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BURUNDI : Nkurunziza décrète la marginalisation de la langue française pour punir François Hollande

Le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza (sur notre photo quand il était reçu à l'Elysée le 13 mars 2013), a décidé de se tirer une autre balle dans le pied, pensant faire mal à ceux qu'il considère, à tort, comme ses adversaires. Cette fois, il s'agit, clairement, de la France contre qui il ne décolère pas d'avoir fait voter la résolution 2303 au Conseil de sécurité, le 29 juillet dernier, pour permettre à l'ONU de faire déployer 228 policiers afin de sécuriser un peu plus les Burundais, de plus en plus, victimes des exactions et autres tueries des forces de défenses et de sécurité du régime.

Pour éviter un choc frontal, le petit despote de Bujumbura a envoyé en éclaireurs, deux organisations de la société civile, le PISC et l'ONELOP, qui sont, comme tout le monde sait, des antichambres du pouvoir. Elles viennent de proposer, officiellement, que la langue française soit, tout simplement, boycottée, dans le pays, y compris dans les établissements scolaires et universitaires, chaque 29 du mois. Ce boycott touchera aussi l'administration. C'est du Nkurunziza pur jus, cette façon fuyante de faire sans jamais s'avancer clairement : on avait vu comment il avait fait valser des représentants de grandes puissances et certains éminents membres du Conseil de sécurité, en leur faisant croire qu'il ne solliciterait pas un troisième mandat alors que sa décision de rester au pouvoir, était déjà prise.

La France n'est pas le seul pays à subir la colère des autorités burundaises. Le Rwanda voisin a vu sa culture interdite, sur l'ensemble du territoire. En effet, il est, désormais, prohibé de diffuser un film ni chanter une chanson en langue rwandaise, sur le territoire burundais. Une décision qui se passe de tout commentaire, mais, qui montre à quel niveau de paranoïa excellent les autorités. Cette décision constitue une véritable psychose pour les promoteurs culturels burundais qui travaillaient à partir de la culture rwandaise, et qui se demandent, maintenant, ce qu'ils vont faire.

Commentaires

Marc Tiassemo (non vérifié)
C'est la réaction des tyrans qui utilisent le chantage. Considérant chaque fois que l'intérêt général ne compte pas, lorsque son pouvoir personnel est en cause. Les représentants du dictateur Burundais ont menacé à mort des activistes des droits de l'homme burundais, des témoins des exactions dans le pays à Genève lors de la 32è session du Conseil des Droits de l'Homme.
N'KALOULOU (non vérifié)
"L'Afrique est mal partie" (René Dumont, au tout début des Indépendances.) Cet humaniste français avait malheureusement tort de sa vision trop optimiste. L’Afrique n’est jamais partie, comme un vieux wagon abandonné et oublié dans une gare.

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