CANADA : Les « thérapies de conversion » pour « guérir » l’homosexualité bientôt interdites

Le Canada veut interdire les « thérapies de conversion », qui prétendent transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Le parlement devrait soutenir ce projet de loi, présenté par le gouvernement lundi, 9 mars. Cela veut dire que le premier ministre, Justin Trudeau, est vraiment engagé dans sa politique d'exportation de l'homosexualité. Lors de son séjour, au Sénégal, le 12 février, pendant lequel il était venu demander l'appui de Dakar pour l'élection du Canada au Conseil de sécurité (notre photo), il avait exhorté le président, Macky Sall, à libéraliser cette pratique au Sénégal, ce à quoi le président sénégalais avait répondu par la négative tout comme il l'avait fait lors de la visite officielle que le président Barack Obama effectua, à Dakar, en juin 2013. Macky Sall venait alors d'accéder à la magistrature suprême et sans doute le croyait-on un peu vulnérable puisque contre son mentor Abdoulaye Wade, il avait bénéficié du soutien du gouvernement américain (Hillary Clinton et Johnnie Carson) et de la France (Alain Juppé). Cet acharnement voudrait-il dire que l'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) cherchent à transformer le Sénégal, pays à 95% musulman, comme un terrain de prédilection de l'homosexualité que condamnent fortement les grandes communautés religieuses du pays (Mourides, Tidjanes, etc.) ?

Le gouvernement canadien a présenté lundi un projet de loi visant à interdire les prétendues « thérapies de conversion » visant à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBT, sauf pour les adultes consentants.

Le texte créerait cinq nouvelles infractions au code criminel canadien en interdisant, notamment, de faire subir à un mineur une telle « thérapie », au Canada, ou à l’étranger.

En vertu du projet, un adulte ne pourrait pas non plus subir une telle « thérapie » contre son gré et personne ne pourrait en faire la publicité ou en tirer profit.

Ce texte, s’il était adopté, ferait du Canada l’un des pays « les plus progressistes au monde » dans ce domaine, a dit à la presse David Lametti, ministre de la Justice, en le présentant au parlement.

Deux adultes ayant été contraints de suivre de pareilles thérapies pendant leur enfance ont témoigné sur ce qu’ils ont vécu. « Je suis une survivante des thérapies de conversion », a dit Erika, une personne trans. « Je suis prisonnière de mon corps à cause de ce que mon thérapeute m’a fait et je vis avec les conséquences tous les jours », a-t-elle dénoncé.

Son adoption au parlement ne semble laisser aucun doute, même si le gouvernement libéral de Justin Trudeau est minoritaire à la Chambre des communes, car le Nouveau parti démocratique (gauche) a ,déjà, annoncé son intention de le soutenir.

Le projet de loi précise que les thérapies de conversion causent des préjudices aux victimes, mais également, à la société, notamment, parce qu’elles se fondent sur des mythes et stéréotypes qu’elles contribuent à propager au sujet de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, dont le mythe selon lequel l’orientation sexuelle et l’identité de genre peuvent et devraient être modifiées.

La loi proposée définit la « thérapie de conversion » comme « tout service, pratique ou traitement conçu pour transformer l’orientation sexuelle d’une personne afin de la rendre hétérosexuelle, rétablir l’identité de genre à celle qui correspond au sexe attribué à la naissance, ou réprimer ou réduire l’attraction sexuelle ou les comportements sexuels non hétérosexuels ».

Selon une récente enquête officielle, 47 000 hommes canadiens appartenant à une minorité sexuelle ont été soumis à une thérapie de conversion.

Avec AFP.

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