AFRIQUE DU SUD : Chute de Jacob Zuma (la honte du pays) et arrivée au pouvoir de Cyril Ramaphosa

Ouuufff !!! Enfin la chute du (gros) président corrompu ! Après avoir résisté pendant plusieurs jours, Jacob Zuma a fini par jeter l'éponge pour éviter une motion de destitution de l'ANC à l'Assemblée nationale, une humiliation suprême. Né avant la honte, Jacob Zuma, cette fois, a choisi la dignité, en présentant, malgré lui, lui-même, sa démission à l'Afrique du Sud. Dans la précipitation, on peut affirmer que ses 9 ans de gestion chaotique ont, littéralement, coulé l'Afrique du Sud, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Son catastrophique bilan se fera plus tard. Pour l'heure, l'Afrique du Sud s'apprête à accueillir son nouveau président, Cyril Ramaphosa, 65 ans, qui a d'ores et déjà annoncé que sa gouvernance sera différente de celle de son prédécesseur : il précise qu'il laissera la justice libre et indépendante pendant sa présidence, qu'il s'emploiera à relancer l'économie et à réduire le chômage. Donc, pas de passes-droit pour Jacob et son clan de profiteurs.

Eclaboussé depuis des années par les scandales de corruption, Jacob Zuma a mis fin, tard, mercredi, 14 février, soir, à son règne de neuf ans à la tête du pays en obtempérant aux ordres de son parti, qui le menaçait d'un vote de défiance au parlement.

"J'ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation", a-t-il déclaré lors d'une allocution d'une demi-heure, retransmise, en direct, à la télévision.

"J'ai servi le peuple d'Afrique du Sud de mon mieux", a-t-il ajouté, concédant, toutefois, ne pas avoir été "un parangon de vertu".
A la tête de l'ANC depuis décembre, Cyril Ramaphosa, un ancien hommes d'affaires, doit être élu par le parlement pour lui succéder ce jeudi, 15 février, ou au plus tard, vendredi.

Depuis des semaines, l'actuel vice-président du pays tentait d'obtenir un départ en douceur du chef de l'Etat, éclaboussé par les scandales, afin d'éviter une catastrophe électorale en 2019.
Mais, il s'est heurté de front au refus de l'obstiné président, dont le mandat n'expire que l'an prochain.

Au bout de plusieurs jours de vaines tractations, la direction du parti s'est résolue, mardi, 13 février, à prendre le taureau Zuma par les cornes en le "rappelant", ainsi qu'elle peut le faire pour tous ses membres "délégués" à un mandat gouvernemental.

Mais, Jacob Zuma, qui n'avait aucune obligation juridique de se soumettre aux ordres de son parti, a résisté jusqu'au bout.
L'opposition, qui a, vainement, tenté, depuis des années, de pousser, vers la sortie, celui qu'elle appelle le "délinquant" Zuma, a applaudi des deux mains l'annonce de sa démission.

"M. Zuma a fait beaucoup de mal à notre pays (...). Sous son règne, la corruption a fleuri au point de presque détruire notre pays", a déclaré Mmusi Maimane, le chef de l'opposition et chef de l'Alliance démocratique (DA).

Quelques heures avant son allocution d'adieu au pouvoir, M. Zuma s'est invité sur la chaîne de télévision publique SABC pour dire toute sa rancoeur à l'endroit de la direction de l'ANC.

"J'ai trouvé très injuste que la question (de ma démission) soit posée", s'est-il plaint lors d'un long entretien à bâtons rompus. "Je ne suis pas d'accord car il n'y a aucune preuve que j'aie fait quoi que ce soit de mal."
Après des semaines de vives tensions qui ont souligné les fractures qui traversent ses rangs, l'ANC a accueilli la démission du chef de l'Etat par un "ouf" de soulagement.

"Nous n'allons pas faire la fête", a confié une de ses responsables, Jessie Duarte. "Nous avons dû +rappeler+ un dirigeant du mouvement qui a servi notre mouvement pendant plus de soixante ans, ce n'est pas une mince affaire."

A un peu plus d'un an des élections générales, la tâche du futur président Cyril Ramaphosa s'annonce rude.
Ancien homme d'affaires devenu millionnaire, il a promis de relancer l'économie du pays, désespérément, atone, et d'éradiquer la corruption qui gangrène son parti et le sommet de l'Etat.

Coïncidence ou non, la police a mené, mercredi, 14 février, sa première opération contre la sulfureuse et jusque-là intouchable famille Gupta, au coeur des scandales qui impliquent le président.

Cinq personnes ont été arrêtées et le luxueux domicile de la fratrie, à Johannesburg, perquisitionné dans le cadre d'une enquête sur les détournements de fonds publics, a indiqué l'unité d'élite de la police sud-africaine (Hawks).

Dans la ligne de mire de la justice, l'ex-président Zuma a laissé entendre qu'il vendrait, chèrement, sa peau.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
TOUS LES DICTATEURS AFRICAINS FINIRONT comme lui ZUMA, car ils sont tous liés par le juron de la corruption, avant lui, c'est au ZIMBABWE que Mugabé est parti, après lui ce sera en Afrique Centrale où les faucons claniques qui ont dilapidé les fonds pour devenir des milladaires sans entreprises personnelles, par exemple au Congo des voleurs sacrés, le pays devenu la risée internationales comme dit TRUMP, le Congo- Brazzaille est un pays des Merdes, où aucune loi ne punit les responsables quand bien même un Chef de tribu et de clan triche et vole les élections en pleine nuit et impose une dictature de tuérie, alors un jours ce sera à son tour de subir le carma de l'histoire, ainsi va la vie des peuples.

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