COUP D'ETAT EN GUINEE EQUATORIALE : Poursuite du bal des menteurs côté Séléka en Centrafrique

Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et qui lui voulait du mal. Au Tchad et en Centrafrique, notamment, les oppositions s'interrogent de savoir quel est le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la vigilance des autorités de Malabo. Militaire de profession, le président équato-guinéen n'est pas général d'armée pour rien, et surtout, ses 38 ans au pouvoir lui ont donné beaucoup d'expérience. A Bangui, on continue de démentir toute participation à ce putsch manqué : le président et le premier ministre l'ont, déjà, fait, sans trop convaincre Malabo. Ils se sont mis dans une situation intenable, et font l'objet de gros soupçons. Quant à l'ex-coalition Séléka, elle est, aussi, indexée par le doyen en personne. Elle nie, aussi, sans convaincre, malgré ses connexions connues au Tchad. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent, activement, aussi bien, en Guinée équatoriale qu'au SED, à Yaoundé.

Un groupe armé centrafricain, ancien fer de lance de l'ex-coalition Séléka, a démenti, vendredi, 26 janvier, toute participation à la tentative de "coup d'état" que Malabo a pu déjouer fin décembre.

"C'est de la folie", a assuré, par téléphone, Bachar Fadoul, un proche du chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le général, Noureddine Adam.

Le FPRC "condamne avec la dernière rigueur cet acte de déstabilisation", selon un communiqué reçu vendredi et affirme que "la Séléka n'a pas (eu) d'éléments" dans cette tentative.

La coalition rebelle pro-musulmane, Séléka, avait pris Bangui, en 2013, avec l'aide du président tchadien, Idriss Déby Itno, renversant le régime du président, François Bozizé, avant d'en être chassé en 2014 par la volonté du président français de l'époque, François Hollande.

Mi-janvier, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema (sur notre photo avec le président centrafricain Faustin Archange Touadéra) avait affirmé dans un entretien à la radio RFI et à la chaîne de télévision France 24 que "la Séléka, notamment", avait joué un rôle dans la tentative de putsch.

Le président équato-guinéen n'a pas l'habitude d'avancer des affirmations sans preuve.

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