ASSASSINATS TERRORISTES AU BURKINA : Alpha Condé souhaite l'accélération de la Force du G 5.

"Les terroristes s'attaquent aux restaurants fréquentés par les étrangers, non seulement, pour porter atteinte à la vie de la population, mais aussi, à l'économie du pays", a déclaré le président en exercice de l'Union africaine, Alpha Condé (sur notre photo avec Roch Marc Christian Kaboré, le chef de l'Etat du Faso) à la télévision française, France 24.

"Il faut qu'on accélère l'opérationalisation du G5 afin que les Africains soient en première ligne pour défendre la sécurité de leurs citoyens et des expatriés", a-t-il souligné, appelant ses partenaires européens à trouver "les 400 millions d'euros de fonds qui manquent".

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français, Emmanuel Macron, avaient acté, le 2 juillet, à Bamako, la constitution de cette force anti-djihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

L'Union européenne a, déjà, promis 50 millions d'euros, auxquels doivent s'ajouter 50 millions de contributions des Etats membres, mais, le G5 a estimé les besoins de fonctionnement de cette force à 423 millions.

La ministre française des Armées, Florence Parly, avait affirmé, le 31 juillet dernier, à Niamey, que la force des pays du G5 Sahel "trouvera la solution aux problèmes" des attaques djihadistes récurrentes dans la région et bénéficiera du soutien de l'opération française Barkhane. L'attaque du 13 août, en plein coeur de Ouagadougou (après celle de janvier 2016) a fait 18 morts et plusieurs blessés. Deux des quatre terroristes venus en motos, vers 21 H GMT s'attaquer aux clients du restaurant, Aziz Istanbul, ont été tués par les forces de défense et de sécurité du Faso. La recherche des autres se poursuit activement.

"Nous sommes convaincus que c'est la force conjointe du G5 Sahel qui trouvera la solution aux problèmes (des attaques djihadistes) de la région", avait souligné Mme Parly.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération anti-djihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel - Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso - qui devrait compter 5.000 hommes.

Avec AFP

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