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CEEAC : Sommet des chefs d'Etat à Libreville les 5 et 6 mars

Comparée à la dynamique CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), la CEEAC n'affiche qu'une existence virtuelle. Institution budgétivore à l'efficacité pas du tout prouvée, même les pays membres n'y croient guère, eux qui accumulent, désormais, la bagatelle de 35 milliards de F CFA, en arriérés de cotisations, soit, au moins, trois années de fonctionnement. Frappés par la baisse des prix des matières premières dont le pétrole et le gaz que produisent à grande échelle, plusieurs de ses membres, les pays de la CEEAC, on peut, aisément, l'imaginer, ont d'autres priorités plus pressantes. Cela dit, les pays d'Afrique centrale sont connus pour être peu disciplinés dans l'atteinte des objectifs communautaires contrairement à ceux de la CEDEAO. C'est une réalité : chaque chef d'Etat pense d'abord à lui-même età son pays avant de penser à la communauté. Président en exercice de la CEEAC, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a entrepris, ces derniers jours, une tournée qui l'a conduit dans des pays comme le Rwanda et l'Angola, afin de bien préparer les assises des 5 et 6 mars prochains, à Libreville. Combien de chefs d'Etat y participeront-ils quand certains ne sont pas loin de penser que les Sommets de la CEEAC ne sont qu'un simple passe-temps, en plein ajustement structurel des pays de la CEMAC auprès du FMI, le gendarme financier mondial ?

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) tiendront du 5 au 6 mars prochain un sommet. Outre la lancinante question du financement de cette organisation, les travaux seront axés sur la sécurité dans la région. Le sommet se déroulera dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité (COPAX), l'institution régionale chargée des questions de paix et de sécurité.

En prélude à ce sommet, la Commission de défense et de sécurité (CDS) se réunira, également, dans la capitale gabonaise du 28 février au 1er mars 2018.

La CEEAC compte 11 Etats membres, à savoir, l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.

Autre préoccupation que les chefs d'Etat ne pourront pas éluder : La CEEAC fait face depuis quelques années à des arriérés non apurés de ses pays membres, qui s'élèvent à 35 milliards de F CFA, selon Mangaral Banté, conseiller à la CEEAC.

«L'institution fait face à un problème de sous-financement chronique qui s'aggrave au fil des années. Le taux de recouvrement des contributions des Etats membres est en baisse régulière. Il est passé de 73% en 2013 à 11% en 2017», a-t-il averti, avant d'ajouter : «Le stock des arriérés des contributions augmente à raison de 5 milliards de F CFA par année. Il atteignait au 31 décembre 2017 un montant de 35 milliards de F CFA, soit, près de trois années de contributions des Etats membres».

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