ALGERIE : Démission du président de l'Assemblée nationale

L'une des cibles de la contestation en Algérie, le président de l'Assemblée populaire nationale, Moad Bouchareb, a démissionné, mardi, 2 juillet, alors que la contestation et les manifestations continuent dans le pays.

Trois mois après le départ du président, Abdelaziz Bouteflika, le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Moad Bouchareb, a présenté sa démission, mardi, 2 juillet. Le bureau de l'Assemblée a déclaré la vacance du poste de président.

Figure clé de la politique algérienne, Moad Bouchareb est un ancien dirigeant du FLN (Front de libération nationale), qui a dirigé le pays depuis l’indépendance, en 1962.

Fin juin, alors que les manifestations prenaient de l’ampleur, les présidents des six groupes parlementaires de l'APN avaient demandé sa démission "afin de répondre aux revendications du mouvement populaire".

La chute du président Bouteflika, en avril, après 20  ans au pouvoir, n'avait pas suffi à satisfaire les manifestants, qui ont, depuis, continué à réclamer le départ des dirigeants en place.

L'élection présidentielle programmée, le 4 juillet, a été repoussée faute de candidatures valides. Aucune nouvelle date n'a été fixée.

Bien qu'occupant une fonction moins exposée, Moad Bouchareb faisait partie, avec le chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, le premier ministre, Noureddine Bedoui, et l'ex-président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, des "4B" dont les contestataires ont réclamé le départ après la démission le 2 avril, sous pression de la rue et de l'armée, du chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika.

Ancien chef du groupe parlementaire du Front de libération nationale (FLN, majoritaire), Moad Bouchareb, 47 ans, avait été élu, fin octobre 2018, après un coup de force envers son prédécesseur, Said Bouhadja, lui aussi, membre du FLN.

A la suite de sa démission, la séance de clôture de la session parlementaire de la chambre basse, prévue mardi, a été annulée.

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