COTE D'IVOIRE : Le président Ouattara va en guerre contre la presse de l'opposition

Six journalistes ivoiriens dont trois patrons de presse ont été interpellés et incarcérés, dimanche, 12 février, dans un camp de gendarmerie d'Abidjan pour "divulgations de fausses informations" sur la récente mutinerie de soldats, ont annoncé leur rédaction et le procureur.

Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement, directeurs des quotidiens ivoiriens, l'Inter et Soir Info (indépendants), du Temps (opposition) et de Notre Voie (opposition), qui répondaient à une convocation de la gendarmerie, ont été arrêtés et incarcérés dans un camp de gendarmerie.

Ces patrons sont détenus, en même temps, que leurs collaborateurs, Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l'Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le temps).
"Relativement aux récents mouvements d'humeurs des militaires (…), il nous est donné de constater que certains organes de presse divulguent de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte", déclare un communiqué du procureur de la République lu à la télévision nationale.

"Ces agissements tombent sur le coup de la loi qui réprime l'incitation des militaires à l'insoumission et à la rébellion, les atteintes à l'autorité de l'Etat et la publication d'informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l'Etat", poursuit le texte.

Il précise que l'audition des journalistes "interpellés va se poursuivre afin de situer les responsabilités".

Les soldats des Forces spéciales ivoiriennes qui s'étaient mutinés, mardi, dans leur base d'Adiaké, à 90 km, à l'Est d'Abidjan, pour réclamer des primes, avaient mis fin à leur mouvement jeudi.
Les Forces spéciales sont une unité d'élite de l'armée, directement, impliquées dans la sécurité proche du président ivoirien, Alassane Ouattara.

Début janvier, la Côte d'Ivoire avait été secouée par une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En répondant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l'ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le Nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s'étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (Centre).

Depuis cette forte incertitude, la France, à la demande de la Côte d'Ivoire, a envoyé des militaires pour protéger ses ressortissants et leurs biens, mais aussi, sécuriser le régime en place.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
comme toujours la dictature naît en manageant le mauvais pouvoir et cela est le propre des gouverneurs africains francophones au service du colonisateur qui les a nommé et placés; ainsi, "je vous donne les indépendances politiques, mais l'économie sera dirigée par moi(= France) dixit les accords d'indépendance en 1960; voilà le noeud gordien ; Ouatara est enchaîné par lui-même; qui vivra verra !!
BONGUISSA (non vérifié)
la force d'un peuple , d'une nation se vérifie dans la liberté de l'information. En l'occurrence la CÔTE D4IVOIRE donnée en modèle ne se distingue pays des autres "pays tropicaux" .Pire encore , le pouvoir s'en prend à la presse et non aux mutins .
HANSALEVEY Adams (non vérifié)
A maintes reprises, l'histoire nous a montré que, lorsque des démagogues obtiennent la pouvoir parfois par la force extérieure, ou s'approchent du pouvoir, ça ne finit habituellement pas bien et cela prouve aujourd'hui en Cote d'Ivoire, et le parrain , la France, est toujours là pour soutenir OUATARA qui n'a pas respecter les contrats signés avec ses soldats rebelles; puis la dictature s'installe toujours par la mise en prison des journalistes surtout de l'opposition, mais le peuple est toujours vigilant, ainsi va la vie !!
HANSALEVEY Adams (non vérifié)
A maintes reprises, l'histoire nous a montré que, lorsque des démagogues obtiennent la pouvoir parfois par la force extérieure, ou s'approchent du pouvoir, ça ne finit habituellement pas bien et cela prouve aujourd'hui en Cote d'Ivoire, et le parrain , la France, est toujours là pour soutenir OUATARA qui n'a pas respecter les contrats signés avec ses soldats rebelles; puis la dictature s'installe toujours par la mise en prison des journalistes surtout de l'opposition, mais le peuple est toujours vigilant, ainsi va la vie !!

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