COTE D'IVOIRE : L'armée perd six hommes dans une violente attaque proche du Liberia

Une attaque perpétrée, tôt, mercredi, 2 novembre, dans la localité de Odolio (département de Tabou), dans le Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire (zone frontalière ivoiro-libérienne), par des inconnus armés a fait, au moins, 10 morts dont six soldats ivoiriens des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire).

Les assaillants auraient attaqué, par surprise, les militaires ivoiriens postés, dans cette zone frontalière. Les militaires ont riposté et une fusillade nourrie s'en est suivie.

Les habitants de la localité sont restés terrés, chez eux, pendant la fusillade, qui a duré longtemps. Des moments interminables pour les habitants de cette localité, dont certains croyaient leur dernière heure arriver.
Cette zone du pays était, souvent, le théâtre de plusieurs attaques armées, mais, depuis plusieurs mois, le pouvoir, grâce à une forte présence militaire, sur place, avait réussi à imposer la paix, dans tout le secteur.
Cette joie, qui commençait à durer, est interrompue par cette nouvelle attaque, très meurtrière pour l'armée, et dont la conséquence principale, est la psychose, qui gagna, à nouveau, la population locale.

"Notre position à Olodio, près de Grabo a subi une attaque vers 04H00 GMT qui s'est soldée par un bilan ci-après : ceux qui tenaient notre position ont perdu six hommes", a déclaré à la télévision nationale, Paul Koffi Koffi, le ministre de la Défense de Côte d'Ivoire (notre photo : le ministre Paul Koffi Koffi et le chef d'état major des armées le général Soumaïla Bakayoko).

"Quatre assaillants ont été tués dans les échanges de tirs qui ont duré une heure et fait quatre blessés et six prisonniers", a-t-il poursuivi, évoquant une "situation sous contrôle".

Il faut ajouter que plusieurs positions de l'armée ont été attaquées, hier, près de la frontière avec le Liberia par des hommes armés. Y a-t-il lieu de craindre une nouvelle déstabilisation, le Liberia n'étant pas réputé être un pays sûr et capable de sécuriser l'ensemble de son territoire ?

En janvier 2015, une attaque similaire perpétrée par une vingtaine d'individus "armés non identifiés", dans la même zone, contre les forces de sécurité ivoiriennes, avait fait deux morts chez les militaires.
Près d'un an, auparavant, Grabo avait, déjà, été frappé, en février 2014, par un assaut contre les FRCI qui avait fait, au moins, quatre morts, dont trois civils.
A l'époque, le gouvernement ivoirien avait imputé cet assaut à des "personnes non identifiées venues du Liberia", s'attirant les foudres de Monrovia, qui avait qualifié le problème de "purement ivoirien".

En juin 2012, une attaque menée au Sud de la ville de Taï (Sud-Ouest) par des assaillants venus du Liberia avait fait, au moins, 18 morts, dont sept Casques bleus.
L'Ouest de la Côte d'Ivoire, la région la plus instable du pays en raison de tensions foncières et ethniques, est en proie à des attaques meurtrières depuis plusieurs années.

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