ALGERIE : Abdelaziz Bouteflika affirme être le véritable patron du pays

Le président, Abdelaziz Bouteflika, assume ses fonctions "au quotidien", a assuré, lundi, 9 novembre, le premier ministre algérien, en réponse à des personnalités et des partis politiques ayant émis des doutes sur les capacités du chef de l'Etat, malade, à diriger le pays.

"Le président supervise au quotidien et pas à pas l’exécution de son programme", a déclaré M. Abdelamalek Sellal à la télévision d'Etat.

Dix-neuf personnalités avaient émis, vendredi, 7 novembre, des doutes sur les capacités de M. Bouteflika à diriger l'Algérie, confrontée, selon eux, à "un climat général dégradé", et ont demandé à le rencontrer.
"Il faut respecter les institutions de l'Etat. Il est inadmissible de continuer à les remettre en cause constamment", a déclaré le premier ministre, en appelant à "cesser les déclarations provoquant des tensions dans le pays".

Agé de 78 ans, Abdelaziz Bouteflika a été victime, en 2013, d'un AVC, qui a affaibli sa mobilité et sa faculté d'élocution. Ses activités publiques sont devenues très rares et il n'apparaît à l'écran de la télévision officielle que lorsqu'il reçoit des invités étrangers.

L'ex-ministre, Khalida Toumi, la sénatrice et célèbre combattante de l'indépendance, Zohra Drif-Bitat, la députée trotskyste, Louisa Hanoune, l'écrivain, Rachid Boudjedra, et d'autres partisans du chef de l'Etat, font partie des 19 personnalités à avoir signé la lettre rendue publique vendredi.

"Je connais très bien le président et je doute que certaines décisions soient de sa propre initiative", a affirmé Mme Toumi, qui a fait partie du gouvernement de 2002 à 2014, date à laquelle le président algérien a été réélu pour un quatrième mandat.

Ses opposants, à l'instar de son rival à la présidentielle de 2014, Ali Benflis, n'hésitent pas à parler d'une "vacance de pouvoir".

"Le président de la République est la seule garantie constitutionnelle pour la pérennité de l'Etat et sa stabilité", a estimé M. Sellal.
Avant lui, les partis au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN), et le Rassemblement national démocratique(RND), avaient critiqué l'initiative des 19 personnalités estimant qu'elle "était vouée à l'échec".

Avec AFP

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