CONGO-BRAZZAVILLE : Sassou aurait fait injecter le poison au général Mokoko à la Maison d'arrêt de Brazzaville

Le général Mokoko a pendant son séjour pénitencier injustifié, pris en estime l’officier capitaine Koumou (surveillant général de la prison de Brazzaville), avec qui il avait l’habitude de faire du sport, afin de maintenir et préserver son moral et sa forme physique. Ce jeune officier a-t-il trahi la confiance et l’estime que J3M (Jean-Marie Michel Mokoko) lui portaient ? On pense que oui. En effet, il est absent ces derniers temps de la prison de Brazzaville. Il en a été exfiltré. Des observateurs impartiaux peuvent aller le vérifier sur place à la Maison d’arrêt.

Comment a-t-il réalisé son forfait ? Lundi de la semaine dernière (29 juin), ce jeune officier s’est présenté, très tôt, aux environs de 6h00 du matin pour voir son ancien, échanger avec lui vite fait, puis, disparaitre pour vaquer à ses activités.

Quelques heures, plus tard, J3M s’est senti mal en point et a même perdu connaissance, puis qu’il a fini par tomber dans les pommes. Que s’est-il passé entre la venue très matinale de cet officier et le moment où notre général national s’est retrouvé allongé à même le sol dans la prison de Brazzaville ?

Dieu merci ! J3M a vite retrouvé ses esprits et n’a pas plongé dans un sommeil qui aurait pu lui être fatal. Les forces animiques qu’il porte en lui, ont fait qu’il se relève tant bien que mal pour constater à sa grande surprise que se dressaient en face de lui, le capitaine Koumou et le colonel KOMO, directeur général des Maisons d’arrêt du Congo. Qu’ont-ils fait pendant son état d’inconscience ? Que lui ont-ils inoculé ?

De la maison d’arrêt, le général a été ramené à la clinique du docteur Ikama (clinique du clan) avant de le faire admettre à l’hôpital central des armées. Pourquoi être passé à ce lieu très suspect avant d'aller directement à l'hôpital des armées ?

Aujourd’hui, tout est entre les mains de Sassou qui laisse passer le temps. Le temps de voir s'activer la dégradation de la situation de Mokoko, le temps de voir agir ce qui lui a été inoculé par le capitaine Koumou et le colonel Komo. Sur ordre de Sassou-Nguesso qui voudrait à tout prix se débarrasser de Mokoko avant l'élection présidentielle de mars prochain.

Trop de faits nous poussent à nous inquiéter logiquement de son état de santé.

Nous affirmons que le malaise que venait de connaître J3M ne relevait pas d’un pur hasard, il a été le résultat d’une opération d’empoisonnement orchestrée par le capitaine Koumou qui, après avoir soigneusement gagné la confiance de Mokoko, a cru en effet que le moment était venu pour l’éliminer. J3M n’a jamais apprécié le colonel KOMO et ce dernier le sait très bien.

Comment se fait-il qu’il se soit trouvé là, debout, au moment délicat où Mokoko reprenait possession de ses esprits ? La visite impromptue du capitaine Koumou, le lundi, 29 juin, matin, s’est faite en complicité avec le colonel Komo qui a la réputation d’envoyer dans l’autre monde les officiers farouches opposants de Sassou. Il suffit de se souvenir de la façon dont le colonel Marcel Tsourou avait été assassiné derrière les barreaux de la Maison d’arrêt de Brazzaville. Dans l'indifférence générale comme si Sassou avait endormi tout le peuple congolais.

La traduction opportuniste et inappropriée du malaise surprenant de J3M en cas d’infection de la Covid-19 confirme la volonté du pouvoir de mettre fin à la vie de Mokoko.

Nous ne pouvons pas nous taire surtout en tant que défenseur des droits de l’homme, c’est pourquoi nous exigeons que tout soit mis en œuvre pour que le général Mokoko soit rapidement évacué dans un pays où il peut suivre les soins appropriés pour sa pathologie.

En tout cas, pour le moment, il est plus que temps pour les démocrates du monde entier de se mobiliser fortement pour sauver le général Mokoko, commandeur de la Légion d'Honneur française, ancien représentant spécial de la présidente de la Commission de l'Union africaine, et chef de la Mission de l’Union africaine en Centrafrique et en Afrique Centrale (MISAC)7, et ancien président du G8 (le Groupe de 8 composé de : l’Union africaine, les Nations-Unies, l’Union européenne, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), la France, les Etats-Unis d'Amérique, le Congo-Brazzaville, la Banque mondiale).

Si jamais quelque chose de fâcheux arrivait au général Mokoko, Komo et Koumou répondront. Il n’ ya pas lieu d’habiller cet assassinat par empoisonnement en mort subite du Coronavirus. Que Sassou sache que cette fois-ci, ça ne passera pas. Nous nous dresserons contre lui avec tous les moyens possibles. Et il ne s'en sortirait pas.

Chacun de nous doit faire la lecture de ce qui se passe au Congo. Sassou se prépare pour faire un mandat illégitime de trop, ou encore, nous imposer son fils. Mais, ça ne passera pas.

Me Maurice Massengo-Tiassé
est docteur d'Etat en droit
ancien vice-président de la Commission nationale des droits de l'homme.

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