Politique

Alassane Ouattara aime-t-il la Côte d'Ivoire comme il aurait aimé le Burkina Faso s'il avait été président là bas ? Les actes qu'il pose tous les jours contre la grande majorité des Ivoiriens sont loin de le montrer. Après avoir annoncé urbi et orbi, en mars dernier, que jamais, au grand jamais, il ne se présenterait plus à une élection présidentielle, et surtout, pas à celle d’octobre 2020, une décision saluée en guise de leçon à l'endroit d'autres présidents africains, par son ami, le président français, Emmanuel Macron, le voilà qui, comme à son habitude, revient sur sa décision et annonce briguer un troisième mandat auquel il n'a pas droit. La constitution le lui interdit formellement. La thèse du « sacrifice » de son fils, Amadou Gon Coulibaly, mort sur l'autel des ambitions de Ouattara (son père) doit interroger de plus en plus. Car tout laisse penser que c'est lui qui l'a tué en maquillant sa disparition de cette manière. Ne voulant pas quitter le pouvoir, Ouattara aurait monté un scenario qui a laissé penser à la mort naturelle du candidat du RHDP alors qu'il était suivi, à Paris, par les meilleurs cardiologues du monde, ceux-là mêmes qui maintiennent Ouattara en vie, avec un cœur très affaibli, grâce à leur savoir-faire depuis son premier mandat où il venait toutes les trois semaines les rencontrer à l'hôpital parisien du Val de Grâce. Car il faut le répéter : le cœur de Ouattara est bien moins solide que celui de son ancien premier ministre. Mais, le voilà, qui s'organise pour un 3e mandat, puis, un 4e en 2025. Aurait-il trompé les Burkinabé de cette manière ? Que non !

Celui qui a consacré toute sa vie à la défense des droits de son peuple et de l'Amazonie, est décédé, mercredi, 5 août, du coronavirus. Il était âgé d'environ 70 ans. Avant de tomber malade, Aritana Yawalapiti avait lancé une campagne de récolte de fonds pour faciliter l'accès aux soins des membres de sa communauté. C'est une nouvelle tristement désolante parce qu'en Afrique, la pharmacopée traditionnelle permet de vaincre cette pandémie qui est considérée comme terrible dans le monde occidental. Si cette nouvelle n'est pas mise, à l'heure actuelle, à la connaissance de tout le monde, c'est sans doute à cause de la guerre que se mènent les laboratoires pharmaceutiques dont beaucoup ont investi des milliards de dollars pour trouver un traitement. Des traitements qui sont, pourtant, à la disposition des herboristes africains à très (très) peu de frais. Presque gratuitement.

Lors d'une audience tenue à huis clos, mardi, 4 août, la Cour suprême a décrété l'arrestation et l'assignation à résidence du sénateur et ancien président de la République, Alvaro Uribe, jugé pour avoir tenté de soudoyer des témoins contre un rival politique. Le président, Ivan Duque, son successeur, a défendu "l'innocence" de son mentor. Cette affaire est un enseignement pour les présidents africains. En effet, ce qui arrive en Amérique latine n'est pas quelque chose qui n'arrive qu'aux autres. Les présidents africains, en poste, ne doivent pas s'estimer intouchables. Ce serait une grave erreur. Ils doivent, au contraire, travailler, véritablement, dans le seul intérêt supérieur de leur pays, sachant que même après avoir quitté le pouvoir, ils resteraient à la disposition de la justice bien que bardés de toutes sortes d'immunités comme en bénéficiait le sénateur et ancien président Alvaro Uribe.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté, mardi, 4 août, une résolution visant à prolonger d'un an les sanctions contre la République centrafricaine (RCA). Le gouvernement n'aura donc pas réussi à enlever les sanctions qui pèsent sur le fonctionnement des institutions, notamment, l'équipement en bonne et due forme de l'armée. Les Nations-Unies justifient une telle décision par l'incapacité manifeste du gouvernement à réduire l'activité des 14 milices qui écument près de 80% de la superficie du pays. A quoi a donc servi la présence de « l'alliée » russe (et ses mercenaires) dont la mission principale semble être l'exploitation des ressources naturelles du pays ? A-t-on livré le pays aux Russes sans contrepartie comme cela semble être le cas ? Cette question est posée car on ne voit pas la contrepartie de la présence russe en RCA.

Emmanuel Macron est en train de se demander pourquoi son ami et grand conseiller du moment, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, demande avec insistance à l'un de ses hommes d'affaires préférés, le Breton, Vincent Bolloré, d'étendre son empire médiatique. Déjà propriétaire des chaînes de télévision, Canal + et Cnews, le papivore est, également, invité à acquérir le reste de l'empire médiatique d'Arnaud Lagardère, lui aussi, très proche de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de la radio périphérique, Europe 1, et des hebdomadaires, Paris Match et Le Journal du Dimanche. Et Emmanuel Macron tout inquiet de se demander, « pourquoi tout ça » à deux années d'une périlleuse présidentielle ?

Quand sortit la chanson “Président, on dit quoi ?” dans laquelle Yodé et Siro font le triste constat que, sur “plus de 60 ethnies que compte notre pays, “depuis le rez-de-chaussée jusqu’au dernier étage, du gardien au directeur, ce sont seulement les Bakayoko ou bien les Coulibaly qui mangent”, il se trouva des gens pour pousser des cris d’orfraie ou pour appeler le gouvernement à porter plainte pour diffamation. Qui sait si d’autres ne s’apprêtaient pas à lancer une fatwa contre les deux “impertinents” ? Une chose est sûre : les plus hargneux étaient ceux qui se sont récemment ralliés à Monsieur Ouattara après l’avoir traité de tous les noms d’oiseaux et sans avoir jamais démontré que les choses qu’ils critiquaient n’existent plus.

Le candidat démocrate à l’élection présidentielle, Joe Biden, doit annoncer très prochainement le nom de sa colistière. Plusieurs femmes sont en lice, mais, aucune ne se détache vraiment. Et pour cause, le contexte de 2020 fait que ce choix s’avère particulièrement épineux.

Membre du Forum Gamboma Telema, je lis, avec intérêt, les échanges qui s'y déroulent, sans y prendre part. Pour des raisons personnelles. Toutefois, pour répondre à votre interpellation, je vous conseille la pondération et la mesure pour privilégier ce qui rassemble les fils et les filles des Terres de Gamboma, aux fins d'assurer à celles-ci un développement harmonieux.

La 17e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) du 30 juillet, présidée par le Gabonais, Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC, a consacré l’entrée en vigueur du Traité révisé de l’institution. Grâce au président gabonais et à son ancien dynamique ministre des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze, la CEEAC a réussi sa mutation interne. Il ne lui reste plus qu'à se mettre au travail en imitant la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) dont le rythme des réformes est tout à fait satisfaisant, notamment, celle qui engage l'organisation dans la mise en place de la monnaie ECO en lieu et place des monnaies existantes dont le F CFA. Les président et vice-présidente de la nouvelle Commission de la CEEAC s'appellent, l'Angolais, Gilberto Da Piedade Verissimo et l'Equato-Guinéenne, Francisca Tatchouop Belope. L'Angola et la Guinée équatoriale sont deux pays qui ne sont à proprement parler pas dans le giron d'influence de la France. Il leur appartiendra, donc, d'initier des études en vue de la mise en place d'une monnaie commune dans un environnement où l'économie de certains pays comme la RDCongo, le Burundi, est, réellement, abîmée et requiert beaucoup de sacrifices. Cela dit, on notera que la présidence en exercice de la CEEAC donne la primeur au président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso. On ne sait pas par quelle alchimie il a devancé Paul Biya du Cameroun qui était favorisé par l'ordre alphabétique. Cela dit, l'activisme de Sassou n'est pas neutre. On imagine qu'il utilisera la CEEAC à fond dans le cadre du contentieux électoral que son pays risquera de connaître à l'occasion de sa réélection (contestée) en mars 2021. D'ores et déjà, il préfère s'entourer d'un maximum de garanties et de canaux de protection à des fins personnelles. Les choses vues sous cet angle, Paul Biya ne pouvait qu'être très compréhensif pour laisser passer son tour. Aux Congolais d'être vigilants.

Laurent Gbagbo a « toujours figuré sur la liste électorale, comme en atteste la capture d’écran du site en ligne de la CEI », mais au terme de la révision du listing électoral, il « a vu son nom tout simplement retiré de la liste électorale provisoire remise aux partis politiques par la CEI », a indiqué Me Habiba Touré, son avocat. Le président Alassane Ouattara perd-il la tête ? Sa gestion politique du pays est tellement catastrophique qu'il ne s'y retrouve plus lui-même et montre qu'il ne sait plus ce qu'il fait et ignore exactement où il va. C'est grave pour la Côte d'Ivoire. Ouattara récolte ce qu'il a semé : le mensonge, la manipulation, la mauvaise foi, la haine d'un pays qui l'a accueilli pour lui donner le pouvoir suprême alors qu'il n'était pas apte à se présenter à l'élection présidentielle.

La non-réponse d'Alassane Ouattara, mercredi, 29 juillet, à la demande des militants du RHDP, dans leur grande majorité, de se représenter pour un troisième mandat consécutif, a été une douche froide pour beaucoup d'entre eux. Une telle hésitation n'est pas bon signe alors qu'ils avaient besoin d'un Oui massif de leur champion. Mais à la décharge de Ouattara, les choses sont loin d'être simples d'autant qu'il continue de peser le pour et le contre avant de décider. Une décision qui sera grave de conséquences quel que soit son choix.

Lors d'un sommet virtuel de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), les chefs d'Etat des pays d'Afrique de l'Ouest ont exigé, lundi, 27 juillet, la "mise en place rapide d'un gouvernement d'union nationale avec la participation de l'opposition". Une recommandation rapidement mise en oeuvre par le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui a, immédiatement, constitué, une équipe ministérielle restreinte composée de ministres de souveraineté (Défense, Affaires étrangères, Intérieur, Finances, Justice), dans l'esprit des recommandations de la CEDEAO, en attendant son élargissement aux contestataires. C'est une fuite en avant car ce fameux gouvernement d'union nationale (à venir), n'est pas le remède qui pourra guérir le mal malien. Il en faudra beaucoup (beaucoup) plus.

L'ex-président centrafricain, François Bozizé, chassé du pouvoir par des rebelles en 2013, a annoncé, samedi, 25 juillet, sa candidature à l'élection de décembre 2020, devant les militants de son parti réunis en congrès à Bangui. Une très bonne nouvelle pour ces militants du parti Kwa na Kwa (KNK, le travail rien que le travail), qui semblait orphelins, il y a quelques années, du fait de la persistance de son exil involontaire en Ouganda. Son retour non souhaité et combattu par le pouvoir en place, rend à coup sûr la présidentielle indécise dans la mesure où François Bozizé, ancien président de la République, dispose d'un savoir-faire électoral que personne ne conteste.

Pour avoir géré le pouvoir avec le RDR pendant 7 ans (2011-2018), le PDCI est comptable des crimes économiques et crimes contre l’humanité perpétrés par Alassane Ouattara. Jamais, il ne remit en cause le F CFA qui profite plus à la France qu’aux 14 pays africains qui l’utilisent, ni la présence du 43e BIMA à Port-Bouët. Il jubila quand la France bombarda et détruisit la résidence présidentielle construite par Félix Houphouët dont il aime pourtant se réclamer. Son président affirme avoir “ressenti un profond sentiment de soulagement” quand Laurent Gbagbo fut capturé et avoir appelé Soro Kigbafori pour “le féliciter du travail bien fait”. Plus tard, il fera remarquer que l’ancien président “est bien là où il est “. Il faisait ainsi allusion à la Haye où Laurent Gbagbo avait été déporté illégalement et injustement. Après l’accession de la Côte d’Ivoire à cette pseudo-indépendance qui, en six décennies, n’enrichit que les esclaves de la France et leurs proches, le PDCI ne s’est plus battu, n’est plus allé au charbon, n’est plus descendu dans la rue pour défendre les intérêts des Ivoiriens. Accusé de mener une opposition de salon, c’est-à-dire, de se comporter comme des petits bourgeois critiquant un régime sanguinaire et autoritaire, un verre de whisky dans la main et un cigare cubain dans la bouche, il ne trouva aucun inconvénient à travailler avec tous les pouvoirs qui lui succédèrent. Enfin, il quitta le RHDP, non parce qu’il tolérait de moins en moins la martyrisation du peuple ivoirien par Ouattara mais parce que ce dernier refusa de le porter au pouvoir en 2020.

Voici la photo de famille des vainqueurs de la guerre meurtière de 1997 ayant coûté la vie à des milliers d'innocents Congolais. Ici, ils fêtent leur victoire autour de leur chef rebelle, Denis Sassou Nguesso, chez M. Tassoua, dit Général Giap. L'on peut reconnaître en costume beige (en haut à droite de la photo) et cravate bien attachée, le conseiller militaire de Sassou, le général Jean Marie Michel Mokoko, devenu quelques années après avoir réglé en famille certains de leurs contentieux de gestion du pouvoir, le Moïse et soi-disant libérateur du même peuple qu'ils ont gratuitement assassiné pour leur pouvoir.

De religion musulmane dans un pays majoritairement chrétien et animiste, les Peuls centrafricains ( Peuls-Mboro ) ne représentent que 6 % de la population. Eleveurs ou gardiens de bétail, ils sont installés dans les pâturages à l'Ouest du pays ou nomades dans la région de Bambari.

Un sommet extraordinaire entre dirigeants de pays ouest-africains se tiendra par visioconférence, lundi, 27 juillet, pour proposer des mesures pour mettre fin à la crise politique qui ébranle le Mali, a affirmé le président du Niger, Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce que les présidents des pays de la CEDEAO ne veulent pas, publiquement, admettre, c'est la perte du pouvoir par leur homologue malien au profit des djihadistes au travers de l'imam, Mahmoud Dicko, qui est proche de leurs idées.

Depuis la mort de George Floyd, fin mai, le pays est engagé dans une remise en question généralisée de son passé esclavagiste. Donald Trump qui en est malade suit le cours de l'histoire qui est en train de s'écrire sans pouvoir rien faire.

Bravo Poutine ! Ancien colonel du KGB devenu président de la Russie dont le regard est froid comme tout tueur de son ancienne écurie. Il ne s'est embarrassé d'aucun scrupule pour privilégier ceux qui financent l'économie russe, quitte à repousser aux calendes grecques l'opération sauvetage des Russes moins démunis. C'est ainsi que, sans se soucier des qu'en dira-t-on, il a lancé une campagne secrète de vaccination expérimentale contre le Covid-19 pour les seuls milliardaires russes, PDG et responsables politiques, depuis le mois d’avril. Cette information révélée par l'agence américaine, Bloomberg, n'a pas été démentie par la propagande russe. Car elle est prise la main dans le sac.

A l'invitation du professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur de la République togolaise, Mevlut Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie, a effectué une visite de travail, à Lomé, le 20 juillet 2020. La première du genre d’un ministre turc en République togolaise au cours de laquelle il a été reçu en audience par le président, Faure Gnassingbé.