CENTRAFRIQUE : Incapacité notoire du pouvoir à ramener la paix malgré l'Accord de paix de Khartoum

Dans son dernier rapport remis au Conseil de Sécurité à la mi-juin, le secrétaire général des Nations-Unies se dit préoccupé par la poursuite des confrontations entre les milices et leurs conséquences, en Centrafrique.

Malgré l'accord de paix conclu à Karthoum, le 6 février 2019, entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, ces derniers continuent de tuer, mutiler et maltraiter les populations.

Personne n'est épargné : ni les enfants, ni les femmes, ni les religieux, ni les humanitaires. Les hôpitaux sont pillés, des écoles incendiées. Il est préférable de ne pas s'aventurer à l'intérieur du pays.
 
Tout ceci plaide en faveur du maintien de l'Accord de Karthoum que certains voudraient voir disparaître. 

Je pense, au contraire, qu' il faudrait s'y référer en pointant systématiquement le non-respect par les milices de leurs engagements.

Il conviendrait, également, que les politiques centrafricains soutiennent de façon plus convaincante la MINUSCA et la Cour pénale spéciale centrafricaine (CPS) d'autant que depuis les derniers événements sanglants de ce printemps survenus à Ndélé et Obo, la MINUSCA (sur notre photo qui montre deux de ses soldats) et la CPS semblent vouloir enfin passer à la vitesse supérieure. 

Il ne faut pas se faire d'illusions. Les milices ne rendront les armes et ne libéreront les parcelles de territoire qu'elles occupent que si elles y sont contraintes.

Il s'agit non pas de tenir un discours de haine qui ferait obstacle à la réconciliation, mais, de défendre avec fermeté les droits humains les plus élémentaires,  le retour à la paix en Centrafrique et la fin des massacres.
 
C'est un combat juste, la défense des droits humains fondamentaux et c'est bien connu, la Paix sourit à celui qui sait la chercher...

Patrick David 
est docteur en droit
Fontenay-aux-roses (France) 

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