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CENTRAFRIQUE : Antonio Guterres critique François Hollande à demi-mots

La guerre religieuse affecterait les Centrafricains en ce sens que le conflit entre les Séléka et les Antibalakas serait un conflit confessionnel. Cette théorie a été (faussement) soutenue par l'ancien président français, François Hollande, qui, contre toute attente, avait pesé de tout son poids politique de président français dans un pré-carré africain, pour débarquer, Michel Djotodia de la présidence de la République, alors que ce dernier ne demandait qu'à être aidé pour organiser une élection présidentielle à laquelle il n'aurait pas pris part, et quitter le pouvoir. François Hollande, au nom des considérations chrétiennes, semble-t-il, a fait partir ce président musulman. Une chrétienne bon teint, Catherine Samba Panza, a remplacé le musulman, Michel Djotodia, au pied levé, avec un premier ministre musulman, Mahamat Kamoun. Excellent tandem mais le mal était, déjà, fait. Le conflit religieux récemment créé de toutes pièces commençait à faire ses effets. Lors de son interview radio-télévisée, à N'Djamena, avec les médias français, il y a quelques mois, le président tchadien, Idriss Déby Itno, leur a envoyé cette triste vérité, en pleine figure, créant, par la même occasion, un gros émoi au sein de l'assistance qui participait à cet enregistrement. Les trois journalistes français, eux, étaient très étonnés d'écouter cette vérité (coranique) qui sortait de la bouche (très autorisée) d'Idriss Déby Itno. Aujourd'hui, François Hollande jouit d'une retraite paisible aux côtés de sa nouvelle fiancée, l'artiste, Julie Gayet, mais, en Centrafrique où il a concouru à accroître le désordre, le séjour du patron des Nations-Unies, Antonio Guterres, montre qu'on est (très) loin d'être sorti de la crise ...religieuse (version Hollande).

S'exprimant devant l'Assemblée nationale de la République centrafricaine, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné, vendredi, 27 octobre, l'engagement de la communauté internationale à apporter son aide pour s'attaquer aux multiples défis qui affectent le pays et a, fermement, défendu le rôle de la force de maintien de la paix des Nations-Unies.

« Il incombe en premier lieu aux Centrafricains de venir à bout de cette crise. Personne n’aidera mieux ce pays que ses propres habitants », a-t-il ajouté. Antonio Gueterres a eu (mille fois) raison de le rappeler aux Centrafricains qui croient, à tort, que c'est la ...communauté internationale qui les sortira de leur malheur.

Le chef de l'ONU a noté que les énormes difficultés que connaît le pays incluent l'insécurité, une crise humanitaire et la lenteur des progrès en matière de développement. Selon lui, la religion et l'origine ethnique ont été manipulées pour créer des divisions entre les communautés, polarisant, fortement, un pays fragile. Nous y voilà dans la question religieuse, créée de toutes pièces, reconnaît le secrétaire général des Nations-Unies. Il tient à le rappeler car « Le Centrafrique risque de replonger dans des violences ouvertes entre communautés », a déclaré M. Guterres.

Lors d'une visite dans le quartier de PK5, un quartier à majorité musulmane, à Bangui, le secrétaire général (notre photo) s'est dit ému de rencontrer les habitants de ce quartier : « Vous avez donné aux Centrafricains, mais aussi, au monde, une leçon admirable en faisant la paix dans cet arrondissement et en créant les conditions pour que tous puissent vivre, ensemble, en harmonie et en cohésion », a-t-il dit.

Et Guterres de continuer  car très convaincu qu'il disait la stricte vérité : « Chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble. Nous sommes les filles et les fils du même Dieu. En arabe, le mot Allah veut dire, traduit en français, Dieu. Nous sommes les fils du même Dieu. Et toutes les religions prônent la paix, l'harmonie, la coexistence. Quand on invoque la religion pour diviser les gens, on commet le pire des péchés », a-t-il ajouté.

On ne remuera pas plus le couteau dans la plaie. Mais qui se sent morveux se mouche. Les responsabilités dans ce domaine sont, clairement, établies. Aux Centrafricains, hommes politiques et société civile, de prendre le relais des accusations du président, Idriss Déby Itno, pour qu'on cesse de faire du n'importe quoi chaque fois qu'on a à s'occuper des problèmes dans un pays africain.

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