CENTRAFRIQUE : Nécessité d'un Front Uni pour relever les défis

Face à la persistance des violences, il a fallu trouver les moyens de venir à bout des bandes armées, qui occupent, toujours, une grande partie du territoire national et continuent de terroriser la population.

Trois outils ont été mis en place : l'accord de paix conclu à Karthoum, la MINUSCA et la Cour pénale spéciale centrafricaine (notre photo).  

L'idée consiste à dissoudre les groupes armés en faisant rentrer dans les rangs ses éléments de trois manières : en leur proposant des postes dans le gouvernement, l'administration ou de rejoindre les forces de l'ordre ; en  contenant les milices récalcitrantes par les armes et en sanctionnant les crimes les plus odieux commis par les milices. 

Le chemin vers la paix passe par ces trois options : l'ouverture, l'affrontement armé, la sanction de la loi. 

Je  reste convaincu que pour réussir, il faut que le gouvernement, la classe politique centrafricaine et des personnalités de la société civile reconnues pour leur intégrité et le courage de leurs opinions, constituent un front commun.

Un front uni pour la paix, faisant fi des divisions et des rivalités du moment, qui condamnerait sans appel les violences et soutiendrait la MINUSCA et la Cour pénale spéciale dans leur action d'autant que l'une et l'autre semblent vouloir passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre les milices ne renonçant pas à la violence.
 
Le retour à la paix en Centrafrique passe, nécessairement, par une prise de conscience et des positions courageuses de l'ensemble de la classe politique.
 
Les violences ont fait des milliers de morts et ne semblent pas devoir s'arrêter. 

Patrick David
est docteur en droit 
Fontenay-aux-roses 
France 

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