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CAMEROUN : Boko Haram vient encore de frapper avec 11 morts et 22 blessés à Fotokol

On dit la secte Boko Haram presque finie. En effet, elle est, sérieusement, diminuée, au point qu'elle est, désormais, incapable de lancer des attaques simultanées, au Nigeria, au Cameroun et au Niger, comme elle le faisait en 2014. Aujourd'hui, elle peut, encore, envisager une attaque conventionnelle sur un seul front, mais ce n'est plus une chose aisée comme auparavant. Pourtant, la secte continue de tuer. Et beaucoup. Maintenant, elle préfère utiliser la stratégie des faibles qui se reconnaissent comme tels, et qui entendent faire mal, en frappant, uniquement, pour cela, sachant que sa guerre est, pratiquement, perdue. C'est le cas au Nigeria où le président, Muhammadu Buhari, ne conjuguera, finalement, plus la secte Boko Haram, au passé composé, au 31 décembre 2015, comme il l'avait prescrit à son état-major, au lendemain de sa prise du pouvoir. L'armée nigériane disposera, encore, de quelques mois, trois, voire, six, pour éradiquer, définitivement, cette secte parasite, du Nigeria. Dans tous les cas, les militaires de Buhari sont dans le bon chemin.

Au Cameroun où Boko Haram n'a jamais réussi à s'implanter sur un centimètre carré du territoire national, l'éradication de la secte est, aussi, une priorité, qui va jusqu'à rythmer les séances de prières dans les bas fonds des quartiers. Cela dit, il y a, encore et toujours, de la souffrance dans l'air.

Au moins 11 personnes ont été tuées et environ 22 autres blessées dans un attentat suicide survenu, vendredi, 11 décembre, à Kolofata (notre photo montrant la désolation après un passage de Boko Haram dans une localité du Nigeria). Cette localité de Kolofata située dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun et proche de la frontière nigériane, a déjà fait, par le passé, l'objet d'autres attaques, aussi bien, conventionnelles que par kamikazes. Cette fois, une fillette âgée d'environ 13 ans a pénétré dans une maison, en deuil, aux environs de 06h00 (05h00 GMT) du matin, et s'est fait sauter, tuant sur le champ, cinq personnes et elle-même. Cinq autres personnes, grièvement, blessées n'ont pas pu survivre après avoir été transportées, d'urgence, à l'hôpital.

L'attaque n'a pas été revendiquée. Elle n'a même pas besoin de l'être. On sait qui en est l'auteur. Du reste, les services de sécurité ont, directement, désigné la secte islamiste nigériane Boko Haram.
Après avoir réussi à amoindrir les attaques conventionnelles de cette dernière, les pays limitrophes du Lac Tchad devraient, rapidement, prendre possession de la forêt de Sambisa et du pourtour du Lac Tchad, afin de nettoyer les camps d'entraînement et d'endoctrinement, qui permettent, encore, à Boko Haram de se déployer pour commettre, sans trop de difficultés, des attentats, au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger.

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