, ne dispose ni du pétrole ni du gaz, qui provoquent des folies à certains dirigeants de pays qui en possèdent. Mais, on a aussi vu des dirigeants de pays dont le pays ne disposait pas d'or noir, compter parmi des milliardaires du continent alors qu'ils ne sont pas opérateurs économiques. Robert Mugabe, lui, ne s'est pas enrichi malgré ses 37 ans passés au pouvoir. Avec une dizaine de petits millions de dollars trouvés sur ses comptes au Zimbabwe, on a la preuve qu'il ne confisquait pas le pouvoir pour, essentiellement, s'enrichir. Sinon, la presse occidentale (à gages) aurait fait de gros titres sur sa filouterie.

L'ancien premier ministre du Tchad, Kalzeubé Pahimi Deubet, actuel secrétaire général de la présidence, a été écroué ce mardi, 3 décembre, selon une source judiciaire et son avocat, qui parle d'un chef de tentative de détournement de fonds publics et dénonce une procédure «politique».

L'Arabie saoudite a pris dimanche, 2 décembre, pour la première fois, les rênes de la présidence tournante du G20, avec l'espoir de redorer son blason sur la scène internationale face aux vives critiques sur son bilan en matière de droits humains.

"Monsieur le premier ministre, s’il y a une leçon que j’ai apprise ces dernières semaines aux côtés du président de la République Son excellence monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, et surtout, à vos côtés, lors du dernier séjour que j’ai effectué, avec vous, à Berlin (du 19 au 22 novembre), c’est que le Togo est le premier pays réformateur en Afrique et troisième au monde, selon le Rapport Doing Business 2020", a souligné le professeur, Robert Dussey. Ici, il ne s'agit ni de magie, ni de sorcellerie, mais, de la performance réelle et effective du Togo à effectuer des réformes économiques en vue d'attirer les investisseurs privés. Réformes réalisées par le gouvernement togolais comme aucun autre pays africain n'a été capable de le faire.

Poursuivi pour corruption dans une affaire de ventes d’armes, Jacob Zuma avait fait appel de la mise en accusation. Sa demande a été rejetée ce vendredi.

Emmanuel Macron recevait, à l'Elysée, ce jeudi, 28 novembre 2019, le secrétaire général de l'OTAN ( Organisation du traité Atlantique Nord), Jens Stoltenberg. Le président de la République avait estimé, récemment, que l'OTAN était en « état de mort cérébrale ». La rencontre était l'occasion de passer en revue plusieurs questions stratégiques : l'action au Sahel, les relations avec la Russie, les forces nucléaires... et la 5G. Cela tombe bien que Macron lui parle du Sahel car pour faire tomber Kadhafi, en 2011, et détruire la Libye, ce qui a permis que les dizaines de milliers de djihadistes confinés de force en Libye se retrouvent dans le Sahel avec toutes sortes d'armes, la France n'était pas seule. Elle fut, étroitement, aidée par l'OTAN. Maintenant que la guerre contre le djihadisme dans le Sahel dépasse la seule armée française, il est très logique que le président français aille chercher du renfort du côté de l'OTAN.

En l'espace de quelques jours, la plupart des amis de Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de Cabinet du président du Gabon, qu'on pensait intouchable, sont en prison pour cause de détournements de fonds publics. C'est dire que l'histoire, au Gabon, peut s'écrire à toute vitesse, quand il y a une volonté politique. Et ici, le chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, est hors de lui de voir sa confiance ainsi trahie, par un ancien proche parmi les plus proches.

Mardi, 26 novembre, la France a perdu treize soldats. Un événement suffisamment grave, qui nous montre, chaque jour, que la guerre contre le terrorisme amplifié par la destruction de la Libye et l'assassinat de Mu'ammar al Kadhafi, doit faire l'objet d'une conjugaison de toutes les forces, pour y venir à bout.

Maurice Kamto, l'un des principaux opposants à Paul Biya au Cameroun, a annoncé, lundi, 25 novembre, lors d'une conférence de presse, que son parti, le MRC, ne participerait pas aux élections municipales et législatives prévues le 9 février prochain. C'est le désarroi total dans son camp où sa décision a pris tous les militants de court alors que les candidats MRC aux législatives et municipales, se démenaient pour déposer, avant lundi minuit, comme l'indique la loi, les dossiers complets afin de concourir. Maurice Kamto, qui pensait devenir président du Cameroun, en octobre 2018, avec la bénédiction de ses mentors américains et français, se rend compte que faire de la politique (non pas sur les plateaux de télévision) mais sur le terrain, est un art bien difficile que donner des leçons de droit (qu'on ne s'applique pas à soi-même) à des étudiants. Pour dramatiser sa très mauvaise décision de ne pas aller aux élections, il a avancé qu'il aurait appris de source sûre que le pouvoir en place comptait l'assassiner, lui, et deux de ses lieutenants, Albert Ndzongang et l'économiste, Penda Ekoka. Du bluff !

Pour le moment, seuls deux pays africains, le Soudan du Nord et la République centrafricaine (RCA), ont signé des accords militaires avec la Russie de Poutine. Les autres pays africains, présents au premier Sommet Afrique-Russie de Sotchi, les 23 et 24 octobre 2019, devraient-ils leur emboîter le pas et établir un partenariat qui ne se limite pas au domaine militaire ? L’Afrique, en se tournant vers la Russie, ne se met-elle pas sous la domination d’une nouvelle puissance ? Que gagne-t-elle en nouant des relations avec la Russie ? Bref, qu’est-ce que Moscou donnerait aux Africains que Paris a été incapable de leur apporter en 6 décennies de pseudo-indépendance ? La meilleure façon de répondre à ces questions serait peut-être de montrer non seulement ce que la Russie a fait hier en Afrique et pour l’Afrique mais aussi comment elle voit les relations entre les pays aujourd’hui.