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CENTRAFRIQUE : Trois chefs rebelles admis à la primature pour conseiller le premier ministre Firmin Ngrebada

La main du gouvernement est vraiment tendue et prête à récupérer tous les rebelles de bonne foi. Trois importants chefs rebelles du Centrafrique ont, ainsi, été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi, 25 mars. La réconciliation semble souhaitée par d'autres dirigeants politiques de premier plan de l'opposition. Dans une interview à paraître, la semaine prochaine, dans le numéro 475 d'avril d'Afrique Education, l'ancien premier ministre et actuel président du MLPC, Martin Ziguélé, salue l'ouverture d'esprit du gouvernement et demande, aussi, aux rebelles de faire preuve de responsabilité.

Ces nouveaux conseillers sont Ali Darassa (sur notre photo où il se montre buveur d'eau et de coca), chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Mahamat Alkatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), chef du groupe armé 3R ( (Retour, Réclamation, Réconciliation).

Ils seront chargés auprès du premier ministre, Firmin Ngrebada, de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par le dernier accord de paix de Khartoum, signé le 6 février à Bangui.

Ces unités seront composées de membres des Forces armées centrafricaines (FACA) et des groupes armés qui contrôlent plus de 80% du territoire du Centrafrique, afin d'en assurer la sécurité.

D'autres responsables rebelles ont, également, été nommés conseillers spéciaux à la primature, dont Adama Chaïbou du MPC, chargé des relations avec le monde arabe.
La main du gouvernement est vraiment tendue et prête à récupérer tous les rebelles de bonne foi. Trois importants chefs rebelles du Centrafrique ont, ainsi, été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi, 25 mars. La réconciliation semble souhaitée par d'autres dirigeants politiques, y compris de l'opposition. Dans une interview à paraître, la semaine prochaine, dans le numéro 475 d'avril d'Afrique Education, l'ancien premier ministre et actuel président du MLPC, Martin Ziguélé, salue l'ouverture d'esprit du gouvernement et demande, aussi, aux rebelles de faire preuve de responsabilité.

Le décret précise que "les conseillers spéciaux ont rang et prérogatives de ministres délégués", ce qui devrait calmer les mécontentements de ne pas faire partie du gouvernement. La preuve, on peut être ministre sans faire partie du gouvernement.

Vendredi, le président, Faustin Archange Touadéra, avait désigné un nouveau gouvernement accordant davantage de portefeuilles aux groupes armés signataires de l'Accord de Khartoum, sans toutefois leur confier de ministère régalien.

L'annonce au début du mois d'un nouveau gouvernement après la signature de l'Accord de Khartoum, avait soulevé une vague de protestations de la part des groupes armés, qui réclamaient davantage de ministères pour leurs représentants.

L'Union africaine (UA) avait alors convoqué à Addis Abeba une réunion de suivi entre les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord, pour tenter de le sauver.

Au terme de cette réunion, les signataires de l'accord de paix s'étaient entendus sur un nouveau gouvernement inclusif.

L'Accord de Khartoum, signé le 6 février, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'UA est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la MINUSCA (Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Centrafrique) déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques Bleus. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Martin Ziguélé insiste sur la responsabilité des rebelles qui doivent, maintenant, apprendre à servir l'Etat et non plus leurs petits intérêts personnels. Mais de l'interview de Martin Ziguélé, nous parlerons la semaine prochaine sur www.afriqueeducation.com.

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