Politique

Les autorités tunisiennes ont indiqué, lundi, 21 octobre, qu'un dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) abattu, dimanche, 20 octobre, était de nationalité algérienne et que son frère avait, lui aussi, été chef de la branche locale d'Aqmi.

Le 10 octobre 2019, au siège du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire), Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif de ce parti, affirmait ceci : “Que la Commission électorale soit réformée ou non, le PDCI ira aux élections présidentielles de 2020 et les gagnera.”

L'armée malienne a annoncé, samedi, 19 octobre, avoir «neutralisé» une cinquantaine d'«ennemis» (djihadistes) et être parvenue à libérer une trentaine de ses soldats lors d'une contre-offensive lancée après la double attaque du 30 septembre contre ses bases militaires. C'est plutôt une bonne nouvelle pour le peuple malien qui commençait à désespérer de son armée, championne toutes catégories de la contreperformance.

La justice française lance un mandat d'arrêt international contre Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l'Etat islamique (EI ou Daesh). Son ancien porte-parole présumé mort, Abou Mohamed al-Adnani, est, également, visé par un mandat d'arrêt international pour «direction ou organisation d'association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, était à Bagdad, jeudi, 17 octobre, pour discuter du possible transfert en Irak, des djihadistes étrangers (où on compte plusieurs dizaines de Français) détenus par les Kurdes en Syrie. Il n’a pas réussi à négocier un accord global, Bagdad n’étant prêt à reprendre que les combattants d’origine irakienne. La France, elle, redoute le retour des djihadistes français en France où ils pourraient organiser des attentats.

La Guinée est à un tournant de sa jeune histoire démocratique avec la décision prêtée au président, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat que lui interdit la constitution. L'opposition, dans son ensemble, et la société civile, sont, totalement, contre l'initiative de vouloir se succéder à lui-même du chef de l'Etat. Chaque camp fait la sourde oreille et la manifestation organisée par les Anti-3e mandat, lundi, 14 octobre, dans tout le pays, a fait neuf morts dont un gendarme. Cela ne semble qu'être un début. Les diplomates étrangers accrédités en Guinée s'inquiètent de cette montée aux armes. Sans l'espoir (pour le moment d'être entendus, les positions des deux camps étant diamétralement opposés), ils appellent à l'ouverture d'un dialogue.

Dans son homélie du 12 octobre 2019, ouvrant la nouvelle année pastorale, l’archevêque d’Abidjan a affirmé que “l’église doit se positionner entre un mutisme complice et une parole subversive, destructrice”. Une telle affirmation, je la trouve peu convaincante et irrecevable car elle laisse penser qu’il existe une voie médiane pour laquelle Jésus aurait opté.

Quelques GORs (“Gbagbo ou rien”) se sont offusqués de la réplique apportée par certains Ivoiriens aux propos tenus par Soro Kigbafori à Valence (Espagne), il y a quelques jours. Ils pensent que rappeler les crimes économiques et crimes contre l’humanité de Soro risquerait de mettre à mal l’union dont les fils et filles d’Eburnie ont aujourd’hui besoin pour débarrasser leur pays du monstre que le même Soro a contribué à installer au sommet de l’Etat ivoirien. Bref, à les en croire, l’on devrait tirer, non pas sur Soro qui aurait rallié la plateforme de Konan Bédié, mais, sur Dramane Ouattara qui, en ce moment, fait tout pour confisquer le pouvoir.

Pendant que l'opposition demande, carrément, au président, Faustin Archange Touadéra, de favoriser la mise sur pied d'une transition afin de gérer la situation actuelle, les combats reprennent à l'intérieur du pays, et on se demande si l'élection présidentielle prévue fin 2020 pourra se dérouler dans un tel climat de guerre.

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale passé dans l'opposition, a assuré avoir fait l'objet d'une tentative d'arrestation à Barcelone (Espagne), la semaine dernière, mais, les autorités ivoiriennes ont nié, lundi, 14 octobre, avoir saisi Interpol. Finalement, de quel côté se trouve le menteur ?

Le président tanzanien, John Magufuli, s'est, officiellement, installé, samedi, 12 octobre, dans la nouvelle capitale du pays, Dodoma, après avoir quitté la capitale commerciale, Dar es Salaam, a annoncé la présidence dans un communiqué.

Accusée d'être responsable de la résurgence de Boko Haram à cause de la grande corruption qui règne dans ses rangs, corruption qui la rend très inefficace et vulnérable face aux attaques de la secte terroriste, l'armée nigériane annonce avoir frappé un gros coup, en capturant 10 commandants du groupe terroriste Boko Haram dans l'Etat de Borno, dans le Nord-Est du pays, alors qu'ils tentaient d'échapper à l'opération lancée contre eux.

Les députés d'opposition en Guinée ont décidé, vendredi, 11 octobre, de «suspendre leur participation aux travaux de l'Assemblée nationale» pour protester contre l'ambition prêtée au président, Alpha Condé, de faire réviser la constitution pour briguer un troisième mandat, à trois jours de manifestations considérées à haut risque.

Le jeune premier ministre éthiopien a réalisé une performance non négligeable : Abiy Ahmed a mis fin à deux décennies d'une guerre qui a fait plus de 60 000 morts. Une crise de moins (et non des moindres) en Afrique, championne toutes catégories des conflits.

C'est comme si Donald Trump sentait le vent tourner. Sa destitution n'est plus une hypothèse d'école et une fois la procédure lancée (même si elle n'aboutissait pas vite) pourrait, sérieusement, hypothéquer ses chances de réélection. Qui ne sont plus intactes. Alors, il va au clash. Et pour la première fois, « Joe l'endormi » comme il l'avait qualifié il y a quelques semaines, donne de la voix, pour lui répondre. Doucement et sûrement, les Américains, à commencer par les républicains qui aiment vraiment leur pays, vont, progressivement, se rendre compte que le président qu'ils adorent et qu'ils ont élu, n'est en fait qu'un anti-national, un homme d'affaire qui est capable de pactiser avec le diable, l'ennemi, pour faire passer ses propres intérêts. Et non ceux de l'Amérique ! Avec l'histoire de l'Ukraine, on est dans une sorte de répétition, qui explique la victoire surprise de Trump en 2016. Personne n'y croyait. Sauf ses amis et alliés russes. Et lui-même Trump. Une insulte à la démocratie américaine. Une souillure à la fierté de cette superpuissance mondiale.

Après avoir arpenté les longues avenues de Paris pendant 50 ans comme opposant au régime de Sékou Touré, puis, de Lansana Conté, Alpha Condé a oublié d'où il vient. D'un état de victime, il se mue, aujourd'hui, en bourreau. Deux mandats de 5 ans ne lui suffisent plus. Il faut dire qu'avec des conseillers politiques comme le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, on ne peut guère rester démocrate, pendant longtemps, même si, par le passé, on l'était. Voilà donc comment celui que les Guinéens appellent, affectueusement, « le professeur » est en train de prendre une mauvaise tangente : le pouvoir à vie. A 82 ans, il ambitionne de faire un troisième mandat que ne lui permet pas la constitution, mais, qu'il entend s'octroyer en faisant sa propre lecture de la constitution. Sacré « professeur » Condé !

Alors que les démocrates tentent de démontrer que Donald Trump a fait pression sur Kiev pour salir son rival à la présidentielle, Joe Biden, un deuxième lanceur d'alerte est prêt à témoigner sur le président américain, a annoncé, dimanche, 6 octobre, ABC News. L'étau se resserre de plus en plus sur le mafieux chef de la Maison Blanche dont les enquêtes concernent, déjà, son vice-président, Mike Pence. L'autre Mike (Pompeo), le secrétaire d'Etat est, lui aussi, dans le collimateur des démocrates. Pour Nancy Pelosi, la patronne de la chambre des représentants, le parti démocrate tient, enfin, le bon bout pour nuire à Trump jusqu'à la présidentielle, sauf, s'il démissionnait avant, ce qui, aujourd'hui, paraît, encore, hautement, improbable.

C'est parfois désagréable de parcourir ce qui se dit sur le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sur la toile. Il a beau être indifférent à des discours désobligeants, à un moment donné, ceux-ci finissent par affecter, au moins, les membres de sa famille et de son entourage proche. Le 30 septembre, à l'Elysée, en marge du déjeuner que le maître des lieux, Emmanuel Macron, avait offert aux invités étrangers venus dire adieu à l'ancien président, Jacques Chirac, un aparté, selon les réseaux sociaux, aurait eu lieu entre les présidents français, congolais, Denis Sassou-Nguesso, équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, et la présidente du sénat, Dr Milebou Aubusson.

Le président du Cameroun, Paul Biya, a convoqué un « Grand Dialogue National » du 30 septembre au 4 octobre, au Palais des Congrès, à Yaoundé. 700 délégués du Cameroun et de la diaspora s'y sont retrouvés pour débattre de huit thèmes sélectionnés par lui-même. Ceux qui aiment le Cameroun devraient être contents que ce dialogue (tant insulté et vilipendé) ait, finalement, conduit le pays vers la voie de la décrispation. Car le parler ensemble que le Cameroun vient de vivre, même s'il ne satisfait par tout le monde, a été d'une utilité incontestable.

Le président du conseil régional du Gbêkê (Centre de la Côte d'Ivoire), Jacques Mangoua, qui a clamé son innocence, a été condamné, jeudi, 3 octobre, à cinq ans de prison ferme pour détention illégale de munitions de guerre par le tribunal correctionnel de Bouaké. Son parti, le PDCI-RDA, demandait, purement et simplement, sa libération, les munitions ayant été placées à son insu chez lui. Le pouvoir, lui, ne l'entendait pas de cette oreille, la sévérité de la peine étant, aussi, pédagogique : elle démontrerait aux autres membres ex-RHDP du PDCI que le fait d'avoir rejoint l'ancien président de la République, Henri Konan Bédié, n'est pas une bonne affaire pour leur propre carrière politique.