ATTAQUE DE GRAND BASSAM : Malgré quinze civils et trois militaires tués, la Côte d'Ivoire réussit à faire face

"Trois terroristes ont été abattus", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, alors que les précédents bilans officiels faisaient état de 14 civils et deux membres des forces de sécurité tués, ainsi que, six assaillants abattus.

"Hier, sur le théâtre des opérations, dans le feu de l'action, un certain nombre d'informations ont été données et après, des recoupements ont été faits. On regarde exactement les personnes décédées identifiées à la morgue et c'est sur la base de cela que nous donnons le chiffre exact qui est trois (...) Il faut être transparent", a indiqué le ministre pour justifier la correction.

Dans sa revendication diffusée dimanche soir, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait indiqué que les auteurs de l'attaque étaient trois.

Selon une source proche du gouvernement, les premières forces de sécurité sur place auraient assimilé des victimes trouvées près des assaillants à ceux-ci.

D'autre part, un des membres des forces spéciales blessé lors de l'assaut contre les djihadistes est décédé pendant la nuit, a ajouté cette source.

Le ministre a précisé qu'il y avait 33 blessés dont 26 étaient encore hospitalisés.

Alors que des témoins ont fait état de quatre voire cinq assaillants, le ministre a indiqué que "le ratissage" se poursuivait. "On ne suspecte pas (un nombre plus grand) mais on prend toutes les précautions pour que le ratissage soit le plus large possible", a-t-il expliqué.

Il a promis plus de précisions sur l'identité des victimes comme des assaillants une fois que le procureur aurait procédé aux "identifications complètes".

Hamed Bakayoko n'a, vraiment, pas besoin de se justifier. En tant que ministre de l'Intérieur, il peut être fier de l'efficacité des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire, dont la performance est saluée par tous les Ivoiriens, y compris, ceux de l'opposition, généralement, prompts à critiquer le pouvoir. La Côte d'Ivoire revient de loin. Les forces ivoiriennes n'ont eu besoin d'aucune assistance extérieure pour circonscrire le danger et le maîtriser. C'est un exploit à saluer.

On peut le remarquer : en moins de cinq ans, Alassane Ouattara (notre photo le montrant sur le lieu de l'attaque avec derrière lui Hamed Bakayoko et le chef d'état major le général Soumaïla Bakayoko) a pu faire redémarrer l'économie, avec un taux de croissance qui caresse deux chiffres, mais, cerise sur le gâteau, il a pu doter la Côte d'Ivoire d'une armée digne de ce nom, capable de défendre l'intégrité du territoire et de faire face aux actes de terrorisme.

Hamed Bakayako a, par ailleurs, indiqué qu'un deuil de trois jours avait été décrété et souligné que la sécurité serait renforcée aux "endroits stratégiques et dans les lieux accueillant le public (...) écoles, ambassades, sièges internationaux, résidences diplomatiques (...) et aux frontières".

"Le but recherché (des djihadistes) c'est de faire peur. La première réponse c'est de ne pas avoir peur. Nous, les Ivoiriens, demeurons debout", a-t-il ajouté se montrant confiant quant à l'impact de l'attaque sur l'économie : "la Côte d'Ivoire, sa marche ne va pas s'arrêter".

Invité, hier, au JT de 20 heures de Mobio, il avait appelé au calme annonçant une situation déjà maîtrisée. Il avait affirmé que le président de la République, en personne, était à la manœuvre depuis le début des événements qui ne l'avaient pas trouvé sur place dans le pays. En effet, Alassane Ouattara a dû envoyer un avion spécial le faire venir de Koumassi au Ghana où il séjournait dans le cadre d'une mission d'Etat. C'est donc le chef d'Etat en personne qui a eu directement à prendre toutes ces initiatives qui ont été couronnées de succès. On savait que le président de la République est un bon économiste, mais, son côté bon stratège en défense et sécurité, vient de nous être révélé, avec cette attaque.

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