CEDEAO : Ouverture de la session extraordinaire du Conseil des Ministres à Lomé.

La session extraordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a débuté, samedi, 20 janvier, à Lomé, sous la présidence effective du professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères. Les travaux se déroulent dans un esprit des « réformes » que le président en exercice de la CEDEAO, Faure Gnassingbé, entend insuffler pendant cette session extraordinaire.

La réforme institutionnelle amorcée par la CEDEAO est plus qu’une urgence, une nécessité. Elle répond aux exigences d’adapter l’institution aux règles modernes de gouvernance ainsi qu’à l’impératif d’un usage à la fois rationnel et raisonnable des ressources de l’institution. 

La capacité d’intégration régionale gagnera davantage en légitimité si les populations ont le sentiment qu’elles sont les premiers destinataires des ressources de l’institution.
 
Le chantier de réformes structurelles et institutionnelles sur lequel s’est engagée la CEDEAO depuis, déjà, une décennie, arrive, presque, à son achèvement grâce aux efforts et au « sens de la communauté » des chefs d’Etat et de gouvernement, mais aussi, à la détermination et à l'ardeur à parachever cette œuvre entamée. 
 
C'est ce qui a fait dire à l'ouverture de la session au professeur, Robert Dussey, que « La réunion extraordinaire d'aujourd'hui exige que nous accordions nos violons pour mener des réflexions fécondes sur les règles d’attribution des postes statutaires afin de permettre aux institutions de la CEDEAO de s’inscrire dans une nouvelle dynamique d’efficacité et de pragmatisme ». En effet, de 15 commissaires, l'organigramme de la CEDEAO ne comptera plus que 9, soit, 6 commissaires de moins. Autant dire que plusieurs pays ne seront pas satisfaits à ce niveau de responsabilité.
 
Le plus dur ayant été fait, en décembre, à Abuja, à travers le choix du nouveau président de la Commission en la personne de l'Ivoirien, Claude Brou, le professeur, Robert Dussey (notre photo avec à sa droite le président sortant de la Commission, le Béninois Marcel de Souza), s'est dit « persuadé que cette rencontre de Lomé nous permettra d’aboutir à des consensus constructifs autour des postes restants et à formuler des recommandations et résolutions concrètes et évolutives à soumettre à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement ».

La réforme, si elle aboutit, aura le mérite de pallier les handicaps actuels de capacités de la CEDEAO et renforcer en conséquence ses « capacités de fonctionnement »
 

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