COP 21 : Sassou Nguesso après avoir rasé les murs, quitte la France en catimini en pleine nuit

On allait voir ce qu'on allait voir : l'arrivée de Denis Sassou Nguesso était annoncée, à la COP 21, comme un grand moment de cette conférence, mais aussi, un grand défi pour la diaspora et les ONG des droits de l'homme qui militent, depuis des années, pour son départ du pouvoir.

Arrivé dimanche, 29 novembre, matin, il s'est installé au Royal Monceau. Grâce au téléphone arabe, beaucoup de « combattants » (Congolais activistes de la diaspora qui ne supportent plus Sassou) furent alertés du lieu où il avait installé son quartier général. Une très grande chance pour lui que l'état d'urgence décrété à la suite des attentats du 13 novembre, n'eut pas permis à la diaspora congolaise (qui manifeste maintenant avec celle du Congo-Kinshasa) de déployer ses talents sous le balcon du dictateur. Son épouse, Antoinette, en avait expérimenté l'amère expérience, il n'y a pas longtemps du balcon d'une de leurs luxueuses résidences parisiennes.

Selon certaines sources, Sassou était terrorisé pendant ce séjour. Très inquiet des réactions inattendues des « combattants » que son beau-fils, le député-maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondélé, avait vainement cherchés à amadouer, quelques jours auparavant, en les recevant, dans un palace parisien, devant les caméras de Télé Congo (surnommée Télé foufou par l'opposition à cause de son sectarisme), en leur promettant d'être leur porte-parole devant son dictateur de beau-père. Contrairement à ses habitudes, « le doyen » n'a presque reçu aucun de ses homologues à son hôtel : il a fait profil bal, préférant faire de tels échanges sur le site de la COP 21, qui était dépolluée de « combattants ».

Les manifestations quelles qu'elles soient sont interdites, dans toute la région parisienne, jusqu'au 12 décembre. Mais chose curieuse : la préfecture de police de Paris a autorisé la diaspora congolaise à manifester sa colère contre le dictateur, le 1er décembre, à la Bastille, de 10 à 18 heures. Visiblement, même la police française en a marre du sur-travail qu'impose la présence de Sassou à Paris. L'avenir nous dira s'il n'évitera pas, désormais, Paris, ville où il n'est plus le bienvenu.

Il y a encore deux mois, avant son fameux référendum qui lui a fait perdre tout crédit à l'international, le président du Congo-Brazzaville était considéré comme le porte-parole de l'Afrique à la COP 21. Mais même s'il a participé, selon certaines sources (lire le numéro 428 du 1er au 15 décembre d'Afrique Education) à hauteur de 30% pour son organisation, il n'a plus reçu les honneurs attendus. Son discours a duré six minutes comme ceux de la majorité des autres dirigeants de la planète. Il a parlé au nom du Congo-Brazzaville et non pour le compte de personne d'autre. Plus grave, le 1er décembre, François Hollande a convoqué un Sommet de 12 chefs d'Etat africains, intitulé, « Défi climatique et solutions africaines », pour échanger avec eux de leurs principales préoccupations et des solutions à susciter. Pendant ce Mini-Sommet, l'Afrique centrale a été représentée par le Camerounais, Paul Biya, qui a demandé des moyens pour les forêts du Bassin du Congo et pour lutter contre l'assèchement du Lac Tchad. Où était donc passé le dictateur ?

Parallèlement, la diaspora avait pris d'assaut le standard de la Royal Monceau : pas moins de 400 coups de fil à la réception où les employés ne cachaient plus leur irritation, rien que dans la journée du lundi, 30 novembre. Très vite, Sassou et sa délégation sont devenus persona non grata dans cet hôtel où il ne sera plus accepté de si tôt, au regard des désagréments que son séjour a provoqué au reste de la clientèle.

Bref, trop c'était trop. Après avoir compris qu'il constituait un PROBLEME, il a regagné plus tôt que prévu la ville de Brazzaville, mercredi, 2 novembre, matin, après un vol de nuit particulièrement harassant. Ce jeudi, le dictateur est annoncé à Johannesburg où il va prendre part au Sommet Chine-Afrique.

Commentaires

SASSOUFIT,DEGAGE (non vérifié)
L'homme qui se croyait le plus important du monde commence à raser les murs.Ce n'est que le debut de la fin de son règne.Le rusé a été démasqué,et l'isolement est proche
merci diaspora (non vérifié)
c très bien pour lui!
Un exilé en colère (non vérifié)
Que les combattants de Johannesburg se mettent débout pour prouver a ce dictateur incompétent, voleurs et assassins que nous ne devrions plus de lui avec son niveau de troisième.
Mdrrr (non vérifié)
Mais ki c celui là ki prend autant de temps pour écrire ce tas de conneries ? Il n'y a absolument RIEN de vrai et de sérieux dans ce chiffon. Si Sassou est parti de Paris la nuit c'était pour gagner la journée du 2 décembre à Brazza. Puis s'envoler le matin du 3 pour Johannesburg. Et pour info, les "Combattants" ne sont que des pauvres MINABLES. Ils font mm pitié...en prenent pour on ne sait kel force politique. Ce sont des désœuvrés de Paris, perdus, sans avenir et totalement aigris...
tsek (non vérifié)
On sent que toi ton ventre est plein a kan l'Afrique avec des gens comme vous .parce que une minorité se gave tue en toute impunité, pour vous tout va bien des délinquants comme sassou trouvent des défenseurs vous faite pitié. Vos plats puent, ventre pleins de charogne vous buvez le sang de vos compatriotes mais la fin c'est pour bientôt
Visiteur (non vérifié)
Mdrrr souffre du syndrome de Stockholm.
ndonga (non vérifié)
mdrrr c plutôt toi qui est minable avec ton président,minable,dictateur,sanguinaire et criminel .il a assassiné ngouambi,et comploté contre opango et lisouba ses mains sont salit par le sang humain, ,il a fait exécuté 300 personne dans un centenaire,il a abattu près de 3000 personnes pendant la guerre en 97 sans compter des exécution extra judiciaire voici la vraie identité de sassourd ngue sot assassin assassin,fils de pute,un jour il payera de tout les males qu"il est en entrain de faire subir au peuple ah oui il payera de tout ca y compris toi et les autres,le jour arrivera soyez en sure bastad

Ajouter un commentaire

Les plus populaires