BURUNDI : L'ONU, l'Union africaine et l'Union européenne au chevet de Nkurunziza

Les Nations-Unies (ONU), l'Union africaine (UA) et l'Union européenne (UE), ont appelé, jeudi, 12 novembre, le gouvernement burundais et des représentants de l'opposition à se rencontrer "d'urgence" pour faire cesser les violences et trouver "une solution politique" à la crise.

"Nous sommes convenus de l'urgence d'organiser une réunion entre le gouvernement burundais et des représentants de l'opposition, à Addis Abeba, ou à Kampala, sous la présidence du président, (ougandais Yoweri) Museveni", ont indiqué trois hauts responsables de l'ONU, de l'UA et de l'UE, dans un communiqué commun publié, en marge du Sommet euro-africain, à Malte.

Le texte est signé par le secrétaire général-adjoint de l'ONU, Jan Eliasson, la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, et la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, qui se sont rencontrés, en marge du Sommet, de La Vallette sur les migrations, mercredi et jeudi, pour parler de la crise au Burundi.

"Il ne faut s'épargner aucun effort pour arriver à stopper les violences et trouver une solution politique" à la grave crise, qui secoue le pays depuis l'annonce par le président, Pierre Nkurunziza, qu'il serait candidat à un troisième mandat, au printemps, estiment les trois responsables (Notre photo où la police de Nkurunziza charge les manifestants aux mains nues).

La crise s'est, encore, aggravée depuis la réélection contestée de Pierre Nkurunziza, en juillet, et les violences opposent, désormais, les autorités à des groupes de contestataires armés.
Depuis le mois d'avril, au moins 240 personnes ont été tuées et plus de 300.000 personnes ont quitté le pays.

Les trois dirigeants se disent "alarmés par les divisions toujours plus profondes, les menaces pour de nombreuses vies supplémentaires et la crise régionale profonde", qui découlent des troubles au Burundi.

"Nous avons promis de travailler en étroite collaboration et de mobiliser tous nos moyens et instruments pour empêcher une plus ample détérioration de la situation", précisent-ils dans leur bref communiqué.
La situation, au Burundi, inquiète, fortement, la communauté internationale : l'ONU étudie l'envoi de Casques bleus depuis la République démocratique du Congo (RDC) voisine en cas d'aggravation de la crise.

L'UE a demandé à s'entretenir avec les autorités sur les atteintes aux droits de l'Homme, menaçant même de suspendre l'aide au développement versée au gouvernement.

L'UA a mis en garde contre les "conséquences dévastatrices" de la crise actuelle pour le pays et la région des Grands Lacs.

Au même moment, les femmes dissidentes du parti de Pierre Nkurunziza, le CNDD/FDD, commencent à faire entendre leur son de cloche. Présidente des femmes du CNDD/FDD, actuellement, en exil, Geneviève

Kanyange vient de déclarer : « Nous ne voulons plus que notre pays trempe encore une fois dans des massacres ethniques ». Dans un communiqué, les femmes du CNDD/FDD se disent « confuses et complètement déboussolées » par des discours « incendiaires » de certains responsables proches du pouvoir comme les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Lors du petit déjeuner de prière qu'il a organisé, mercredi, 11 novembre, à Bujumbura, Pierre Nkurunziza, du haut de sa toute puissance, a rétorqué : « Aucune autre personne n’aimera le Burundi plus que ses propres fils et filles, ainsi que Dieu Tout-puissant qui l’a créé sans consulter personne d’autre ».

Quel dialogue la communauté internationale peut-elle avoir, utilement, avec un tel « illuminé » ?

Avec AFP et Dw-World

Commentaires

organisations m... (non vérifié)
pourquoi toutes ces organisations caressent un tel dictateur? mais il faut utiliser la force pour le faire partir bon sang!

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