COTE D'IVOIRE : Limogeage d'Albert Mabri Toikeusse

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a procédé, vendredi, 25 novembre, à un mini-remaniement gouvernemental démettant deux ministres, dont celui des Affaires étrangères, issus de formations, qui ont quitté la coalition présidentielle, en raison d'un désaccord profond sur les législatives du mois prochain, selon un décret lu par le secrétaire général de la présidence de la République.

Abdallah Albert Toikeusse Mabri (sur notre photo avec Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié) est remplacé aux Affaires étrangères par Marcel Amon-Tanoh, ministre, directeur de cabinet du président de la République, qui suivait, déjà, le dossier de près.

Mamadou Sanogo, déjà, ministre de la Construction et de l’Urbanisme, "est chargé d’assurer l’intérim du Ministre de l’Habitat et du Logement Social", Konan Gnamien.

Albert Mabri Toikeusse est membre de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) qui a quitté la coalition présidentielle, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la semaine dernière. L'UDPCI n'était pas d'accord avec le nombre de circonscriptions que voulait lui attribuer le RHDP et va, donc, présenter 21 candidats aux législatives du 18 décembre.

Konan Gnamien est membre de l'Union pour la Côte d'Ivoire (UPCI) et a quitté le gouvernement, lui aussi, en raison de désaccords politiques.
Il est utile de boucler des alliances car le scrutin est à tour unique dans chaque circonscription, le candidat arrivant en tête remportant le siège.

Le RHDP, avec en son sein l'UDPCI, dispose d'une écrasante majorité à l'Assemblée nationale ((90% des 250 députés sont dans la mouvance présidentielle), l'opposition ayant boycotté les législatives de 2011 issues de la crise politico-militaire, qui a ébranlé le pays.

Réélu pour un deuxième quinquennat, fin 2015, le président Ouattara avait choisi de laisser courir jusqu'à leur fin les mandats des députés.

Une partie de l'opposition et, notamment, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président, Laurent Gbagbo, a annoncé qu'elle prendrait part au scrutin alors que les "frondeurs" du FPI, considérés comme de "purs et durs" soutiens de Laurent Gbagbo, vont boycotter les élections.

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