BRESIL : Libération de l'ancien président Lula (dans la liesse populaire)

Incarcéré depuis avril 2018 pour corruption, l'ancien président, Luiz Inacio Lula da Silva dit Lula, a dormi, chez lui, à la maison, cette nuit, après sa libération ordonnée par la justice.

Accusé d'avoir accepté un appartement en bord de mer en échange de l'attribution de contrats publics à une entreprise de bâtiment, Lula a, toujours, clamé son innocence.

Il aura passé un peu plus d'un an et demi derrière les barreaux. L'ancien président brésilien Lula, condamné, en avril 2018, à 8 ans et 10 mois de réclusion pour corruption, à sa sortie de de prison, a été salué par une foule de partisans venue l'accueillir (notre photo). Il s'est adressé à elle en lui promettant de faire, rapidement, une tournée nationale pour remobiliser ses partisans. Lula est dehors parce qu'un juge a autorisé, vendredi, 8 novembre, sa libération, après un arrêt rendu, la veille, par la Cour suprême.

Dans cet arrêt, les juges ont déclaré inconstitutionnelle une jurisprudence selon laquelle une personne pouvait être emprisonnée avant l'épuisement de tous ses recours, si sa condamnation avait été confirmée en appel. Or, l'ancien chef d'Etat de 74 ans dispose encore d'autres recours. Néanmoins, cette décision de libération ne remet pas en cause sa condamnation.

Accusé et condamné pour avoir accepté un appartement en bord de mer en échange de l'attribution de contrats publics à une entreprise de bâtiment, Lula a, toujours, clamé son innocence. Il a même affirmé qu'il s'agissait d'un complot pour l'empêcher de revenir au pouvoir.

Quand on voit que l'ancien président a raté le retour aux affaires à cause d'une minuscule affaire de corruption qui concerne un modeste triplex, on peut rire sous cape en Afrique où les montants en jeu dans des détournements concernent, souvent, des centaines de millions de dollars, sommes que distraient (pas forcément les chefs d'Etat même s'ils ne sont pas exemptés de telles accusations) mais, généralement, des ministres, patrons de sociétés d'Etat et hauts fonctionnaires gestionnaires des projets de développement financés par des bailleurs de fonds étrangers. On mesure alors la distance entre les détournements effectués en Amérique du Sud (où on parlait hier de Républiques bananières) et ceux produits en Afrique qui revendique, désormais, une telle appellation, après avoir adopté des pratiques empruntées aux pays de cette partie du monde comme le Nicaragua, le Mexique, El Salvador, la Bolivie, Honduras, l'Equateur, la Colombie, etc, etc.

Ajouter un commentaire

Les plus populaires