BURKINA FASO : Roch Marc Christian protège-t-il Blaise avec la complicité d'Alassane ?

Les tueries liées aux manifestations anti-Compaoré d'octobre 2014 au Burkina n'ont donné lieu "à aucune inculpation", vient d'annoncer une magistrate burkinabé, dénonçant une absence de coopération des autorités actuelles.

"Les juges d'instruction ont pu auditionner certains témoins, des victimes et les ayant droits", a déclaré la procureure du tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Compaoré.

"Mais pour identifier les auteurs, les juges ont eu toutes les difficultés du monde parce qu'il n'y avait pas de collaboration ni de coopération avec les autorités de la place", a dénoncé Maïza Compaoré lors d'une conférence de presse.

A l'étape actuelle de la procédure, les juges d'instruction "n'ont inculpé aucune personne" liée aux manifestations populaires des 30 et 31 octobre 2014, qui ont débouché sur la chute du président burkinabè, Blaise Compaoré (sur notre photo avec son épouse Chantal congratulant Alassane Ouattara pendant son investiture en mai 2011), renversé par les manifestants après 27 ans au pouvoir.

Mardi dernier, la gendarmerie a auditionné une vingtaine de ministres du dernier gouvernement Compaoré à propos de leur rôle présumé dans les tueries liées aux manifestations des 30 et 31 octobre.

Le Conseil national de la transition (CNT), l’assemblée intérimaire mise en place après la chute du régime de Blaise Compaoré, avait voté, en juillet 2015, une résolution mettant en accusation le premier ministre, Luc Adolphe Tiao, et tous ses ministres pour "coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinat, complicité d’assassinat".

Les députés reprochent, notamment, aux ministres d’"avoir été membres du gouvernement" qui a adopté le projet de loi modifiant la Constitution (article 37), qui devait permettre à Blaise Compaoré - qui cumulait 27 ans de pouvoir - de briguer d’autres mandats.

Une trentaine de personnes ont été tuées et plus de 600 blessées lors de ces manifestations ayant mené à la chute de Blaise Compaoré qui s'est exilé en Côte d'Ivoire.

Avec AFP

Commentaires

Un exilé en colère (non vérifié)
Les martyrs du Burkina sont tombés pour la libération du pays et la démocratie. Au Congo-Brazzaville, monsieur 8% a tué plus Blaise Compaoré mais le maudit peuple Congolais ne peut pas se soulever pour chasser ce virus, ce microbe , cette bacterie de Sassou Nguesso.

Ajouter un commentaire

Les plus populaires