BOKO HARAM : 130 combattants se rendent aux autorités du Niger

"130 éléments (nigériens) de Boko Boko Haram se sont déjà rendus" grâce à "notre politique de main tendue", a annoncé, samedi, 4 mars, soir, le président nigérien lors d'une réunion avec les 15 ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU en mission dans les quatre pays confronté au groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans le bassin du lac Tchad.

"Boko Haram est en train d'être affaibli" alors "nous nous sommes dit qu'au lieu d'avoir à le combattre, s'il y en a parmi eux qui veulent se rendre, nous sommes prêts à les accepter", a expliqué M. Issoufou.
Le président Issoufou a "souhaité" que le mouvement de "reddition", entamé, fin décembre dernier, "s'amplifie" et que "plus de jeunes de Boko Haram déposent les armes et reviennent sur le droit chemin".

Fin décembre 2016, une trentaine de combattants nigériens de Boko Haram de la région de Diffa avaient déposé les armes et s'étaient rendus aux autorités. Le 5 janvier, une vingtaine d'autres combattants se sont, également, rendus aux autorités nigériennes.

"Nous sommes prêts à leur garantir la vie sauve et à créer les conditions de leur réinsertion socio-économique", a assuré le président du Niger.
"Nous voulons mettre la lumière sur la crise oubliée" et "encourager la communauté internationale à mieux y répondre", a déclaré, de son côté, le représentant permanent du Royaume-Uni aux Nations-Unies, Matthew Rycroft, à l'issue d'une rencontre avec M. Issoufou.

La crise dans la région du lac Tchad "n'avait pas eu l'attention qu'elle méritait" et "nous voulons réparer cette erreur qui était une injustice", a ajouté l'ambassadeur de France à l'ONU, François Delattre.
Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU ont entamé, vendredi, 3 mars, au Cameroun, une mission dans les quatre pays riverains du lac Tchad afin d'attirer l'attention sur la crise dans cette région, où des centaines de milliers de réfugiés ont fui les djihadistes de Boko Haram.

Boko Haram, qui a pris les armes, en 2009, pour imposer sa propre version d'un salafisme radical dans le Nord-Est du Nigeria, mène, depuis huit ans, des raids meurtriers et des attentats-suicides dans les quatre pays riverains du lac Tchad.

La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d'une population locale, déjà, très pauvre, selon l'ONU qui demande à la communauté internationale d'accroître son soutien financier pour leur venir en aide.

Quatorze pays ont promis 672 millions de dollars, lors d'une conférence de donateurs, à Oslo, fin février, des promesses considérées par l'ONU comme un bon départ.

Avec AFP

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