COTE D'IVOIRE : Alassane Ouattara est-il candidat pour un troisième mandat ?

L'article 55 de cet avant-projet de la Constitution diffusé, dimanche, 2 octobre, dispose que ''le candidat à l'élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine". Premier verrou qui saute : candidat ivoirien issu d'un père et d'une mère ivoiriens d'origine.

Contrairement à l'article 35 dit "confligène" de l'actuelle Constitution qui limitait l'âge à '' 75 ans au plus'', la Constitution version Alassane Ouattara ne propose plus de limite d'âge pour être candidat à la présidentielle. C'est le deuxième verrou de taille qui saute.

Le texte ne prévoit pas, également, un "état complet de bien-être physique et mental ". Autrement dit, le bilan de santé du futur président n'est plus un obstacle pour le candidat comme sa " moralité et sa probité". La porte est, grandement, ouverte aux candidats de troisième âge (voire même de quatrième âge) de pouvoir briguer la fonction. C'est un troisième verrou qui « libéralise », totalement, cette fonction qui n'est plus astreinte à aucune restriction.

Il en est de même du vice-président pour lequel le projet est muet sur son âge. Les indiscrétions avancent que ce poste serait taillé sur mesure pour l'actuel président du RHDP et président du PDCI, Aimé Henri Konan Bédié (sur notre photo en compagnie de son épouse et du couple Ouattara pendant l'inauguration du Pont Henri Konan Bédié d'Abidjan). Mais s'agit-il, seulement, de rumeur, le reste du texte, de par sa volonté d'ouverture, lui laissant toute possibilité d'être candidat à la prochaine élection présidentielle ?

Au regard de toutes ces dispositions en présence, il n'est pas exclu que le président, Alassane Ouattara, soit, à nouveau, candidat à sa succession, dans quatre ans. Même si sa santé, actuellement, fragile, devenait chancelante. Toutefois, le chef de l'Etat, aux côtés de son homologue, Ellen Johnson Sirleaf, il y a quelque temps, répondant aux chefs traditionnels ivoiriens qui leur demandaient à tous les deux de briguer de nouveaux mandats, avait été sans nuance, en répondant que la présidente du Liberia et lui ne souhaitaient en aucune façon rester en fonction, au terme de leur deuxième et dernier mandat.

Mercredi, 5 octobre, le chef de l'Etat défendra son projet de Constitution devant les députés, qui au nom de leur "dignité", devraient " le rejeter", selon l'opposition. Mais, au RHDP, on ne l'entend pas de cette oreille.

Commentaires

Paul (non vérifié)
Les constitutions des pays francophones ne sont qu'une foutaise.
Paul (non vérifié)
Les constitutions des pays francophones ne sont qu'une foutaise.

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